Life on Mars - Episode 1.01 - Series premiere
Bienvenue en 73 / Episode 1
Saison 1, Episode 1 sur 8
Diffusion anglaise : BBC1 - 9 janvier 2006
Diffusion française : 13ème rue - 20 mars 2007

Résumé :
A la suite d'un accident, le détective Sam Taylor se retrouve en 1973. Rêve ? Réalité ? Le voilà à devoir enquêter sur un crime étrangement simmilaire à son enquête de 2006 au cours de laquelle sa petite amie a disparu.
Mon avis :
Voilà une série comme seuls les britanniques savent en faire. Mélanger Starsky et Hutch avec Retour vers le futur. De plus le pitch, j'accroche à mort quand on fait dérailler le héros qu ise demande si il rêve ou non (un épisode de Buffy fonctionne pareil et on se demande si Buffy rêve d'être à l'hôpital psychiatrique ou si elle rêve d'être la tueuse). Perso, j'aime ces pitchs où on oscille entre réalité et fantasme sans avoir de réponse claire et nette.
Ce premier épisode pose bien ces bases là. Il est impossible de pencher pour l'une ou l'autre des situations. Il ne peut pas avoir imaginer tous les détails de l'affaire pour en rêver alors qu'il n'est censé n'avoir que 4 ans en 73. Mais régulièrement, des éléments nous arrivent pour nous faire penser le contraire comme l'intervention télévisée.
J'apprécie également le fait que Sam ne se questionne pas seulement 2 minutes et "bon, ok, je suis en 73, pas de problème". John Simms rend à la perfection la sorte de folie de Sam Taylor et l'impression qu'il évolue dans un rêve. Je m'imagine parfaitement réagir comme lui si je me retrouvais dans ce qui semble être le passé (sauf que je penserais à inventer Microsoft avant Bill Gates et ainsi me faire des couilles en or à sa place). Cette impression est renforcé par les flics de l'époque qui nous semble tout droit sorti d'un mauvais buddy movie des années 70. Et pourtant, c'était comme ça à l'époque en Angleterre, ce qui leur a posé beaucoup de problème. On peut saluer la performance de Philip Glenister impécable en chef Hunt : vulgaire, grossier, machiste, violent, abusant de son pouvoir, il rend le personnage totalement crédible. Liz White est touchante en gentille policière mais arrive difficilement dans ce pilote à rendre Annie Cartwright intelligente comme elle se dit être. Elle est là pour faire jolie et soigner les vrais policiers, les mâles du commissariat et ça, elle le rend bien. Etre une fine psychologue, là, on y croit moins, même lorsqu'elle fait redescendre efficacement Sam qui était prêt à se suicider pour espérer se réveiller en 2006.
L'univers de 1973 est parfaitement retranscris et nous semble vraiment un rêve et pourtant, lex vieux anglais se souviennent de cette époque et de l'exactitude de la reproduction de 1973 (à l'exception de Annie appelé WPC Cartwright en vo alors que le titre WPC (Woman Police Constable) n'est apparu qu'en 1975 lorsque la police a voulu commencer à changer son image, image fidèlement reproduite par cette série. Elle aurait du être appelé PW Cartwroght (Police Woman). Heureusement, la vf réalisée en Belgique gomme tout cela puisque ces titres n'existent pas en France.).
Le plus incroyable reste l'énorme différence faite par 33 années. On peine à imaginer l'évolution qu'il y a eu, et cette série nous l'envoit en pleine poire. L'ordinateur, l'ADN, les avocats, le style vestimentaire et la déco pas pourrie, tout ça n'existait pas à l'époque (enfin les avocats si, mais pas le fait de ne plus pouvoir interroger dès qu'il demande un avocat). Cette impression est encore plus forte depuis qu'on est abreuvé des 3 CSI et leur abus de haute technologie (cf l'écran virtuel des experts Miami en saison 6). Le seul point commun entre les deux époques : "Life on Mars" de David Bowie joué sur un i-pod devenu lecteur de cassette.
Et pourtant, Sam réussit à résoudre l'affaire en 1973, affaire insoluble en 2006. Un beau pied de nez à la technologie. Parfois, rien ne vaut les méthodes à l'ancienne.
Bref, un premier épisode d'excellente facture. Un scénario original et maitrisé servi par des acteurs formidables, le tout dans une ambiance réelle mais irréaliste en même temps. Encore un petit bijou anglais à voir absolument !
Bonus :
Evidamment, le clip d'origine de "Life on Mars" par David Bowie et son look très particulier :
> A suivre : Un second Life on Mars