Situations étranges et facilités dans les séries - 2ème partie
Allez hop, je continue mon tour d'horizon non exhaustif des situations clichées dans les séries en m'intéressant à deux cas aujourd'hui : le héros et la série de SF
Comment diférencier un héros d'un méchant ?
A-suivre.org le résume bien
- Le héros gagne toujours à la fin. Le méchant ne gagne jamais. Si le méchant gagne, on est dans une réalité alternative.
- Dans une fiction américaine, le héros est toujours américain. Le méchant est russe si ça date des années 60 ou 80, asiatique si c'est les années 70, d'Europe centrale si c'est dans les années 90, arabe depuis 2001. Si il est américain, il a été perverti par une des idéologies des régions précédament citées.
- Le héros ne porte jamais la barbe. Le méchant aime les poils. Si le héros porte la barbe, c'est parce qu'il est tout perturbé, généralement par la mort d'un de ses proches (Jack Bauer, Gibbs). Et il y a Chuck Norris. Héros d'un coté mais ennemi de la bonne fiction.
- Le héros sait tout faire : de conduire un avion de chasse expérimental à désarmorcer une bombe. Le méchant a quelqu'un pour tout, y compris lui allumer la lumière quand il arrive dans une pièce.
- Si le héros est entouré de sous fifres, ce sont des as dans leur domaine. Le méchant s'entoure toujours de gros nuls.
- Le héros et le méchant ont souvent un enfant. L'enfant ou la femme du héros trouve le moyen de se foutre dans la merde parce que sauver le monde serait trop facile sans cela. Le méchant voit son enfant ou sa femme se retourner contre lui pour aider le héros. Si le héros n'a pas d'ado chieuse à la Kim Bauer, il rencontrera en cours de route une femme trop sexy à sauver. Bien souvent, la fille ou la femme du méchant.
- La femme du héros est une potiche d'âge moyen. La femme du méchant est une bombe sexuelle.
- Le héros et le méchant ne sont jamais des femmes. Si par miracle le héros est une femme, elle ne peut pas réussir tout seul (Buffy par exemple)
- Le héros et son équipe s'entendent toujours bien. Le méchant et ses acolytes passent leur temps à se trahir.
- Le méchant qui revient sait qu'il a face à lui un héros trop fort. Et bien, au lieu d'attaquer un autre pays, il retourne s'acharner contre le héros (syndrome Bioman : les héros colorés sont au Japon et le méchant insiste monstre après monstre.)
- Les sous fifres méchants attendent chacun leur tour pour se faire botter le cul. Jamais ils n'attaquent en masse le héros seul.
- Le héros n'est jamais à court de balles. Si cela arrive, il y a toujours une arme chargée qui traine ou il sort un énième chargeur de ses poches sans fond et ce, même après avoir été fait prisonnier et donc qu'il se retrouve dans d'autres habits que ceux de sa mission. Le méchant tombe toujours à court de balles au mauvais moment.
- Le méchant est sympa : plutôt que de tuer le héros et gagner, il va l'enfermer ou le ligoter et le laisser seul ou presque jusqu'à ce qu'il s'échappe. Et en plus, si il le ligote, il le laissera toujours à proximité d'un truc qui pourra lui permettre de déchirer ses liens.
- Le vaisseau est toujours un vaisseau qui a un super look/design hyper travaillé. Mais les navettes pour aller sur les planètes ressemblent toutes à des boites à chaussures.
- Ils ont beau avoir le top de la technologie à bord, il y a toujours 2 ou 3 épisodes par saison avec une couille technique. De même, il y a toujours un épisode au moins dans une dimension miroir avec les héros méchants, un voyage dans le passé, un dans le futur, une sortie de vortex/hyper espace pas au bon endroit. Et ça, par saison ou presque.
- Les équipages comportent des centaines de personnes. Mais on ne voit que les 5 ou 6 héros + 4 ou 5 figurants récurrents.
- Un des héros dit "hey toi !" et le bon figurant se retourne tandis que les autres ne bronchent pas.
- Toutes les consoles de vaisseau spatial ressemblent à des guirlandes de Noel clignotant dans tous les sens sans raison.
- Lorsque le vaisseau passe en mode alerte, la lumière baisse. Histoire que le héros puisse se ramasser en ne voyant pas bien alors qu'il y a super urgence.
- Le vaisseau ne tombe jamais en panne sauf pile poil au milieu d'une bataille ou quand il faut se barrer en extrême urgence. Et généralement, il suffit d'inverser deux fils au hasard pour que tout refonctionne. Variante Stargate : Inverser deux crystaux au hasard.
- Le centre de commande du vaisseau et la chambre du capitaine sont toujours à l'avant du vaisseau en plein milieu protégés par une simple vitre.
- Les intérieurs des vaisseaux ennemis sont toujours sombres.
- Peu importe les dégats subis, le vaisseau humain est nickel l'épisode suivant. Le vaisseau ennemi conserve toujours les traces des dégats.
- Les ordinateurs terrestres sont compatibles avec toutes les technologies de l'univers, et ça, sans programme spécial ou bidouillage à faire.
- A bord d'un vaisseau, quand il faut composer un équipage pour aller sur une planète hostile ou un vaisseau fantôme, on prend le commandant, le chef ingénieur, le chef de la sécurité, le chef médecin. Soit les personnes les plus importantes. Il y a toujours un représentant alien parmi eux. Et ces personnes s'en sortent toujours. Par contre, quand ils envoyent quelqu'un d'autre jamais vu encore, c'est sur et certain qu'il va mourir. Si on envoit une équipe d'anonymes avec l'équipe du chef, les anonymes meurent un par un jusqu'au dernier et à ce moment-là, l'équipe du chef percute que c'est dangereux.
- Les extraterrestres gentils sont toujours beaux qu'ils soient humaoïdes ou pas. Les aliens méchants sont toujours moches. Et si ils sont humanoïdes, ils ont généralement une démarche bizarre.
- Tout le monde parle anglais (ou français suivant la version). Certains séries l'expliquent de façon plus ou moins crédibles comme un machin injecté (Farscape) ou le traducteur universel (Star Trek). Mais peu importe le cas, lorsqu'ils arrivent dans un grand marché multiraces, toutes les conversation de fond se font en langue alien et pas en anglais.
- Peu importe la civilisation, la race et l'organisation politique des planètes rencontrées, la femelle est toujours inférieure au mâle.
- Toutes les espèces aliens ont une seule nation, une seule religion, un seul gouvernement. Parfois, ils ont une faction dissidente.
- Peu importe le niveau technologique et guerrier de la race alien, c'est l'humain qui l'emporte.
- Seuls les occidentaux vont dans l'espace. Seule la démocratie à l'américaine vaut le coup. D'ailleurs les espèces aliens s'empressent d'adopter un mode de vie à l'américaine après leur passage.
- Les héros humains peuvent anéantir un soleil ou une galaxie, l'univers n'est pas perturbé. Un alien change à peine la trajectoire d'une météorite et la structure même de l'univers est en danger.
- Les planètes "gentilles" ont toujours des mégalopoles étendues en hauteur et baignées dans le soleil. Plus on monte, plus la population est riche. Au niveau du sol, ils sont tous dépendants à une drogue quelconque. Sauf pile poil le premier personnage que rencontre le héros (généralement le capitaine séparé de son équipage). Et si tout semble idylique, c'est que cela cache quelque chose de pas net. A l'inverse, les planètes méchantes sont toujours sous la pluie et étendues horizontalement.
- La planète alien a toujours plusieurs soleils et/ou lunes. Histoire de rappeler au voyageur spatial qu'il n'est pas sur Terre au cas où il ne l'ait pas remarqué.
- Le capitaine fait toujours craquer une superbe alien par planète. La seule membre de l'équipage féminine dans l'équipe de la série est alors jalouse mais ne dit rien. Si un autre de l'équipage craque pour un alien et que ce membre d'équipage est un homme, il finit enceinte.
- Bien sûr, quasiment aucun de ces clichés ne s'appliquent à Battlestar Galactica. Tous s'appliquent plusieurs par saison aux séries Star Trek et Stargate.
A suivre !

