Life on Mars - Episode 2.02
La chasse aux ripoux / Episode 2
Saison 2, Episode 2 sur 8
Diffusion anglaise : BBC - 20 février 2007
Diffusions françaises : 13eme rue, puis NRJ 12 - 30 septembre 2008

Résumé :
Sam découvre qu'il y a un ripou au commissariat.
Mon avis :
Chris Chibnall est à l'écriture. Le scénariste qui me donne envie d'arrêter Torchwood tant il ne sait pas écrire pour cette série. Mais là, par contre, sur Life on Mars, il s'en sort bien. Ces épisodes sont plutôt bons même si il reste la constante de son aveu d'être encore puceau. C'est pas possible autrement de caser systématiquement, dans tous ses scénarii, du cul trash. Ici, le mec aux doigts de fées, coincé pour avoir forniquer une chèvre. Bon, heureusement, c'est excellent ici, à mourir de rire même.
A part ça, on a deux histoires parallèles même sur le même sujet : les mentors. Gene est en admiration devant son mentor et Sam se retrouve avec son futur mentor. Il va donc s'auto apprendre ses bons conseils. Est on dans un cycle sans fin ou pas ? Alala, les paradoxes temporels et moi, c'est pas ça. C'est assez marrant de voir que le futur mentor de Sam est loin de l'image qu'il s'en fait et que le mentor de Gene est loin de l'image qu'il s'en fait. Les deux sont déçus mais en opposition. Sam est déçu parce qu'il n'est pas encore comme il le pense et Gene parce qu'il n'est pas celui qu'il s'imagine être. C'est d'ailleurs très sympa de voir Gene sous un autre jour. Philip Glenister interprète tout en subtilité le flic respectueux de son ainé, presque comme un petit garçon en admiration devant son père si beau, si fort, si parfait, avant de découvrir qu'il trompe sa mère et qu'il est alcoolique et que c'est un bel enfoiré. Mais que faire ? Peut on tourner complétement le dos ou non à cet être qu'on a admiré ? C'est tout le dileme qui se pose à Gene en fin d'épisode quand il tient en joug son mentor.
De son coté, Sam n'est pas particulièrement en plein dilemme. Son mentor n'est pas encore quelqu'un de bien alors il va en faire quelqu'un de bien. C'est d'ailleurs un peu déplacé je trouve qu'il insiste si lourdement sur le fait qu'un noir peut réussir et qu'un noir n'a pas à se dénigrer pour faire rire les autres. Ca sort comme ça alors qu'on ne peut pas dire que Annie soit traité en égal par l'équipe. Mais bon, peut-être que Sam n'est pas si parfait et qu'il trouve que Annie doit être une boniche nunuche ...
A part ça, l'enquête est plutôt bien menée. J'ai bien aimé comment l'épisode traine intelligament sur la question de savoir si les doigts de fées ment ou pas en accusant le chef. J'ai aimé parce qu'il est impossible de prendre parti d'un coté ou de l'autre. les deux possibilités sont crédibles et envisageables. Ca montre une bonne maitrise de l'écriture (j'espère que je pourrais dire ça pour les trois derniers épisodes de la saison 2 de Torchwood que ce même scénariste aura en charge. Mais je ne crois pas trop aux miracles, même dans une série de SF)
Bref, la saison enchaine sur un second épisode encore une fois réussi. L'impression de longueur se dégageant de certains épisodes de la saison 1 n'est plus là. Les scénaristes semblent mieux maitrisés les 52 minutes de chaque épisode. Espérons que cela continue.