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Analyses en séries
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8 juillet 2008

Esprits criminels - Episode 3.11

Atavisme / Birthright
Saison 3, Episode 11 sur 20
Diffusion us : CBS - 12 décembre 2007
Diffusion belge : RTL TVI - 2 juillet 2008
Diffusion française : TF1 - Bientôt
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Résumé :
Le DSC traque un tueur de jeunes femmes qui émule un tueur ayant sévi 27 ans auparavant.

Mon avis :
Tout est de la faute de la mère. Voilà la morale de cet épisode. Et c'est tellement vrai. Je ne découperais pas en rondelle des chiens errants aujourd'hui si ma mère ne m'avait pas privé de bonbons pendant une semaine quand j'avais 5 ans ! Et je ne vous raconte pas ce que fait Tao tout nu la nuit tombée dans son pays parce que sa mère ne l'a pas bordé un soir lorsqu'il avait 3 ans et demi ...
Oui bon, certes, vous allez me dire que le tueur ne fait que copier son père. Oui. Mais pourquoi ? Parce que sa mère n'a rien fait pour l'arrêter et l'a privé ensuite de père ! Non mais c'est vrai, quelles ingrates les mères quand même.

Pour redevenir plus sérieux 32 secondes (ou 47 suivant votre rapidité de lecture), c'est bien mené cette histoire avec le tueur qui refait surface 27 ans après et c'est simplement le fils qui reprend l'affaire familliale. Serial killer de père en fils depuis 1979. Mais le plus intéressant est avec les trois femmes : la première violée qui s'est échappé, la femme du premier tueur et la femme de son fils. Toutes ont un point commun : elles savaient et n'ont rien dit.  Cela montre bien à quel point on victimise encore plus les victimes de ce genre de malades. Trop de femmes ne disent rien après un viol parce qu'elles ont peur d'être rejetée par la société qui  les rend honteuses alors qu'elles n'y sont pour rien. C'est exactement ce qui s'est passé avec la victime qui s'est enfuie. Elle a eu un enfant de ce violeur mais n'a rien dit à personne, ni même à son fils pour le protéger.  Etait ce la bonne chose à faire ? L'épisode ne répond pas à cela.

Tout comme il ne répond pas à la question de savoir si la violence est prédéterminée génétiquement. L'épisode semble pencher vers cette thèse à la lumière de quelques répliques par ci, par là mais rien ne le dit clairement. C'est d'ailleurs un avis général des spécialistes qui se divisent sur ce sujet. L'épisode montre en tout cas deux facettes : un des enfants du tueur tue et l'autre non malgré sa bonne tête de psychopate. Pour moi, et pour la série en général, c'est plus une accumulation de facteurs qui pris indépendament, ne font pas basculer une personne, mais réunis oui. La prédisposition génétique, si elle existe, rentre dans cette catégorie.

Le plus affreux est pour les femmes dans cet épisode. Elles sont victimes et elles éliminent le problème si je puis dire. Pourtant, elles ne sont pas soulagées pour autant. Et elles montrent bien un aspect bien trop réel : on préfère fermer les yeux pour ne pas être confronté à la réalité. Combien de victimes ont vu des gens passer dans la rue d'à-coté mais n'ont rien fait ou dit, préférant baisser la tête et continuer leur vie ? On est dans le même cas avec ces deux femmes qui savaient ce que leur mari faisait dans la grange mais faisaient comme si tout était normal.

C'est la thématique de l'épisode : la dénonciation du silence. Un dernier exemple vient renforcer cela avec les victimes actuelles et la jeune qui demande à son amie de ne rien dire sur ce qu'il leur a fait une fois qu'elles seront libérées. Un thème plutôt bien exploité dans cet épisode très sombre et sans la moindre touche d'espoir que cela soit du coté de l'intrigue centrale ou bien des enquêteurs puisque Hotchner se voit remettre l'assignation pour son divorce devant tout le monde alors qu'il avait caché cela à l'équipe, JJ voit encore plus d'actes affreux que l'équipe en sélectionnant les cas mais ne dit rien et Rossi qui avoue à un inconnu la signification des médailles qu'il porte : c'est pour ne pas oublier les enfants dont il n'a pu sauver les parents.

Bref, un épisode sombre mais plutôt réussi du point de vue thématique alors que la réalisation et l'écriture manque un poil de punch.

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Commentaires
A
j'ai beaucoup aimé cet épisode pour ces 2 themes principaux : la loi du silence et "tuer est-ce génétique?"<br /> on a pas vraiment de réponses officielles mais plutot des opinions <br /> l'épisode prend parti pour la génétique mais il ne sagit qu'un cas parmis d'autres qui pourraient prouver le contraire<br /> un épisode qui bien contruit, qui prend parti mais nous oblige aussi à nous interroger sur ces 2 themes
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