Dead like me - Episode 2.11
Monsieur X / Ashes to ashes
Saison 2, Episode 11 sur 15
Diffusion us : Showtime - 3 octobre 2004
Diffusion française : Jimmy - 11 février 2005, France 4 - 17 juin 2008


Résumé :
George s'occupe de Arthur Sims tandis que Ray s'occupe de Daisy.
Mon avis :
Et Ruben s'occupe d'un taggeur. Sauf que Ruben ne veut pas monter pour le reaper. Ca tombe bien, c'est un autre à reaper qui est en bas. Ouf. Voilà ... Magnifique. Roxy doit être jalouse de ne pas avoir eu cette intrigue.
De son coté, Reggie devient Spider, la copine de Raven. La petite Reggie apprécie le coté non conformiste des gothiques et s'y met. Cela consiste à rejouer une scène du film Dangereuse alliance (The craft, avec Neve Campbell, Fairuza Balk, Robin Tunney, Rachel True et Skeet Ulrich entre autres) et se maquiller au charbon. Reggie fait la rebelle mais Joy et CLancy sont heureux parce qu'elle a des amies ! Et Joy va même jusqu'à entrer dans le jeu qu'elle stoppe lorsque Reggie décrit sa mort souhaitée, mort qui correspond à celle de sa soeur. L'intrigue en elle-même est plutôt sympa avec l'opposition mère/fille, le traumatisme de Reggie et sa rébellion adolescente. Sauf que c'est en totale décalage avec ce qui était montré dans les épisodes précédents, et surtout le précédent où Joy et Reggie avaient trouvé un terrain d'entente et où Reggie semblait enfin heureuse (lors du pique nique avec Angelo). Dommage. Cela vaut pour l'ensemble de la saison avec une irrégularité dans l'évolution de Reggie et de sa mère qui font parfois des bonds en arrière sans raison. Enfin, on peut se douter que le scénariste de l'épisode n'a pas eu vent de l'évolution de l'épisode précédent mais quand même ... Ca fait tache. Pistache. Bon ok je sors. Quoique non. Personne ne lit mes reviews donc personne ne peut me reprocher des jeux de mots foireux. Oh rage, oh désespoir, dois je moi aussi être morte comme elle pour que mon talent soit enfin reconnu ? N'empèche qu'elle en a du bol la George. Elle sait enfin que son talent est reconnue. Elle voit de ses yeux morts de personne morte.
Bon, après ses tergiversations gothico-gothique, passons à George. Elle fauche un SDF et prend pitié de lui. La mort dans l'anonymat est terrible. Sauf qu'en déclarant qui il est, George doit payer 400 dollars pour l'enterrement. Et pour 400 dollars, c'est crémation et direct dans un sac plastique genre de celui où on met le roti de dimanche pour le congeler ou le petit sandwich au thon (beurk) pour le déjeuner de midi. L'intrigue est sympathique, sans grand plus, mais attire notre attention sur les petits arnaqueurs qui se ont passer pour de la famille histoire de, au cas où. Mais aussi sur la mort solitaire. Cruelle fin pour n'importe qui que de mourir dans l'indiférence générale. Quelqu'un se rendrait il compte que j'ai disparu ? Quelqu'un pleurera t'"il sur ma tombe ? Toutes ces questions, on se les pose tous un jour ou l'autre et ce n'estp as la première fois que la série aborde ce point même si elle ne l'avait jamais aussi directement (par exemple, le plongeur nudiste de Mason qui voulait assister à sa cérémonie d'enterrement pour savoir ce qu'on allait dire sur lui). Le ton de l'intrigue est juste et classe. L'incroyable Mason dans ses ratés de reconnaissance de tonton Arthur compense la facilité scénaristique de Dolores filant comme ça 400 dollars d'une caisse prévue à cet effet.
Enfin, Daisy. La grande Daisy Adair. Elle trouve enfin un rôle pour elle : celle d'une provocatrice qui doit draguer un mari supposé infidèle devant des caméras planquées. Cela rappelle un peu le show Cheaters enquêtes interdites que les téléspectateurs de TF6 connaissent bien. Ray produit ce show et pousse Daisy à être plus que convaincante pour le forcer à accepter avant de montrer sa jalousie possessive après un baiser langoureux entre Daisy et le mari. On peut aussi parler dix lignes de l'extraordinaire face à face avec la femme trompée qui a assisté au tournage mais cela serait trop. On pourrait croire que je suis amoureux de Daisy.
L'intrigue est splendide car très Daisy. On sent que ce n'estp as un rôle pour elle. Cela rejoint l'excellente scène avec la maitresse à l'hôtel. Daisy fascine et Laura Harris rend une copie magistrale tout comme Eric McCormack extraordinaire dans le rôle du méchant, très méchant Ray. Manipulateur, menteur, imbu de lui-même, violent, jaloux, possessif et j'en passe ... Et dire qu'il y en a des centaines comme lui par pays ...
Mais Daisy n'est pas la seule dans cette intrigue. Mason est incroyable également. Spectateur impuissant du choix de sa bien-aimée, on le sent meurtri par les actions de son rival mais ne tente rien pour ne pas briser l'illusion du bonheur de sa douce (qu'est ce je parle bien soudainement !!!). L'ensemble est grand, très grand, et ne fait qu'annoncer du magistral à venir.
Bref, un épisode encore une fois à deux vitesse : tout au mieux passable d'un coté (Reggie, Ruben) et magistral de l'autre.