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Analyses en séries
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5 juin 2008

Battlestar Galactica - Episode 1.05

Crash sur la lune / You can't go home again
Saison 1, Episode 5 sur 13
Diffusion us : Sci Fi us - 4 février 2005
Diffusion française : Sci Fi France - 18 décembre 2005, NRJ 12 - 29 mai 2008
077 086 147

Résumé :
La Galactica organise une mission de recherche de Starbuck écrasée sur une lune.

Mon avis :
Au delà de mon désespoir de voir Kara sauvée ("Chef, on aperdu Kara", "On s'en fout, préparez le bond PRL". Ce qui aurait fait gagné 41 minutes à cet épisode de 42 minutes), ben je suis finalement content de la voir revenir. Oui ma phrase ne veut rien dire et je m'en fous. Na !
Et pourtant, elle revient sans grande logique. C'est bien pratique l'air dans le vaisseau cylon. On se demande comment une veste en boule peut isoler le vaisseau, surtout sous la pression du vide de l'espace et on se demande comment elle fait pour maitriser aussi vite l'engin, encore plus avec une jambe blessée. Mais on s'en tape au final et on est wouééé quand Lee n'abat pas Starbuck (elle s'est super fait chier à monter dedans et elle est redescendue coller son nom au scotch jaune sur les ailes. Encore super logique). Mais l'ensemble de la scène arrive malgré tous ces défauts à nous soulager de la voir revenir en vie sur le Galactica.

Et là, il faut dire merci aux Adama père et fils (Entreprise familliale depuis 1958). Edward James Olmos livre une prestation admirable dans son rôle toujours contenue d'ordinaire mais qui là, laisse échapper ses sentiments. Il agit totalement irrationnellement pour celle qu'il considère comme sa fille et son dernier lien avec son fils disparu. Il va au delà de toute raison, sacrifiant la flotte pour sauver Kara. Il use de l'essence au delà des limites, le temps, il s'en bat les coucougnettes, l'avis de Roslin encore plus, sauf quand il est face à elle (après tout, on ne tape pas une fille pour lui faire rentrer du plomb dans la cervelle). Et le fiston Adama, le bel Apollo, n'est pas mieux que Bill. La petite scène avec le chef Tyrol montre bien cela. Il a beau être le capitaine, si le chef l'envoit chier, il décolle pas le capitaine. Pourtant, il engueule le chef qui fait un boulot remarquable et impécable pour remettre en état de vol les Viper usés par l'atmosphère de la lune.
L'épisode pose clairement la confrontation de la raison contre la passion. Jusqu'à quel point on peut envoyer balader la raison pour sa passion ? Au delà même du phénomène sentimental de la perte d'un être cher et d'un équipier (première règle militaire : on n'abandonne personne), cela peut s'appliquer à de nombreux domaines : Jusqu'à où peut on jouer encore de l'argent dans un casino par exemple. La logique veut que quand on n'a plus un euro, on arrête, la passion veut que l'on continue dans l'espoir non garantie de l'emporter. Là, c'est pareil. Il y a eu une mission de sauvetage qui a échoué, toutes les conditions disent qu'il faut arrêter (dépenses des réserves, taille de la lune, conditions climatiques, épuisement des réserves d'air de Starbuck, menace d'une arrivée massive de cylons, ...) mais Adama continue à miser dans l'espoir non garanti de tomber sur Kara avant le point de non retour.

Pendant ce temps, Helo prépare le petit dej' à Boomer qui disparait après une bagarre contre une sentinelle cylon. Aucun intérêt par rapport à l'histoire mais cela nous permet de ne pas les oublier ces deux-là.

Bref, un épisode encore une fois magistral sur le plan de la reflexion amenée. Le scénario est en béton armé et l'interprétation magistrale (sans oublier les seins en valeur de Tricia Helfer). Excellent.

> A suivre : Un autre Battlestar Galactica.

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Commentaires
S
En effet, la série aurait gagné en profondeur et en réalisme s'ils avaient décidé de se casser sans la fille qui fait trop de muscu.<br /> <br /> Le coup de l'olympic carrier au début, c'était trop facile: sacrifier 10000 personnes qui ne sont pas vraiment des personnage, ça ne vaut pas sacrifier un vrai personnage de la série. Oser le faire les aurait fait passer dans la catégorie au dessus.<br /> <br /> Et tout à fait d'accord sur la complète incohérence physique du sauvetage. Le plus drôle encore c'est quand ils vont faire des repérages pour la trouver à vue sur la planète... Ben ouais, facile, oeil de lynx, et moi tous les soir je vois d'ici un type qui me fait coucou avec un mouchoir à carreaux juste sur le coin de la plaque de Tarsis sur Mars.<br /> <br /> Après avoir vu cet épisode je me suis dit que vraiment, je leur laisse une dernière chance pour l'épisode d'après, sinon hasta la vista.
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