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Analyses en séries
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23 mai 2008

Dead Like Me - Episode 1.12

Oiseaux de nuit / Nighthawks
Saison 1, Episode 12 sur 14
Diffusion us : Showtime - 12 septembre 2003
Diffusion française : Jimmy - 19 mars 2004, puis France 4 - 29 avril 2008 
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Résumé :

Les faucheurs doivent faire leur auto évaluation.

Mon avis :

Foutage de gueule !!! Ils osent nous sortir un épisode clip show dans une saison de 14 épisodes !!! Pour ceux qui ne le savent pas, un épisode clip show est un épisode dont une partie plus ou moins grande de l'épisode consiste en des images de ce qui s'est passé précédemment dans la saison ou la série. Le but est double : gagner du temps sur un tournage qui a pris du retard et/ou faire des économies de budget. Stargate SG1 le pratiquait systématiquement lors de ses 5 premières saisons (tiens, justement diffusées sur Showtime ...). On greffe autour une rapide histoire pour justifier qu'on se remémore les bons moments.

Ici, les faucheurs doivent s'auto évaluer. Du coup, on les voit bloquer à une question qui porte généralement sur leur personnalité et zou, c'est parti pour 3 à 4 minutes de rediff. Malgré tout, l'épisode réussit le tour de force de nous amenait à une petite réflexion, la question finale, "que faites vous ici ?". Une question terrible et surtout, une question que n'importe qui se pose à un moment ou un autre de sa vie.

De son coté, George et Ruben ne sont pas en autoévaluation. On reprend l'idée vaguement carressée précédemment, celle du poids de ce boulot et c'est George qui en fait les frais en n'arrivant plus à dormir. Là encore, c'est plutôt bien traité, tout en sobriété, comme si c'était normal et attendu. On sent dans la non action des autres qu'ils sont dans le même cas et n'ont aucune solution à lui apporter. C'est comme ça, il faut faire avec.
Ruben lui surveille comme à l'école les 3 autres tout en admirant un livre de grands tableaux de peinture. Il a envie de s'y mettre à la peinture. Une peinture est particulièrement troublante montrant un sosie de Daisy perdue dans ses pensées tristes, seule devant un cinéma, une peinture qu'observe avec intérêt Daisy par la suite. On laisse très peu de doutes sur le fait qu'elle est cette personne seule, devant son rêve mais n'en faisant pas partie. Daisy prend au fil des petites scènes comme celle-ci une ampleur insoupçonnée. Elle est loin la garce insupportable qui répète ses dialogues forçant George à aller "s'activer avec Dolores".

Enfin, parce qu'ils ne voulaient pas abuser du remplissage par les séquences résumés, ils nous pondent une vague histoire de mort à l'ancienne adresse de George mais RUben ne veut pas lui dire si oui ou non c'est un membre de sa famille. C'est e nfait le livreur de lait écrasé par sa propre camionnette. L'intrigue prend un tournant légèrement intéressant avec la discussion entre George et Ruben sur le pas de la porte des Lass quand il lui explique qu'il faut rester spectateur à bonne distance pour ne pas voir que les détails, mais pas de trop loin pour ne pas rater tous les morceaux du tableau. Est ce sa solution, son moyen de supporter ce travail ? Là encore, on creuse un peu plus ce coté solitaire et détaché de Ruben, un coté qu'il n'arrive pas complétement à refouler. Faire de la peinture et se lier aux autres faucheurs, cela reste de la participation. Peu importe ce qu'il fera, il sera toujours un participant dans la société puisqu'il vit dedans, ne serait ce que lors des interactions avec Kiffany, la serveuse de la maison de la gauffre.

Bref, un épisode qui fait tout ce qui peut pour nous faire oublier l'arnaque du clip show. Les scènes inédites s'en sortent très bien, creusant la réflexion tout en étant gentillement drôles (Kiffany voulant les aider lors du QCM par exemple). Mais tout cela n'arrive pas à nous oter ce sale goût laisser par les longs résumés.

> A suivre : Un troisième Dead like me

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