Doctor Who - Episode 3.11
Utopia (1/3) / Utopia, part 1
Saison 3, Episode 11 sur 13
Diffusion anglaise : BBC 1 - 16 juin 2007
Diffusion française : France 4 - 29 janvier 2008
Résumé :
Après un pit stop à Cardiff, Jack Harkness embarque en clandestin à bord du Tardis ce qui propulse tout le monde à un millier de milliards d'années dans le futur, à la toute fin de l'univers ...
Mon avis :
Après la fin de la Terre et la naissance de la Terre, il fallait faire plus fort avec la fin de l'univers. Rien que ça. Toutes les étoiles ont disparus car tous les soleils se sont éteints. Il ne reste que l'espoir d'Utopia, un lieu inconnu qui envoit un signal non automatique pour attirer les derniers humains en ce lieu. Mais le professeur est incapable de faire démarrer l'immense fusée et les humains sont en danger car traqués par les enfants du futur, ce que le professeur pense être l'avenir de l'humanité. Heureusement, le docteur, Martha et Jack arrivent.
Ce n'est pas évident de parler de l'épisode en lui-même sans le double épisode suivant. Evidamment, énormément de questions restent en suspens : quid des la fusée ? Quid de Utopia ? Quid des enfants du futur ? Quid du maitre ? Et surtout quid de nos trois voyageurs coincés à la fin de l'univers ???
On se rend compte ainsi que l'épisode remplit parfaitement son rôle, posant là les bases du double épisode final et donnant fichtrement envie de voir la suite tout de suite. La semaine d'attente va être longue (oui, j'écris cette review moins de 24h après la diffusion mais vous ne la lisez que 5 jours plus tard, c'est injuste, je sais). En ça, l'épisode est réussi. Mais le reste également vaut le détour. Que ça soit les interrogations multiples sur les peuples de cette planète : qui sont les enfants du futur exactement ? Et pourquoi les humains existent toujours ? D'ailleurs le docteur s'en étonne. Nous sommes indomptables. Une idée récurrente puisqu'elle apparait déjà dans un épisode de 1975 avec le 4ème docteur. Mais notre docteur, le dixième, ajoute que les humains ont évolué mais reviennent toujours à notre forme actuelle. Ou comment faire d'une limitation budgétaire une force mythologique. De nombreuses séries devraient prendre exemple. Cela pose évidamment de nombreuses attentes de notre part pour les saisons à venir, notamment celle de voir une forme évoluée d'humains. J'en profite pour préciser que la BBC a déjà commandé 2 Christmas special et 2 saisons complètes de 13 épisodes pour après cette saison 3. Il faudra vraiment qu'un de ces 28 épisodes se penchent sur une des formes évoluées de l'humain.
Cet épisode ramène sur le devant de la scène le maitre (the master en vo). Un autre seigneur du temps. Il a déjà été aperçu dans d'anciennes versions de Who. Le professeur est la cinquième incarnation du maitre et Saxon sa sixième. D'ailleurs Mister Saxon est l'anagramme de Master No Six mais le producteur Russel T. Davis a expliqué clairement que cela était une pure coïncidence non voulue. C'est la première régénration du maitre (les fois précédentes, il possédait un autre corps) et la deuxième fois qu'un autre que le docteur procède à une régénération montrée à l'écran (il y a eu une troisième personne qui s'est régénérée mais c'était off screen). C'est également la deuxième régénération montrée dans cette version 2005 de Doctor Who. Qui est il plus précisement ? On le saura peut-être dans les deux prochains épisodes qui nous dévoileront également peut-être le sort de la fusée et Utopia.
L'épisode gère très bien une partie des éléments distillés dans la saison et la série. La montre est le plus évident vu que c'est tout récent dans nos esprits (le double épisode 3.08 et 3.09 sur la famille de sang) et je ne reviendrais pas dessus. Là où c'est plus intéressant, c'est avec Face de Boe. Il avait annoncé en début de saison à sa mort que le seigneur du temps n'était pas seul. Et voilà qu'arrive le maitre, un second seigneur du temps. Il n'avait donc pas menti. Et l'épisode répond également à comment Face de Boe savait cela. Le professeur indique qu'il ne sait pas d'où il vient, ayant été retrouvé sans mémoire et en saison 1, Face de Boe explique qu'il vient au docteur qu'il vient de cet endroit. (coast of Silver Devastation en vo. J'ai zappé le nom vf.).
L'épisode lie également énormément de choses par rapport à Rose et Jack. Cet épisode se postionne très clairement juste à la fin du 1.13 de Torchwood qui se termine par Jack attrapant son sac à dos en voyant la main s'agiter et en entendant le Tardis. Cet épisode démarre par Jack courrant vers le Tardis. Le docteur fait également référence au gros monstre combattu par Torchwood dans le 1.13 qui a fragilisé la faille de Cardiff en démultipliant son activité. La main a enfin une explication officielle. Oui, c'est bien celle du docteur, il le confirme lui-même. Ceux qui avaient encore des doutes après la saison 1 de Torchwood ne peuvent plus en avoir. On a également l'explication officielle de l'immortalité de Jack, explication que je vous avais déjà donné : Rose l'a ressucité en fin de saison 1 et cela vient de là. Mais le docteur en rajoute en explicant qu'il est une anormalité. Il ne devrait pas être immortel.
Revoir Jack dans Doctor Who est franchement excellent, tout comme le fait de l'inclure au générique (c'est d'ailleurs la première fois toutes séries confondues que le générique de doctor Who comporte 3 noms). Leur rivalité est toujours là ainsi que la jalousie du docteur envers Jack au sujet de Rose. Le contraste entre le docteur connaissant Jack et sa capacité de resurrection et Martha affolée est géniale. Et pour ceux qui se demandent comment le docteur le sait, il l'a appris dans un segment de 7 minutes spécialement fait pour "Children in need" (soirée de récoltes de dons sur la BBC 1, dons reversés intégralement aux associations travaillant pour des enfants).
On ne peut d'ailleurs s'empécher de penser que le docteur prend un plaisir sadique à faire mourir encore et encore Jack.
Bref, un très bon épisode introduisant parfaitement le double épisode final, mais aussi liant énormément d'évènements de la série et en confirmant officiellement de nombreuses explications sous entendues par avant. Et le tout sans rebuter les non accros de la continuité. Un bel exercice de style réussi. En espérant que les deux prochains épisodes concluent cela en beauté. Mais je n'ai pas trop peur connaissant Russel T. Davis.