FBI Portés disparus - Episode 5.07
Exorcisme / All the sinners, saints
Saison 5, Episode 7
Diffusion us : CBS - 5 novembre 2006
Diffusion belge : RTBF (La Deux) - 17 mars 2007
Diffusion française : France 2 - Bientôt
Résumé :
A la suite d'un exorcisme, la malade disparait.
Mon avis :
Ca y est, on entre dans les prêtres pédophiles. Tel fut mon appréhension au début de l'épisode, heureusement très vite dissipée puisque le prêtre ne fait que déco et même pas un suspect potable et que la disparue n'est point mineure. Et même pas nue en plus. Alala nuls les exorcismes de prime time.
Donc on a une disparue qui a connu Martin mais que Martin a totalement zappé tellement il s'en foutait d'elle et nous aussi d'ailleurs. Tout comme une partie de l'équipe puisque Elena n'est même pas venue bosser préférant sûrement s'occuper de son gosse ou retourner faire des heures sup' au strip club de l'épisode 5.02. Quand à Jack, il passe parce que le boulot permet normalement d'éviter le boulet qu'on a mis enceinte et qui fait chier avec un appart pour trois à trouver, pas trop vieux, pas trop neuf, pas trop sombre, pas trop loin, pas trop cher. Donc il pensait venir se changer les idées au boulot, manque de bol, elle bosse dans le même immeuble. Voilà pourquoi les relations au bureau, c'est maaaal.
Il reste donc Vivian la boss officieuse de l'équipe, Martin le bizzaroïde, Danny, fils de dame vaudou et grand mère possédé et Sam pas nue. Et à eux quatres, ils ne retrouvent même pas la disparue. Ben oui, c'est miss invisible, aussi vite vu, aussi vite oublié. N'est ce pas Martin ? Même pas un vague "moui, sa tête me rappelle quelque chose" ou un "ah oui, la chtarbée" Nan, que dalle, alors qu'elle prenait les photos. Très très limite cette amnésie. Arrête le porno Martin, ça rend amnésique. Déjà que la masturbation t'a rendue sourd ... Fais comme Jack, engrosse une collègue.
Pour ne revenir à l'enquête, on a donc le prêtre de suspect mais bon, pas coupable. On n'a même pas la famille alors que le frère a une belle tête de psychopate, on a le boulot et zou, c'est bon. Par recoupement des différents témoignages, Martin conclue que : elle s'est faite harcelée par un mec de la boite où ellel ivrée les repas, celui-ci viré a poussé Katie la disparue à parler au boss des boss en sa faveur et il a joué sur le fait qu'elle aime ce boss des boss. Problème, elle remarque que le boss des boss se tape la boss qui a viré le harceleur. Donc logique, elle la tue à coups d'extincteur et ensuite se fait exorciser le démon en elle avant de se sauver et revenir se suicider dans la baignoire familiale. Punaise, mais c'est le destin de Lisa ça. Ugly Betty pour les groupies de la version us. Mais c'est la version Martin et rien ne la confirme, mais rien ne l'infirme non plus et comme l'équipe s'en fout, vu qu'ils l'ont retrouvé, c'est plus leur problème.
L'épisode souffre de beaucoup trop de maladresses. Comme le fait que Martin ne se souvienne absolument pas de la fille, comme le fait de lu iavoir collé une sorte de maladie mentale, comme le bide à taille variable d'une scène à l'autre de Anne, comme Danny et son village dans la jungle mexicaine pleine de vaudous et grigris et possession (El Chupacabra est il son père ?), comme la fin où tout le monde paye 5 dollars pour aller voir la morte dans sa baignoire, comme la logique générale de l'ensemble.
En plus, l'épisode aurait pu soulever de bons points comme le fait que l'Eglise cache et truque des choses quand ça l'arrange ou le destin des anonymes petites gens des entreprises. D'ailleurs, comme Tao, j'ai trouvé le final extrêmement lourd, principalement en raison des dialogues prévisibles à 100 mètres et la réalisation pas à l'aise. La même scène tournée différamment sans les lourdeurs dialogues aurait pu être bonne (comme la réceptionniste). Mais FBI, faut plus lui demander de subtilité depuis 31 épisodes.
En plus, j'aurais trouvé ça con et chiant mais c'était l'occaz de ressortir l'addiction de Martin qui aurait pû être tenté à un moment, surtout après avoir vu la fille (et on sait que quand il passe dans une salle de bain, il pique les médoc en souvenir). J'aurais haï ce passage mais ça aurait au moins donner un semblant de continuité à son histoire et ça aurait éviter de nous faire croire que même les scénaristes avaient trouvé cette idée extrêmement conne et qu'ils ne voulaient plus du tout en entendre parler.
Bref, comme le laisse supposer mon analyse très très fine de l'épisode, il ne restera pas longtemps longtemps dans ma mémoire. Pourtant, malgré tous les défauts, le rythme est là et ça se laisse suivre. On ne ressort pas non plus en se disant : punaise, 42 minutes de perdue que j'aurais trouvé plus intéressante en fixant mon beau plafond blanc.
