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Analyses en séries
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21 février 2007

FBI Portés disparus - Episode 5.03 : Appels d'urgence

wat_0503_027FBI Portés disparus - Saison 5, Episode 3 (/?)
Appels d'urgence / 911

Diffusion us : CBS - 8 octobre 2006
Diffusion belge : RTBF (La deux) - 17 février 2007
Diffusion française : France 2 - 5 mars 2007

Résumé :
Une opératrice téléphonique du 911 disparait.

Mon avis :
Snif, Tao me devance. Méchant Tao Tao. Sinon, personnellement, je ne rale pas contre la diffusion bizarre de la chaine publique belge. Vive le magnéto :)

On a donc aujourd'hui, une opératrice du 911 qui disparait. Le 911 étant le numéro américain traitant de n'importe quelle urgence, un seul numéro pour obtenir les pompiers ou la police. Le nine one one n'est pas sous traité au Maroc comme tous nos numéros en France et donc, le central est en plein Manhattan et les jeunes travaillant là doivent guider au téléphone les personnes, leur porter assistance comme elles peuvent tout en les rassurant et en surveillant l'avancée des secours sur leur écran GPS. Et notre disparue du jour bosse là depuis 6 ans contre 2 en moyenne avant qu'ils ne craquent. Il fallait se taire car la voici qui craque sous la pression qui vient de tous les cotés comme le montre l'enquête : des personnes qu'elles entendent mourir en direct, des proches qui leur reprochent le temps d'arrivée des secours ou encore la voisine anorexique et battue et son gentil compagnon aux poings qui le démangent.
On est donc face à une structure hyper classique de FBI : fausses pistes sur fausses pistes mais qui font avancer la compréhension de la vie de la disparue. La preuve du classissime de l'épisode, c'est le réalisateur multiterrain français Jeannot Schwarz qui s'y cole. Un travail pro mais sans personnalité, coulé dans le moule du cahier des charges de la réalisation de Without a Trace.
L'épisode et l'enquête est tellement classique que même Jack délègue et Sam ronfle en attendant un vrai cas. Elena somnole, quelqu'un a du oublié de préciser à Danny que la mission au strip club est finie parce qu'il y était sûrement. Heureusement que Vivian reste pro et gère l'enquête, suivi par Martin qui la colle comme son ombre, sans pour autant s'affirmer, tel un bleu qui suit sa première enquête. J'ajouterais même qu'en plus de résoudre le problème les yexu fermés, les doigts dans le nez ou dans le cul, le FBI en profite pour lancer des stagiaires à l'analyse sur le bel écran plat de l'ordinateur fourni par Dell. Et oui, le tech guy a changé.

Malgré cela, l'épisode reste bon, surtout sur sa deuxième partie, voire le dernier tiers, quand on sait enfin de quoi il en retourne : la disparue a été battu et violé pendant la fac il y a quelques années par un médecin d'une conférence à laquelle elle assistait. Et lors d'une intervention, elle reconnait la personne appelant au secours comme son agresseur. Elle le kidnappe et l'emmène aux docks où a eu lieu son viol. Vivian et Martin débarquent juste avant qu'elle l'exécute. Et Vivian lui démontre qu'il n'est pas le coupable, que son violeur est déjà en prison et que celui qu'elle menace n'était même pas à New York lors des évènements. La disparue craque et s'effondre en larmes devant Vivian. Fin.
C'est sur toute cette partie que l'épisode s'affirme comme un bon épisode. Entre le mari qui bat sa femme qui refuse de porter plainte parce qu'elle l'aime et qu'il a promis de changer (encore) et le drame psychologique subi par la disparue, on a deux thèmes proches très bien traités sur les femmes violentées. La descente aux enfers de la disparue est tout simplement très forte et parfaitement jouée. On y croit vraiment et les scènes très choquantes du viol marquent vraiment.

Bref, un très bon épisode de FBI à l'ancienne. Dommage qu'il soit trop classique dans sa structure, ce qui nous offre une première moitié d'épisode inutile même si elle se laisse regarder sans difficulté.

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