Boston Justice - Episode 2.10 : Tous pour un
Boston Justice - Saison 2, Episode 10 (/27)
Tous pour un / Legal deficits
Diffusion us : ABC - 13 décembre 2005
Diffusion française : TF1 - 11 juillet 2006
Diffusion belge : RTBF (La Deux) - 2 décembre 2006
Résumé :
Un procureur poursuit Brad pour sa découpe de doigts de l'épisode précédent. Melissa demande de l'aide à Alan pour un problème de crédits à rembourser et ils vont alors voir "La main", l'expert du cabinet pour les questions financières.
Mon avis :
Que deux histoires cette semaine. Tout d'abord le procès de Brad sans intérêt car sans tensions, sans stress et sans surprise. Qui a douté un seul instant de la liberté de Brad à la fin ? En plus, on introduit un rival de la fac de droit en tant que procureur mais ils laissent rapidement tomber l'histoire. Il ne ressort finalement rien de cette histoire si ce n'est qu'elle a le mérite de boucler l'intrigue de l'épisode précédent.
Et qu'elle nous livre une réplique culte à la Denny Crane :
Denny: What are you doing in my office? / Qu'est ce que tu fais dans mon bureau ?
Paul: This is my office, Denny. / C'est mon bureau Denny
Denny: Oh, that must mean I've come to see you... why? / Oh, ça veut dire que je suis venu pour te voir ... Pourquoi ?
Go Denny ! T'es le meilleur !
On passe alors à la seconde histoire avec Jerry dit "la main" l'expert des questions financières. Melissa, la secrétaire de Alan a des problèmes financiers, chose subtilement (et ce n'est pas ironique pour une fois) introduite lors des épisodes précédents au détour d'une phrase ou d'une autre. Là, on sait d'où viennent ses problèmes : elle doit 50 000 dollars à un organisme de crédits type Cofidis ou Sofinco. En réalité, elle n'en doit pas autant mais les intérêts ont fait monter la somme. Des intérêts exhorbitants. Et cela m'ammène à une interrogation qui me hante depuis belle lurette : Sur votre compte en banque ou votre crédit auprès de ces organismes, plus vous êtes endettés, plus les intérêts sont élevés. Ce qui est parfaitement illogique puisque si on est dans le rouge, dans le déficit, on ne peut pas payer. On ne peut donc déjà pas payer les retards et que font ils ? Ils augmentent encore plus l'addition. Addition que vous payerez pas de toute façon puisque vous n'avez pas les moyens. Les banques sont nos amies. Répétez le 50x et vous commencerez peut-être à y croire. Et je n'ai rien contre les banquiers en eux-même qui font leur boulot. C'est contre le système que j'ai une dent. Au lieu d'aider ou au pire stabiliser la dette du client, le système va l'enfoncer en augmentant exponentiellement la dette chaque mois. Certes, les intérêts vont dans la popoche des actionnaires de ces organismes finaciers et banques mais bon, faut il encore qu'ils soient / puissent être payés.
Et c'est là dessus que s'appuye tout le raisonnement de cette intrigue d'Alan. Comment rembourser une dette qui a atteint 50 000 dollars et qui va encore grossir très rapidement vu le taux d'intérêt de 30% ? Il n'y a aucune solution, ce qui fait de Marissa une "bonne" cliente, à l'inverse de ceux payant en temps et en heure leur échéance et qui sont considérés comme de "mauvais" clients. Ben oui, ils ne rapportent rien en intérêts. Voici donc Alan aidé par Jerry la main face à l'avocat de l'organisme de crédit de Melissa et encore une fois, Alan nous livre une plaidoirie magistrale (enfin pas une vraie plaidoirie vu qu'ils sont dans un bureau) sur les pratiques de ces organismes de crédit, pratiques intolérables. Et l'avocat se vantant que Alan ne peut rien faire, ce à quoi il répond : "on disait pareil lorsqu'on a attaqué les industries du tabac et de l'amiante". D'autant plus que le bureau pourra facilement grâce à ses antennes dans les plus grandes villes du monde réaliser une plainte collective et la publicité à elle seule fera très mal. L'avocat conclut alors un accord effaçant la dette de Melissa.
Une intrigue qui part doucement et dont on n'attend pas grand chose et qui finit en un festival d'Alan face à l'avocat tout mielleux pour mieux tromper son monde. Tel un rapace déguisé, telle la sorcière dans Blanche Neige : viens, viens à moi. Regarde la belle pomme que je t'offre. Bien joué Boston Justice.
Bref, une intrigue centrale autour de Brad sauvé de l'ennui et l'inintérêt total par, encore une fois, l'énorme William Shatner. Et une seconde intrigue centrée sur Alan de toute beauté avec une attaque et une mise en lumière d'une défaillance du système libéral. Que demander de plus à cette série ? William Shatner nu ? C'est pour le prochain épisode ;)