Boston Justice - Episode 2.02 : La veuve noire 2/2
Boston Justice - Saison 2, Episode 2
La veuve noire 2/2 / Shadenfreude
Diffusion us : ABC - 4 octobre 2005
Diffusion française : TF1 - 29 juin 2006
Diffusion belge : RTBF (La Deux) - 30 septembre 2006
Résumé :
Le procès de Kelly Nolan continue mais
Alan ne sait comment gagner tellement elle apparait froide aux yeux du
jury. La porte de sortie de Tara continue avec un Ruppert Everett
toujours présent défendant un cas à la con, celui d'un petit fils ne
pouvant chanter le tube de son grand père en raison des paroles. De son
coté Denise Bauer continue à ne pas faire partie du cabinet avec ses 2
élèves de maternelle et son procès de divorce. Et mémé secrétaire vit
tranquille avec le nain serial killer.
Mon avis :
J'ai vraiment du mal. Beaucoup de mal
... avec l'avis de Tao sur Boston Justice. Parce que certes, on est
très loin de la série majeure. Certes la qualité judiciaire n'est que
très rarement là. Mais c'est parfois très drôle. Comme cet épisode.
Boston Justice n'est pas une série procédurale mais une comédie. Et il
faut la regarder sous cet angle.
On va évacuer la cousine de Jack Bauer, inutile, rajout des rajouts mais qui croise quand même Shirley au détour d'un couloir. Elle a donc son cabinet dans le même bâtiment de Crane Pool et Schmidt. Sinon c'est chiant. Son mari, the boulet aka l'acteur Shawn Chistian apparait avec le plus mauvais acteur de série de ces dernières années : Kurt Fuller. En avocat / prêtre. Ben voyons. C'est mauvais, très mauvais, très mal joué et ça plombe l'épisode tellement le trio Denise Bauer et ses 2 gosses ne font pas partie du cabinet. Elle veut divorcer, son mari golfeur pro en devenir veut la faire cracher un max, elle veut pas, et elle envoie ses 2 télétubbies leur pourir la vie. Et la mienne par la même occasion. La série disposait déjà d'un cast suffisament vaste et inexploité (Shirley, Brad, Tara et la blonde), pourquoi en rajouter trois ? Ah oui pour le quota noir et le quota John (syndrome du jardiner des Desperate Housewives).
On passe ensuite à la mémé secrétaire et le petit homme serial killer acquitté. Ils dinent ensemble tout en suivant l'évolution du procès de Kelly Nolan. Et je dois dire que ces deux-là m'ont fait bien rire. Entendre le nain se plaindre de ne pas avoir d'exposition comme ça et que la prochaine fois ça ne sera pas pareil. Et la mémé de lui répondre "tu comptes me tuer avec une poelle comme les autres ?" C'était vraiment très drôle. Surtout la conclusion où la série se moque d'elle-même puisque la mémé tue le nain à coup de poelle. C'est vraiment du comique théatral et ça fonctionne à merveille.
On passe ensuite à l'autre cas complétement décalé : la sortie de
Tara de la série. Ruppert Everett est toujours là. Mais pourquoi donc ?
Ah oui, l'épisode aurait du être diffusé le 8 mai 2005 en plein sweeps
mais Grey's Anatomy lui a piqué la place. Donc Ruppert est toujours là
et à eux deux, ils tentent de dénoncer les atteintes à la liberté de
parole et la liberté artistique : un patron de club empèche le fils de
chanter une chanson de son père, le tube de son père, une chanson anti
guerre, tout simplement parce que le patron estime qu'elle est anti
américaine. BOn, je commence à en avoir un peu marre. Ca fait 5
épisodes d'affilée qu'ils nous ressortent sous une forme ou une autre
l'anti américanisme. Et chanter "ne faites pas la guerre", c'est
évidamment anti américain. C'est condamnable. Voilà, que dire d'autre
là dessus ? Ah oui, ça offre une bonne réplique mais qui provient
d'Alan et Denny en "conférence" sur le balcon.
Alan: I just caught Tara laughing with another man. / Je viens de surprendre Tara riant avec un autre homme.
Denny: Are you sure they weren't just... kissing or
something? / Vous êtes sûrs que c'est ça ? Qu'ils ne s'embrassaient pas
seulement ou un truc dans le genre ?
On passe au gros morceau, la seconde partie du procès Kelly Nolan.
EN fait, cette le procès seulement, la semaine passée étant consacrée
aux préparatifs du procès. On a donc encore la guest star de luxe avec
Heather Locklear qui heureusement a un rôle inexpressif, ce qui
l'arrange évitant ainsi de dévoiler son lifting. Donc Heather ne sourit
pas, Heather ne pleure pas, Heather n'a aucun remord. Et le jury n'aime
pas ça. Et Alan ne sait pas comment faire pour gagner. Heureusement
Denny sort la technique pour s'assurer de la victoire : ne pas terminer
sa plaidoirie tant que le jury ne croit pas en la possibilité d'un
doute raisonnable. Ce qui nous offre une plaidoire assez hallucinante
sans fin, où quand Alan pense avoir réussi, Denny lui indique que non
et c'est reparti pour un tour pour ce pauvre Alan qui doit user le jury
jusqu'à la corde. Tout simplement grandiose exercice de style mené à la
perfection par James Spader.
Mais l'ensemble du procès nous offre de
grands moments comme Denny insinuant que le juge a la vache folle (voir
la vidéo) ou quand David E Kelley se moque de lui-même au travers de
The Practice. C'est lorsque la bonne témoigne, Alan fait de grands
gestes s'échauffant pour accuser la femme de ménage. C'est tout
simplement la techniqe du breau Donnell et associés de The Practice
pour insinuer le doute dns le jury, accuser une autre personne comme
potentiel coupable. Technique utilisée plusieurs fois par saison par
Eugène Young et baptisé "le plan B" (The practice se moquait déjà de ce
système dans un épisode où Eugène déprimait parce que c'était devenu un
automatisme pour lui avec les phrases toutes prêtes). Mais pour en
revenir à Boston Justice, j'ai vraiment a-do-ré ce moment, cette scène
où là encore James Spader est grand. Plus évidemment les multiples
réflexions à la con de Denny Crane (à Kelly : "je viendrais vous voir
en prison, vous savez, les visites conjugales.")
Bref un épisode plutôt bon quand s'amusant un peu de tout. Dommage que cela ne concerne que la moitié de l'épisode, l'autre étant plombée par l'intrigue cheveux sur la soupe de Denise Bauer et la longue sortie de Tara.
Pour finir, la vidéo vo où Denny insinue que le juge est atteint de la maladie de vache folle (mad cow)