Prison Break - Episodes 1.08 & 1.09
Prison Break - Saison 1, Episodes 8 et 9
Route 66 / Un homme hors du commun
The old head / Tweener
Diffusion us : FOX - 24 et 31 octobre 2005
Diffusion française : M6 - 21 septembre 2006
Résumé :
L'équipe cherche à oublier T-Bag du plan dont la nouvelle partie nécessite de creuser un trou dans le sol d'une remise. Problème : c'est la salle de pause des gardiens. Bellick est obsédé par la recherche du tueur du gardien Bob.
Dehors, Nick et Veronica sont encore et toujours menacés de mort et partent se planquer dans une cabane loin de tout tandis que les agents secrets s'en prennent à l'ado boulet et sa famille.
Mon avis :
La remise occupée :
Encore une fois, le plan parfait de Michael tombe à l'eau : il faut d'abord se coltiner l'instable T-Bag qui s'incruste dans l'équipe de force. Ensuite, la remise où il faut creuser est difficilement accessible même dans le cadre de l'entretien et elle a été en plus reconvertie en salle de repos des gardiens. Heureusement, Abruzzi a la solution : y mettre le feu pour que l'équipe se charge de la rénovation. Mais comment y mettre le feu alors que personne n'a accès à cette salle sauf Charles Westmoreland. Voilà donc Michael parti pour faire du chantage auprès de ce vieux de la vieille et il sort son atout : il sait qu'il est DB Cooper et que 1,5 millions de dollars l'attendent dehors. Mais ce pauvre Michael voit sa théorie élaborée dans son bel appartement tomber à l'eau puisque Charles était en prison la nuit en question. Heuresement, Michael a un joker : la chatte du vieux qu'il retrouve dans les conduits et il lui rend. Mais le vieux Charles ne veut pas tout perdre et refuse de mettre le feu pour Michael. Pas de bol. C'est fini de l'évasion. Lincoln va griller sur la chaise et Michael faire 2 ans là. Fin de la série.
Heureusement que le facteur chance est là. Et ce bon vieux Bellick, obsédé par la recherche du coupable. Et il veut que Charles lui dise qui c'est, ce qu'il refuse car balancer revient à signer son arrêt de mort. Devant ce refus, Bellick zigouille la pauvre Marilyn. Grosse erreur de Bellick puisque par vengeance, Charles décide de foutre le feu à la remise/salle de pause. Voilà l'équipe remise sur les rails.
Les travaux commencent alors et cela avance bien : ça creuse, ça éjecte les débris dans la cour en douce, ça se fait peur avec le gardien coureur de jupons. Tout va bien. Et comme à chaque fois que tout va bien dans le plan, une couille, un imprévu leur tombe dessus. Et il vient de Abruzzi. La mafia n'ayant pas la planque de la balance s'énerve et décide de remplacer Abruzzi par son second tout en vidant son compte, compte qui lui servait à payer Bellick pour avoir des avantages, comme être chef de l'équipe de travail. Abruzzi perd son poste, l'équipe change et Michael et les autres ne peuvent que constater les problèmes à venir en voyant l'autre équipe se diriger vers la remise pour poursuivre les travaux, remise qui a à présent un gros trou dans le sol ...
Après le double épisode, on revientdonc à un schéma classique : partie du plan, exécution, problème, résolution du problème, reproblème, ... Un schéma répétitif mais qui passe parfaitement. Les situations sont toujours variées, les problèmes inattendus et surprenant. Du tout bon. Et cela permet de développer un peu plus les autres personnages. Ici, dans le premier épisode, c'est Charles Westmoreland la tête d'affiche. On en apprend peu sur lui mais pas mal sur le fonctionnement de la prison, l'amitié entre les vieux qui ne font pas de vagues et les gardiens, la peur même pour lui de se faire tuer, ... On a un petit aperçu sympa du fonctionnement de la mini société qu'est la prison, fonctionnement qui se poursuit dans le second épisode avec Abruzzi payant Bellick.
Le second épisode quand à lui, se focalise plus sur Michael. Sara sachant qu'il a menti dans les faux plafonds enquêtent sur son futur mari et découvre un passé psychiatrique, un passé qui fait de lui un génie qui est capable de voir au delà de la surface des choses, s'imaginant tout le système invisible à l'oeil nu et en plus doublé d'une personalité extrêmement généreuse, une personnalité qui fait que Michael fera tout pour aider les autres comme s'investir dans des associations et tout ça. Que fait il donc dans une prison ? Sara continue l'enquête.
Bellick et son enquête :
Le chef Bellick est pas content d'avoir perdu un homme tué dans l'émeute et il fera tout pour trouver le coupable. On donne enfin un semblant de personnalité pas trop cliché à ce pauvre Bellick et cela lui va plutôt bien. Son obsession ainsi que ces travers comme la corruption font de lui autre chose que le gros cliché du gardien de prison qu'il était jusqu'à présent. Il était temps. Toutes les scènes de recherche sont pas mal, le face à face à Westmoreland également. Du tout bon.
T-Bag et sa folie :
Il n'en rate pas une. Sachant qu'il est rejeté du groupe évasion parce qu'il va se faire coincer quand Bellick trouvera la photo, il joue son va tout en menaçant de les faire tomber si il tombe. Mais Michael ne prend pas peur. Donc, plan B, son second va avouer le meurtre à sa place. Mais il n'est pas fou et refuse. Seulement, T-Bag est fou mais pas bête, il avait un plan de secours qui est sa chose qui va vendre le second à Bellick.
Seulement la chose s'en veut et en a marre. Elle demande de l'aide à Michael qui refuse de s'en méler. Et la chose se suicide. C'este une scène très dure, très forte qui nous rappelle qu'on est quand même dans une super prison avec des super criminels et non u ncamp de vacances. T-Bag sans chose, c'est pas bien. Heureusement qu'un nouvel arrivage a eu lieu à la prison et qu'un jeune con fait le caïd pour s'incruster dans une bande mais tout le monde le rejette sauf T-Bag qui lui fait comprendre les règles à suivre. Le pauvre jeune est traumatisé la nuit en entendant T-Bag chantonner sous le regard de Michael qui décide d'intervenir en fracassant le genou de T-Bag et en le menaçant. Le jeune reprend alors l'exploit à son compte dans la cour et il va mieux.
Ce double passage avec les choses est vraiment très bon, poussant toujours plus l'exploration du fonctionnement d'une prison. Il faut être affilié pour pouvoir être tranquille. Le jeune le sait en arrivant. Mais on ne choisit pas toujours. La précédente chose peut en témoigner. Et c'est très dur psychologiquement : l'un se suicide, l'autre pleure dans sa cellule la nuit. C'est vraiment bon. Le seul regrêt, c'est de ne pas pousser un peu plus loin. Pour la chose de T-Bag notamment, on aurait dû voir plus d'humiliation dans les épisodes précédents. Là, le suicide, même justifié par la balance de l'autre mec, ça fait un peu gros. Oh si j'oubliais, il a pris une petite claque derrière la tête en début d'épisode. Si ça suffit à pousser au suicide, Tony Dinozzo dans NCIS aurait du se tuer au moins 60 fois depuis le début de la série.
Nick et Veronica :
En voilà un beau couple propre sur lui et proche. Et pourtant, personne n'a envie de shipperiser sur eux. Ils continuent leur enquête sur le coup de fil à Washington où ils tombent sur une cabine téléphonique qui leur passe un coup de fil menaçant. Ca ajouté à l'explosion de l'appartement de Veronica, on peut comprendre qu'ils aillent se planquer en forêt, loin de tout. Bon, c'est loin, loin d'être passionant et je trouve Nick vide et Veronica moche. Ca n'aide pas.
Les agents secrets et LJ :
Bon, sans surprise, on apprend que la vice présidente est derrière les agents secrets. Oulala, quelle choc pour moi qui l'avait prédit il y a quelques reviews.
Sinon, n'ayant pas zigouillé Lincoln, on s'attaque à Junior. Chic, un boulet mort est un bon boulet. C'est méchant mais je dois dire que l'attaque m'a surpris. Je pensais pas que les parents se feraient zigouiller aussi facilement. Gros choc. Heureusement, dans un ultime effort, le beau père permet à LJ de fuir le méchant agent secret et avec la photo de celui-ci dégainant son arme grâce à son portable. Bien joué ! Donc voilà le boulet qui roule dans la ville pieds nus et les méchants très méchants à sa poursuite, sans arrêt, sans relache, jusqu'à ce qu'ils interceptent une communication entre LJ et Veronica qui leur indiquent où ils sont planqués tout en demandant à LJ de les rejoindre. Et voilà les agents attendant au point de rendez vous. Mais c'était une feinte ! Veronica et sa super intelligence lu ia envoyé un SMS gagnant pour le prévenir que c'était un piège !
Suivre cette course poursuite est pas mal. L'idée est bonne, le développement est bon mais qu'il joue mal le gosse ... Et pitié, qui aujourd'hui, ne sait pas que le gouvernement trace les portables ? Nan sérieux, qui ? Ben LJ ... Ca m'a vraiment choqué après la discussion avec l'agent dans la ruelle peu de temps après le massacre qu'il ne jette pas le portable. Ah oui mais photo. Ok, soit. Mais il s'e-mail la photo. Pourquoi le jette t'il pas ? Boulet, jette le ! Tu vas faire coincer tout le monde abruti !!!
Les seuls trucs bons dans cette histoire, c'est la rage de Lincoln qui veut accélérer les choses pour aider son fils, quitte à sortir par la grande porte. L'énervement, les supplications, tout est bon et on sent bien l'amour de Lincoln pour son fils.
Bref, ça continue à avancer sans avancer. Le plan de Michael est loin d'être arrivé au bout et les emmerdes se multiplient tandis que dehors, la pression devient énorme sur les proches de Lincoln.