Prison Break - Episodes 1.04 & 1.05
Prison Break - Saison 1, Episodes 4 et 5
Alchimie / Le transfert
Cute Poison / English, Fitz or Percy
Diffusion us : FOX - 12 & 19 septembre 2005
Diffusion vf : M6 - 7 septembre 2006
Résumé :
2 intrigues mélées pour ces épisodes : se débarasser de l'encombrant disjoncté et empécher le transfert de Michael dans une autre prison.
Mon avis :
Pour l'intrigue du disjoncté, gueule d'ange est dans la merde. Rappel des faits : Sucré s'est fait la malle suite à la manipulation de Michael pour avoir sa confiance et le disjoncté a été placé dans la cellule de Michael. Seulement, le disjoncté porte pas son surnom pour rien vu qu'il est un peu beaucoup dingue. Et en prime, il ne dort jamais à cause d'une maladie. Du coup, Michael ne peut pas creuser le mur derrière les chiottes.
John "vf de Bruce Willis" Abruzzi lui met pourtant la pression. Heureusement, la partie à l'infirmerie se passe plutôt bien pour Michael qui réussit à récupérer ce qu'il faut comme produits toxiques pour les mélanger dans la canalisation de l'infirmerie. Dont je me demande encore pourquoi une telle grille existe au sol. (Pour faire passer Michael me diront les mauvaises langues).
Michael n'avançant pas dans ses travaux d'aménagement d'intérieur, il faut se débarrasser du disjoncté. Et d'urgences vu qu'il soupçonne un plan caché dans les tatouages de Michael. Un plan qu'il reproduit sur papier. Grosse tension pour Michael qui après rapide renseignement auprès de son cher ami le directeur de la prison, décide de le dégager par la force, se fracassant le crâne contre la grille de la cellule, ce qui expédie le disjoncté loin, très loin au moment même où il croit avoir découvert le but du plan : mener toute la prison directement en Enfer. BIen joué Michael, tout repart sur des roulettes.
Cette intrigue soulève une sorte de schéma type : Michael consulte un de ses tatouages qui est une pièce du puzzle pour sortir de la prison. Il met tout ça en oeuvre en tentant d'éviter le problème du jour. C'est une peu dommage d'avoir un schéma se présentant aussi vite, au risque d'entrainer une certaine lassitude. Parce que le second épisode utilise le même schéma.
On avance également dans la double mission de la cruche d'ex à Lincoln : repousser l'exécution de Lincoln et mettre à jour le complot des services secrets. Pour cela, parce qu'elle n'est vraiment pas douée, elle fait appel à un cabinet d'avocats spécialisés dans les cas désespérés. Malheureusement le boss refuse le dossier de Lincoln, le jugeant indéfendable. Mais Nick arrive à la rescousse : il est un des avocats et il croit en l'innocence de Michael. Tous les deux vont revoir Lincoln et des questions se soulèvent : la vidéo ne tient pas vraiment la route. En plus de la mauvaise définition sur le visage de Michael, on se rend compte qu'il ne fait jamais face à la vidéo après en être sorti du champ. Et on découvre également l'arrestation de Lincoln : les flics ont été averti qu'il était le coupable par un témoin. Ils débarquent chez lui pile au moment où un pantalon plein de sang traine dans la baignore de Lincoln qui est juste devant. Aucun doute, il est coupable. Jusqu'à ce qu'on découvre la version de Lincoln : il est entré, s'est passé de l'eau sur le visage, a vu le pantalon en sang déjà là et les flics ont débarqué.
On avance énormément de ce coté extérieur : les presque preuves se multiplient : le pantalon en sang placé chez Lincoln, le coup prévu la veille avec la complicité du vendeur d'armes pour avoir les empruntes de Lincoln, le truc de la vidéo grâce au manque de réverbération du coup de feu. Ca ajouté à la vieille folle en pleine campagne, le complot ne fait strictement aucun doute. J'ai d'ailleurs du mal avec cette vieille folle qui est sans aucun doute pour moi la vice présidente (c'est son frère qui est mort "tué" par Lincoln.). Ca fait vraiment trop cliché. Déjà les lames de 30 centimètres de boucher pour découper une carotte ou une tomate, c'est too much. J'attends bientot une vue d'elle caressant un chat blanc sur ses genoux, façon génie du mal taré à la Austin Powers (ou l'inspecteur Gadget pour les nostalgiques). Les 2 agents des services secrets passent nettement mieux à mon goût, étant plus proches de la réalité que d'un cliché.
On revient sur Michael. Parce que c'est bien gentil mais une fois que les services secrets et la vielle folle ont pigé que c'était le frère de Lincoln, ils se doutent d'un futur problème : donc on va le faire transférer. Pas de problème en théorie. Sauf que ... Ben le Michael, ça contrarie ses plans. Elle fait chier cette prison de multiplier les batons dans les roues. A peine le disjoncté dégagé et le plan remit en route avec le choix nécessaire de English, Percy ou Fitz pour les accompagner et le trou enfin fait que voilà le problème du transfert. Heureusement, Michael s'adapte vite et trouve la réponse qu'il faut quand il faut : le pape de la prison, mister Pope avec qui il construit le Taj Mah Al en allumettes. Heureusement, le vieux au chat est là pour lui filer la technique bloquant un transfert : la lettre de demande d'impossiblité de transfert qui doit être examiner, ce qui prend du temps. Mais les services secrets sont réactifs : ils ont les moyens nécessaires de faire craquer Pope avec l'histoire de Toledo. On savait qu'il avait trompé sa femme là bas mais les services secrets savent qu'il a eu un enfant, et qui plus est qui est mort dans d'étranges circonstances et impliqué dans des histoires de drogue. Chose que madame Pope ignore (le fils, pas la liaison extraconjuguale).
Bon, une fois le gênant détail du "mais comment peuvent ils savoir ça aux services secrets ?", on se retrouve avec un très bon face à face à distance entre l'ingéniosité des agents et la réactivité toute aussi ingénieuse de Michael. C'est très intéressant à suivre et l'issue dépend d'une incertitutde : Pope. Heureusement que michael a le cul bordé de nouilles et que tout s'emboite finalement dans son sens : Pope choisit de ne pas céder au chantage et avoue tout à sa femme. Et Michael du coup reste là grâce à sa demande (pourtant déchiqueté). Là aussi, la question morale de nos actions est bien soulevée, intelligement même, par Pope et sa crise de conscience. Doit il tout risquer de perdre pour aider un presque inconnu, s'appuyant sur sa conviction de la réalité d'une réhabilitation possible ou bien doit il aller à l'encontre de ses convictions et continuer à mentir, magouiller et peut-être même vivre encore avec un lourd passé criminel sur les bras pour préserver sa petite vie ? Les convictions contre la réalité matérielle. Un choix que Pope fait pour se soulager malgré les risques qu'il encourt.
Enfin, la dernière partie est l'évasion de Michael : le trou est fait et il est temps de se balader dans les couloirs et de choisir qui de Fitz, Percy ou English sera choisi. Encore une fois, on a droit à une très bonne intrigue sur les faux semblants, les dialogues nous emmenant sur une personne à rajouter au lot des prisonniers. Et on cherche pourquoi cette personne est nécessaire ? Et on se demande cela en voyant Michael se balader dans les couloirs de la prison, à sa guise, ayant accès à toute la prison en toute discrétion grâce tout de même à Abruzzi qui lui fournit une clé en plastique. Encore une fois, tout avait été prévu par ce très futé Michael. Le must de la tension restant quand même lors que l'absence de Michael est découverte et que la prison passe en alerte avec lumière, chiens, hélico et Michael souriant sur un toit, observant English street, Percy Street et Fitz avenue pour savoir par où les flics arrivent en renfort. Tout simplement génial. Par contre, ce qui l'est beaucoup moins, c'est la grosse élipse entre Michael sur le toit et Michael accroupi derrière la table : comment il a fait ? Et surtout, comment il savait qu'il devait se mettre dans cette position ? Ce gros raccourci qui me semble plus justifié par une incapacité des scnaristes à justifier cela que le manque de temps dans l'épisode me gêne un peu. Dommage.
Bref, on avance énormément encore une fois dans ces 2 épisodes bourrés d'action, de révélations et d'avancement. Par contre, j'ai un petit problème : il reste 17 épisodes pour boucler la saison 1. On a beaucoup trop vite avancer en 5 épisodes.