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Analyses en séries
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22 août 2006

Grey's Anatomy: A coeur ouvert - Episodes 2.14 & 2.15

Grey's Anatomy - Saison 2, Episodes 14 et 15
2.14 : Petits mensonges entre amis (menteur, menteur) / Tell me sweet little lies.
2.15 : Piquet de grêve (franchir la ligne) / Break on through

Diffusion us : ABC - 22 & 29 janvier 2006
Diffusion vf : RTL TVI (Belgique - 6 & 13 août 06), TF1 (11.09.06)

Notes :
Je joins les 2 épisodes ensemble, non pas qu'ils soient à suivre, mais simplement parce que retard, retard, diffusion le même soir sur TF1 et que ben il s'y passe la même chose : pas grand chose justement. La série patiente jusqu'au 2.16 du 5 février diffusé derrière le superbowl sur ABC.
Evidamment, pour m'embêter, TF1 a utilisé d'autres titres en vf : "Menteur menteur" pour le 2.14 et "franchir la ligne" pour le 2.15

Résumés :
2.14 : Alex reçoit la lettre pour ses examens, Meredith aime son docteur mamour et lui file son Attila de chien. Une championne asiatique de concours de bouffe est hospitalisée et Georges est occupé par une excentrique mamie. Bailey quitte l'hôpital pour se reposer en prévision de son accouchement. Et les infirmières préparent la grève.
2.15 : Les infirmières sont en grêve. George les soutient. Cela pose plusieurs problèmes aux blocs. Izzie s'occupe d'une ado de 16 ans enceinte et qui vient du même quartier qu'elle. Meredith fait sa boulette hebdomadaire en réanimant une vieille dame qui ne le voulait pas. Christina se coltine la pétillante remplacante de Bailey pour la cas d'une jambe nécrosée.

Mon avis :
Précédemment, Grey's fourmillait des cas médicaux sérieux ou non plus la vie de nos internes. Là, les cas sont quasiment absents de la série et cela nous montre bien à quel point le show repose sur ses personnages et non sur le médical. On veut séparer absolument GA d'Urgences et pourtant, on revient toujours à une copie d'Urgences qui a rapidement fait la part belle aux héros du Cook County et la série n'a jamais réussi à se remettre des départs de l'équipe d'origine. GA semble condamné à la même destinée.

Le chien :
Comme je le disais précédemment, introduire "doc" the dog était une mauvaise idée peu gérable et les scénaristes ont vite percuté puisque le 2.13 nous changeait complétement sa personnalité en en faisant un monstre ingérable. C'est toujours le cas et Izzie et Georges n'en peuvent plus, il faut se débarasser du chien. Qui finit sans surprise chez le doc mamour, ce beau Derek. Comme le dit si bien Tao, Addisson a piqué Derek, puis le chien. Elle a toute la vie de Meredith sans les points noirs : une personnalité de merde à baffer, une mère à noyer et des problèmes existenciels dont tout le monde se fout sauf les téléspectatrices shippeuses du couple Derek/Mérédith. Il ne manque plus que son George et Addison sera rebatisée Meredith Shepperd.

Meredith :
Boring. Retour de l'envie de baffe (le fameux cycle des 9 épisodes et là on est ne plein dans le cycle "baffez moi"). Elle aime son doc mamour mais elle ne dit rien cette grosse conne préférant pleurnicher. Le doc mamour l'aime mais il dit rien parce que si Addison sort son fouet, il ne pourra plus jamais s'assoir. Le problème, c'est Addison n'est jamaias vraiment là. Elle nous la joue Weaver (tiens tiens Urgences encore) ou Susan (Oh Urgences encore) hantant l'arrière plan pendant 2 minutes. C'est quand même con pour un triangle de n'avoir que deux cotés. Bref, ils s'aiment mais ne se le disent pas. Ils sont fous l'un de l'autres mais laissent 2 centimètres entre leurs lèvres. Ben oui, faut patienter. Pourquoi ? C'est vrai, le syndrôme Dawson : le couple vedette ensemble, ça marche pas. Oui mais le couple qui se tourne autour sans rien faire, c'est chiant et gonflant.
Coté cas médical, Meredith fait des boulettes comme toujours. (Normal de faire des boulettes pour un boulet). Ce coup-ci, elle réanime une très vieille dame qui était prête à partir et elle se voit faire face aux 3 autres craquantes assez remontées contre miss baffe 2001, 2002, 2003, 2004, 2005, 2006, 2007, 2008, 2009, ... Faut appeler la petite fille ou je sais plus qui de la famille, bref, pas passionant, bouffe temps et ... putain virez Meredith !
Et virez sa mère aussi, bien lourde avec son Alzheimer. C'est sympa de voir le chef à son chevet mais l'actrice est chiante, le rôle est chiant et je soupire dès que je vois son nom au générique. La famille Grey, boulet de mère en fille depuis l'aube des temps. Et que ceux qui ont trouvé Meredith émouvante dans la mise en parallèle boulet vieille génération/la gentille mamie aillent se pendre immédiatement.

Christina :
Elle a aussi des problèmes. Les scénaristes ont enfin eu l'inspiration pour sortir du "j'aime ça/j'aime pas ça" du couple Christina/Burke. Et grâce à la pétillante Sydney (non, non pas Beniffer Garfleck, pas Sydney brisetout). Un résident qui s'occupe de nos 5 internes en folie pendant l'absence de Bailey. Une résidente tout à l'opposé de Bailey et de Christina : joyeuse, optimiste et pleine de compassion. Pourquoi trancher quand on peut soigner ? Un concept bien étrange pour Christina qui applique l'inverse : pourquoi guérir quand on peut trancher ? Evidemment le conflit éclate dans le bloc et Christina court chercher son Burke d'amour, le big boss en second, qui réagit au quart de tour avant de percuter qu'il est parti pour sauver la demoiselle pourrie gatée plutôt que la demoiselle en détresse (celle à la jambe nécrosée sauvable). Non pas que Christina est pourrie gatée mais elle a un fonctionnement proche : tout lui est dû parce qu'elle le mérite (et non parce qu'elle s'appelle Hilton. Paris, coucou !). Cela pose un problème au couple vedette pour moi de la série avec un Burke qui s'en veut de l'interférence de ses sentiments dans son métier où pour lui les sentiments n'ont pas de place. Et c'est vraiment bien joué et bien écrit. Ils auraient pu aller un peu plus loin dans l'opposition du métier sans sentiment et de la vie privée bourrée d'affection. Parce qu'aux détours de ses 2 épisodes, on comprend bien que Preston Burke est fou amoureux de Christina qui elle par contre ne le voit que comme un sex toy géant qui n'a pas besoin de piles. On peut même deviner une esquisse qui ne me plairait pas si la série partait dans ce sens, celle de Christina se servant de Burke pour avancer dans la chirurgie. Un simpke outil jetable qu'elle enverrait valser dès qu'elle aurait eu ce qu'elle voulait.

Izzie / Alex :
je rattache le pléboit de l'hôpital à la top model de Seattle parce qu'Alex est un petit peu incapable de vivre par lui-même ce qui montre une grosse limite au personnage que les scénaristes n'ont pas encore rendu vraiment indépendant. Soit il nous la joue Addison en étant là sans rien faire, soit il est collé à Izzie. Et ses examens à repasser n'ont pas détacher Alex d'Izzie puisque sans aucune surprise depuis l'épisode où on lui annonce qu'il doit les repasser, Alex réussit ses examens. Il a donc le droit de continuer à exercer mais apparement, que pour des cas comiques et qu'avec Izzie. Il a donc droit avec la belle à soigner la championne de bouffe rapide qui ne comprend rien à notre langue et qui est manipulé par son entraineur. Un cas peu passionant qui ne vaut principalement que grâce à la scène de déjeuner entre nos amis. Alors qu'il y avait pourtant moyen de faire un bon cas "social" en dénoncant les manipulations des entraineurs mettant en danger la vie des athlètes. Mais non, c'est très, trop, vite esquissé. Dommage.
Pour Izzie qui a donc un mini pseudo débat éthique sur ce cas avec Alex, se détache de lui dans le 2.15 pour s'occuper d'une jeune enceinte venant du même quartier où elle a grandit et qui nous sort une révélation : Izzie a aussi été enceinte mais a abandonné son enfant à l'adoption. Comme le souligne Tao, on plante une storyline et ça m'étonnerait pas que le gosse soit un de ses patients d'ici la fin de la saison. Mais cela nous éclaire aussi sur les réactions d'Izzie face aux quintuplets il y a quelques épisodes où elle fut profondément marquée. On comprend également mieux sa réticence à rejoindre Addison en pédiatrie. En plus, l'épisode nous livre une formidable question d'éthique : Vaut il mieux aimer son enfant et l'élever en se sacrifiant ou bien l'offrir à des plus chanceux qui pourront l'aimer et lui offrir une vie de rêve ? Le choix est draconien et l'épisode a l'intelligence de ne pas nous livrer une réponse claire et nette à ce problème. Du grant art. Et Izzie se révèle au fil des épisodes le personnage le plus attachant et le plus complexe de la série. Alors que je pense qu'au début, les scénaristes voulaient simplement prouver qu'elle n'était pas que belle. A vouloir tellement en faire une "non blonde", ils en ont fait le meilleur personnage du cast avec Christina.

George :
Moi, j'aime bien George. Tao se plaint de son non utilité mais moi je vois en lui monsieur tout le monde. Il apporte systématiquement une touche d'humour ou au moins de levier pour faire retomber la pression des cas et histoires des autres. Certes, c'est un rôle ingrat mais l'acteur s'en sort bien et les scnaristes aussi dans l'ensemble. Dans le 2.14, il se retrouve collé à l'extravagante vieille dame chanteuse, attendant que sa fille ait fini sa chambre. Et on a droit à une intrigue émouvante, bien supérieure en intérêt à celle d'Izzie/Alex avec la championne de bouffe (qui prend bien plus de temps pourtant). C'est clair qu'au début de l'épisode, j'avais envie de baffer encore plus notre chanteuse que Meredith (et il faut être super chiant pour y arriver). Pourtant la fin nous éclaire complétement différement : c'est une vieille dame seule, abandonnée qui nous souhaite qu'un peu de compagnie et de vie. Tout comme la prisonnière de Christina il y a quelques épisodes sauf que la manière est différente. Et l'affection de George pour elle et tout le jeu en nuances sont vraiment touchants.
Dans le 2.15, George nous apprend qu'il est syndiqué et il décide de soutenir Olivia, la syphilis girl préférée de la télé us, et ses collègues dans la grêve. Non le CPE ne passera pas ! Oups, mauvaise revendication. Bref, c'est super passionant et sans aucun autre intérêt que des touches comiques : l'arrivée des internes martyrisé par les grévistes, George avec sa pancarte, George courrant dans les couloirs, George n'obéissant pas au chef, "avec tout le respect que je vous dois". Bref, c'est rafraichissant même si l 'épisode n'en a pas besoin. Là où c'est pas mal, c'est qu'on voit que les infirmières sont attachées aux patients et prennent soin d'eux. Malheureusement, ce coté n'est pas suffisament soulevé et l'absence du personnel n'a finalement aucune incidence sur le fonctionnement de l'hôpital. C'est dommage, il y aurait eu matière à faire pas mal avec cette histoire.

Bref, 2 épisodes hors évolution mais pas sans intérêt, éclairant Izzie notamment sous un nouveau jour. L'attente du superbowl est finie. Les compteurs sont remis à zéro : Meredith et Derek sont plus que jamais attirés, Georges n'a pas eu besoin de remise à zéro vu qu'il n'avait pas évolué, Christina et Burke sont revenus à un équilibre précaire dans leur couple, Alex et Izzie sont revenus à une simple amitié sans rancoeurs. Bref, tout est comme avant. Ca va péter la semaine prochaine.

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