Desperate Housewives - Episode 1.06 : Running to stand still
Desperate Housewives - Saison 1, Episode 6
Running to stand still : ABC - 7 novembre 2004
Mes fils, ma bataille : Canal + - 22 septembre 2005
Champs de bataille : M6 - 6 juin 2006
Note : Encore un titre alternatif. Canal + joue sur les mots (ici une célèbre chanson de Balavoine "mon fils, ma bataille). Mais pour une fois, le titre de M6 semble plus approprié puisqu'il s'applique aux 4 wives contrairement à Canal + visant que Lynette.
Résumé :
Paul place Zach et Susan enquête. Lynette est aux prises avec les mamans de la nouvelle école des jumeaux. Gabi doit éviter mama Solis et Bree drague son Rex de mari.
Mon avis :
Les Young et Susan :
Après le délire psychopate du dîner de Noel de Zach, Paul l'envoie direct en institution spécialisée pour ne pas dire asile. Susan enquête, forcément et envoie sa fille (pas folle la vieille) à l'hôpital enquêter. La pauvre n'a qu'une minute avec Zach mais elle apprend que tout est de la faute de Zach, y compris pour Dana. Dana, le prénom inscrit sur la couverture récupérée lors du vide grenier par Susan qu'on nous montre en gros plan 2 fois pour bien comprendre mais que Susan ne voit pas évidamment (faut dire qu'elle a mis 2 saisons à comprendre que Clark Kent et Superman ne faisait qu'un. Faut aller voir Afflelou !!!)
A part ça, rien de spécial. Sauf que Paul insiste pour garder droguer son psychopate de fils plutôt que de faire une thérapie traditionnelle. Ben oui, parler = révéler les secrets. Et c'est pas bon pour la famille psychoyoung.
Bree :
Rien de bien excellent non plus. Rex loge dans un motel pas top. Ils continuent à consulter. Apparement, il y a un problème sur le plan du sexe. Bree ne serait pas à la hauteur des attentes de Rex, la Bree qui masturbe un objet à la forme très particulière chez le psy. On arrive à une scène culte pour les messieurs avec le strip de la Bree (qui rappelons nous sa leçon de morale sur les strip teaseuses ... faux cul !). Et on tombe dans du grotesque avec le sandwich au fromage dégoulinant. Bref, pas top du tout cette intrigue où Bree tombe dans le ridicule et où on n'avance pas d'un micro poil dans la consultation matrimoniale.
Gabi :
On continue à ne pas progresser là également. Puisqu'après avoir éviter son mari, la petite voisine, Gabi doit éviter la mère de Carlos. La question est donc quel stratagème utiliser. Heureusement, la partie de poker pour rappeler que "si, si, elles se connaissent et habitent bien la même rue". Gabi y découvre la passion du jeu de mama Solis, passion que confirme Carlos. Et Hop, on emmène mama Solis dans un resto casino. Sont fous ces américains. Gabi s'éclipse et mama Solis vide les comptes en banque promettant de la couvrir auprès de Carlos. Avant que mama ne découvre que Gabi l'a manipulé et que c'est le jardinier la quequette coupable ! Trop forte la mama Solis. Meilleur que Grissom et Horatio réunis.
En soit, l'intrigue n'a aucun intérêt après 6x la même chose (comment aller faire la pédophile avec mon jardinier mineur ?). Là où l'intrigue prend tout son piquant, c'est dans la guerre déclarée entre les deux femmes Solis. L'exemple le plus excellent est quand mama veut faire virer la pauvre bonne et que Gabi use de ses talents au lit pour convaincre Carlos. Le face à face matinal tout en regard quand Carlos annonce que la bonne reste est tout simplement excellent. Moi j'adhère à mort dans la guerre Gabi/mama
Lynette :
Encore une intrigue qui ... surprise ... tourne autour des jumeaux. Mais miracle, sans qu'ils soient au centre. L'école privée qui coute un voilier organise une représentation du petit chaperon rouge. Et Maisy est la metteur en scène. Evidamment, un loup violent cannibale, c'est pas politiquement correct et elle réécrit toute la pièce en fonction de ça. Ce qui déplait à Lynette qui n'a pas été traumatisé par le conte, comme personne d'ailleurs. La guerre est donc déclarée et finalement, malgré tous les obstacles, Lynette réussit à imposer son point de vue, conserver la pièce telle qu'à l'origine, ses jumeaux en arbres et elle rallie les autres mères à elles. Et tout ça grâce au calmant qu'elle devait donner aux jumeaux pour les dompter mais qui ont un effet excitant sur les adultes non hyperactifs.
Là, on tient une excellente intrigue qui défonce le politiquement correct stupide des américains et également sur la face parfaite des parents qui cachent des sombres pratiques : ici se droguer pour tenir le coup. Dans l'analyse fine et caustique, il n'y a pas mieux pour le moment dans la série.
Bref, un épisode qui n'avance pas d'un pas quelque soit les storylines à long terme. Mais qui offrent de beaux duels chez les Solis et une critique acerbe par l'intrigue de Lynette. C'est pas mal après tout.