jeudi 23 octobre 2008
Life on Mars - Episode 2.08 - Dernier épisode
La promesse / Episode 8
Saison 2, Episode 8 sur 8
Dernier épisode de la série
Diffusion anglaise : BBC
Diffusions françaises : 13eme rue, Nrj 12 - 21 octobre 2008

Résumé :
Est-il fou, dans le coma ou de retour dans le passé ? Sam Tyler découvre enfin la réponse.
Mon avis :
Sam a donc revé qu'il était dans le passé au cours de son coma. Voilà la réponse. Sam était dans le coma et a créé de toutes pièces ce 1973, Gene Hunt, Annie et les autres. La réponse est somme toute logique. Il ne pouvait en être autrement, d'autant plus que la saison 2 ne laisse pas vraiment planer le doute. Je regrette un peu qu'il n'a pas voyagé dans le passé. J'aurais bien voir Gene Hunt octagénaire et aigri, Annie en chef de la police de Manchester et Sam retrouvant sa Maya, la femme de sa vie. On aurait même pu pousser le vice jusqu'à offrir une fille à Sam avec Annie. Mais bon, ce n'est qu'un délire de ma part puisque rien ne pouvait offrir cette conclusion à la série. Au lieu de cela, Sam est dans le coma et se réveille enfin.
Et le retour à 2006 n'est pas joyeux. Et là, on touche au génie de l'épisode puisque dans un dernier twist, Sam Tyler se suicide. Il se jette du toit de commissariat en espérant replonger dans le coma et retrouver son univers imaginaire de 1973. Et il y arrive. C'est vraiment une fin très osée, mais finalement affreusement logique. Sam voulait rentrer chez lui et son chez lui est 1973. C'est là où il est heureux, où il est utile, où se sent en vie. Dans cet univers orangé rempli de personnages haut en couleurs alors que 2006 est désespérement froid, inhumain et sans vie. La réalisation opposant photographie bleue pour 2006 et orange pour 1973 est traditionnelle mais fonctionne à merveille. D'ailleurs 2006 s'illumine et devient chaleureux à un seul moment : quand Sam prend la décision de sa vie et se met à courir, souriant, vers le grand plongeon. C'est une fin originale, logique et touchante. On ne peut pas rester sans réaction devant ce geste qui est logique pour Sam : il ne peut pas laisser en danger ses compagnons de 1973 alors qu'il sait bien qu'il n'existe pas. Sam est profondément humain et nous renvoit à nous-même. Qui n'aurait pas fait le même geste ou du moins, qui n'y aurait pas pensé ?
Le seul défaut vient d'un problème général de la saison 2 : les scénaristes n'ont pas su gérer son intégration. On aurait du parvenir au terme du 7ème épisode à ce qu'il soit un membre à part entière de l'équipe et pas le canard boiteux. Sauf qu'à faire un reset à chaque épisode en le mettant systématiquement en opposition au reste de l'équipe, cela est impossible. Du coup, le choix de Sam perd en puissance. On devrait le voir se débattre et on devrait être partagé devant son dilemme : partir ou rester. Malheureusement, cela n'arrive pas.
Heureusement, l'épisode réussit un autre tour de force en nous faisant partir dans une nouvelle direction possible et probable : il est un flic de 1973 de Hyde amnésique et infiltré dans le projet Mars qui vise à faire tomber Gene Hunt, symbole de la corruption policière pour l'inspecteur Morgan de Hyde. Et sans le tout premier épisode de la série où on voyait Sam dans le présent de 2006, cette explication aurait été plausible et finir la série comme cela aurait été splendide également, surtout que tout se tient finalement. Les choix de fin étaient nombreux et j'ai le sentiment qu'ils ont fait le meilleur choix. Ce n'est jamais évident de conclure une série, surtout de ce type où le public attend une réponse satisfaisante. Et Life on Mars y arrive avec brio.
Bref, un épisode magistrale avec une fin parfaite qui conclut en beauté une série d'exception. On ne pouvait pas imaginer mieux.
Life on Mars est loin d'être une série parfaite. Elle souffre de deux principaux problèmes : la répétitivité des épisodes et la longueur des épisodes. Une bonne moitié des épisodes de la série fonctionne sur un schéma fixe : Sam a une idée, Gene une autre, ils s'affrontent, Sam a raison.
Et les épisodes souffrent de leur longueur. Du fait qu'ils aient opté pour des histoires extrêmement classiques, il y a peu de développement à faire et nombreux sont les épisodes, surtout en première saison, qui trainent des scènes en longueur, les étirant au maximum pour remplir les 51 minutes d'épisodes. Pas mal d'épisodes auraient gagné à avoir un format américain de 42 minutes.
Comme je viens de le dire, la série souffre aussi d'intrigues d'un classissisme absolu. On découvre 3 fois sur 4 qui est le coupable à la cinquième ou dixième minute et on n'est jamais surpris. Pourtant , plusieurs épisodes réussissent à captiver et sortir du lot. Faut il y voir une incapacité de certains scénaristes à exploiter les particularités de la série ?
Et ces particularités sont nombreuses et excellentes. Déjà le tandem improbable Sam/Gene qui va à l'opposé des séries de l'époque qui voyait le tandem uni contre le reste du monde. Là, le tandem tourne à un concours de qui a la plus grosse. Ils sont en constante opposition ce qui offre un point de vue original. Le problème est que c'est rapidement très répétitif, d'autant qu'il y a peu d'évolutions en raison d'une tendance à faire un joli reset en fin d'épisode (remise à zéro). Ce qui rend l'avant dernier épisode de la série jouissif car les deux s'unissent enfin.
Un dernier gros problème est l'équipe en elle-même. Ray, Chris et Annie ne servent à rien la plupart du temps et c'est bien dommage. Je ne dis pas de les mettre sur un même pied d'égalité que Sam et Gene mais bon, ils font de la figuration un épisode sur deux. C'est dommage. D'autant que l'intrigue de Chris le bleu, partagé entre les méthodes de Sam et celles de Gene était plutôt intéressante mais a été totalement zappé en saison 2. De même que Annie en inspectrice n'a servi à rien puisqu'elle semble en faire encore moins qu'en simple Police Woman.
Il y en a donc des défauts. Mais alors pourquoi cette série est si particulière ? C'est dur à dire. Peut-être à cause d'un pitch super original. Peut-être en raison d'une des meilleures fins de série qui existe. Peut-être en raison de la reconsitution hyper fidèle de Manchester de 1973. Peut-être en raison de l'ambiance cool des seventies. Peut-être en raison d'une bande son hallucinante. Que des classiques indémodables prouvant que oui, on ne fait que de la merde au kilomètre de nos jours. Peut-etre aussi en raison des deux acteurs principaux tout simplement géniaux. Peut-être en raison de tout ça et d'un peu plus. C'est difficile à dire, c'est même incompréhensible. Et c'est ce qui rend finalement Life on mars aussi intéressante.
Direction la série dérivée Ashes to ashes qui envoit en 1981 une psy de la police, psy à qui Sam Tyler avait envoyé ses notes sur son univers de 73. Et Gene Hunt est de retour !
Life on Mars - Episode 2.07
Recherche du coupable / Episode 7
Saison 2, Episode 7 sur 8
Diffusion anglaise : BBC
Diffusions françaises : 13eme rue, NRJ 12 - 21 octobre 2008

Résumé :
Sam doit prouver l'innocence de Gene dans une affaire de meurtre d'un manager de boxe.
Mon avis :
Voilà que la série touche à sa fin et les scénaristes nous offrent enfin un schéma d'épisode différent. Ils sont sadiques ces anglais. Pour une fois, Sam et Gene bossent ensemble contre le reste du monde. Gene est il coupable ? C'est la question qui se pose tout du long de cet épisode qui maitrise parfaitement l'ambiguité de la question. Oui Gene est capable de le faire. Mais l'a t-il fait ? Il est dommage que Sam ne se trompe jamais puisqu'on sait que Gene est innocent en voyant la convicition de Sam. mais si on occulte ce détail, il faut remarquer la réussite de l'écriture qui nous balade entre coupable et pas coupable.
On peut regretter ne pas avoir eu ce schéma des deux ensemble plus souvent parce qu'il fonctionne à merveille. La façon dont ils baladent Ray et Chris dans l'immeuble est excellente. Malheureusement, ils restent trop en retrait tout comme Annie et c'est dommage. Les trois contre Gene et Sam, ça aurait pu donner quelque chose d'intéressant.
En fait, le vrai intérêt de l'épisode réside dans Morgan, le chef par intérim. On devine vite qu'il est la voix du téléphone et la fin de l'épisode nous laisse sur le cul quand il regarde Sam et lui dit qu'il est maintenant l'heure de rentrer chez lui, juste quand il semblait enfin à sa place, buvant avec l'équipe, prêt à conclure avec Annie. C'est probablement un des regrets que j'ai au sujet de la saison 2 : ils n'ont pas su gérer son intégration progressive et du coup, on n'a pas cet effet choc du choix à faire. Dommage.
Bref, un excellent dernier épisode avant la conclusion de la série. La forme innove enfin et ça fait un bien fou à la série, surtout qu'elle innove pour mettre enfin Sam et Gene en équipe et cela fonctionne à merveille.
mardi 14 octobre 2008
Life on Mars - Episode 2.06
Héroïne / Episode 6
Saison 2, Episode 6 sur 8
Diffusion anglaise : BBC
Diffusions françaises : 13eme rue, puis NRJ12 - 14 octobre 2008

Résumé :
L'héroïne débarque à Manchester et un immigré est retrouvé mort. Sam croit en un crime raciale tandis que Gene, oh surprise, n'est pas d'accord et pense à réglement de comptes entre dealers.
Mon avis :
Retour à du classique pur sans innovation de forme. En plus l'histoire se perd un peu en cours de route. La seule différence est que pour une fois, c'est Gene qui avait raison puisque c'est simplement une histoire de concurrence avec "le boucher".
Annie retourne faire du café et on réveille un peu Chris qui sauve Sam et Gene tenus en joug par les méchants.
Le vrai intérêt de l'épisode est que Sam sauve la vie de Maya, sa fiancée de 2006, puisqu'il empèche sa mère d'avorter. Bon, là, on touche à du moins réussi qu'avec les parents de Sam en saison 1. j'aurais vraiment aimé qu'ils poussent le concept jusqu'au bout en faisant avorter la mère de Maya. Après tout, ils ont bien sauvé Annie qui devait mourir en fin de saison 1. Ca aurait été encore plus fort si elle avait pris la décision d'avorter à cause de Sam ou de ce qu'il aurait pu lui dire. Ca aurait fait un beau pied de nez à la série puisque sa première enquête en 1973 sert à sauver Maya. Tout ça aurait été fait pour rien. Mais non, au contraire même, ils nous offrent un retournement convenu. Oh l'échographie et boum, je décide de garder le bébé.
C'est d'ailleurs l'autre reproche que je pourrais faire à cet épisode. Il laisse trop de coté la question raciale et les prémisces de la mixité des couples et de ses conséquences sur la vie de tous les jours. Au lieu de cela, le scénariste a préféré la "facilité" et le politiquement correct avec une banale histoire de rivalité entre dealers. Et là encore, il rate un point : celui de faire des immigrés des dealers par obligation parce que tout leur est refusé. Il y a juste une vague allusion avec la mère de Maya qui dit qu'elle a du ouvrir à son nom le compte du magasin parce que la banque le refusait à Dipak.
Bref, dommage de rater autant les questions sociales et raciales de l'époque qui auraient été oh combien plus intéressantes qu'une énième histoire de drogue.
Life on Mars - Episode 2.05
Kidnapping / Episode 5
Saison 2, Episode 5 sur 8
Diffusion anglaise : BBC
Diffusions françaises : 13eme rue, puis NRJ 12 - 14 octobre 2008

Résumé :
Sam subit les contre coups d'un surdosage de son corps dans le futur alors que l'équipe doit résoudre un kidnapping.
Mon avis :
Miracle. Enfin semi miracle. La série innove un peu, surtout dans la forme. Parce qu'au niveau de l'enquête, cela reste affreusement banal. On a un kidnapping. Le père menace de se pendre si la police ne libère pas un coupable de meurtre sur une fillette. La police retrouve la famille kidnappée et Sam comprend que le père qui menaçait est en fait le coupable et pédophile. J'ai vraiment eu du mal à accrocher à cette histoire. D'ailleurs, 3 jours après, je ne suis plus fichu de dire ce qui se passe dans le déroulement de l'enquête. Sauf qu'il était évident, quasiment dès le départ que le père qui menace de se suicider est le coupable. Alors que rien ne pointe vers lui. Mais les enquêtes sont tellement prévisibles et déjà vues que je pointe automatiquement le bon coupable d'entrée. Malheureusement.
Heureusement, on a une forme originale avec Sam qui subit les contrecoups d'une erreur de dosage dans le futur. Le voilà donc drogué dans le présent de 1973. C'est assez étrange tellement il semble parfait d'habitude. D'autant plus étrange que personne ne s'en formalise. Ils s'en moquent même. Perso, ça me gène parce qu'ils partent trop clairement sur la piste du coma et il y a beau avoir une petite phrase de Ray je crois qui dit qu'il a été vu achetant des pillules, on n'y croit pas. Le coma est donc clairement la piste suivie ici et je préfère quand l'épisode ne prend pas position aussi clairement pour une solution ou une autre.
Du coup, avec Sam plus ou moins HS, il est amené à suivre l'enquête à la télé. Trouvaille géniale qui change la vision d'une enquête extremement banale. Et puis Annie s'avère très compétente. C'est vraiment sympa de la voir enfin exploitée dans une enquête vu que c'est la plus talentueuse du lot si on retire Sam.
Bref, un épisode affreusement banal mais qui réussit à ne pas faire sombrer d'ennui le téléspectateur grâce au gimmick de Sam suivant l'enquête à la télé. Et puis on nous a ressorti la marionette de Sam :)
mardi 7 octobre 2008
Life on Mars - Episode 2.04
Pièges pour jeunes femmes / Episode 4
Saison 2, Episode 4 sur 8
Diffusion anglaise : BBC
Diffusions françaises : 13eme rue, puis NRJ 12 - 7 octobre 2008


Résumé :
Sam essaye de coincer un riche coupable assassinant des jeunes femmes travaillant dans une boite de cosmétiques.
Mon avis :
Encore du classique. C'est la thématique de la soirée avec l'épisode précédent. L'épisode se paye même le luxe de ne pas parler de tatie Heather. C'est dommage, il y avait moyen de faire avec elle, notamment en la faisant disparaitre à la place de Denise. A part faire passer Sam pour un pervers que renifle les cheveux de sa tante et des cadavres, elle n'apporte malheureusement rien.
L'autre regret, c'est que l'épisode avait l'occasion de faire une petite analyse des moeurs sexuelles de l'époque. Mais non, on n'aborde pas ce point et la particularité des parties échangistes pour l'époque. Dommage.
Pour l'enquête en elle-même, on a donc un coupable désigné sur lequel Sam et Gene sont d'accord pour une fois. Enfin disons que Gene le laisse faire parce que ça doit bien le faire rire la surveillance passive plutôt que la bonne vieille méthode violante d'intimidation. Puis on enchaine avec de l'infiltration auprès du suspect et on coince ... sa femme. De l'ultra classique, ultra prévisible. Dès que la femme se pointe, elle a la tête pas très discrête de la coupable. C'est d'ailleurs assez énervant que personne ne le remarque ou n'évoque même la possiblité qu'elle soit la tueuse par jalousie. Quand elle balance froidement son "il est interdit de tomber amoureux", elle aurait dit "je suis la tueuse" que ça aurait été moins clair.
Mais là encore, l'enquête reste plaisante à suivre grâce à l'infiltration. Sam en tennisman, Sam en Tony Blair, Hunt avec sa prostituée asiatique, Hunt en Gordon Brown, Annie en maitresse SM, ... Toutes ses situations font sourire et rendent plaisants un épisode qui aurait été probablement chiant sans cela.
Bref, encore un épisode sans un poil de surprise avec une enquête policière ultra classique et aucune indication sur les voyages de Sam. Et malgré cela, l'épisode est plaisant à suivre, plus que le précédent même.
Life on Mars - Episode 2.03
Peur sur la ville / Episode 3
Saison 2, Episode 3 sur 8
Diffusion anglaise : BBC
Diffusions françaises : 13eme rue, puis NRJ 12 - 7 octobre 2008

Résumé :
Une série d'attentats à la bombe frappe la ville et tout désigne l'IRA
Mon avis :
Il y a une chose de bien avec Life on Mars : la série ne nous surprend jamais. Oui, c'est bien. Ca nous évite d'avoir trop à réflechir. C'est un peu le Stargate Atlantis de la série policière quoi. Bon, d'un autre coté, c'est quand même chiant, notamment parce que Sam a toujours raison. Ca serait sympa que Hunt ait raison une fois dans les 5 épisodes restants. Ce qui serait sympa aussi, c'est que Sam soit un minimum intégré. Le gros problème est que chaque fin d'épisode conduit à montrer Sam plus intégré et paf, retour à la case seul contre tous l'épisode d'après.
En clair, pour cet épisode, on a dès la cinquième minute la certitude que ce n'est pas l'IRA parce que Sam ne croit pas en l'IRA et dès la dixième minute le coupable vu que le patron de l'entreprise de travaux est le seul non irlandais qui nous est présenté. Il reste donc 40 minutes à remplir avec les traditionnelles oppositions Tyler/le reste du monde. Les deux bonnes surprises de l'épisode viennent de la scène à l'église avec O'Brien, le coupable désigné par Hunt et la fin avec l'intervention d'Annie pour aider Sam et pour convaincre le patron de se rendre. L'idée de faire exploser Ray était très bonne également. Mais elle est mal exploitée par la suite. Les idées sont là (la tétanisation avec le flingue dans la voiture, lorsqu'il tire sur O'Brien) mais je sais pas, il manquait quand même un truc.
Et puis l'épisode zappe totalement les indices fantastiques de la situation de Sam, nous apportant juste une morale digne de Pokemon avec : suis ton instinct. Manquez plus qu'à rajouter "Attrape les tous !" et j'aurais appelé Hunt Pikachu.
Bref, un épisode sans grand intérêt quand à la trame du voyage de Sam et qui nous livre le coupable bien trop rapidement. Pourtant, l'enquête est d'assez bonne facture et l'épisode reste sympa à suivre. Dispensable mais sympa.
mardi 30 septembre 2008
Life on Mars - Episode 2.02
La chasse aux ripoux / Episode 2
Saison 2, Episode 2 sur 8
Diffusion anglaise : BBC - 20 février 2007
Diffusions françaises : 13eme rue, puis NRJ 12 - 30 septembre 2008

Résumé :
Sam découvre qu'il y a un ripou au commissariat.
Mon avis :
Chris Chibnall est à l'écriture. Le scénariste qui me donne envie d'arrêter Torchwood tant il ne sait pas écrire pour cette série. Mais là, par contre, sur Life on Mars, il s'en sort bien. Ces épisodes sont plutôt bons même si il reste la constante de son aveu d'être encore puceau. C'est pas possible autrement de caser systématiquement, dans tous ses scénarii, du cul trash. Ici, le mec aux doigts de fées, coincé pour avoir forniquer une chèvre. Bon, heureusement, c'est excellent ici, à mourir de rire même.
A part ça, on a deux histoires parallèles même sur le même sujet : les mentors. Gene est en admiration devant son mentor et Sam se retrouve avec son futur mentor. Il va donc s'auto apprendre ses bons conseils. Est on dans un cycle sans fin ou pas ? Alala, les paradoxes temporels et moi, c'est pas ça. C'est assez marrant de voir que le futur mentor de Sam est loin de l'image qu'il s'en fait et que le mentor de Gene est loin de l'image qu'il s'en fait. Les deux sont déçus mais en opposition. Sam est déçu parce qu'il n'est pas encore comme il le pense et Gene parce qu'il n'est pas celui qu'il s'imagine être. C'est d'ailleurs très sympa de voir Gene sous un autre jour. Philip Glenister interprète tout en subtilité le flic respectueux de son ainé, presque comme un petit garçon en admiration devant son père si beau, si fort, si parfait, avant de découvrir qu'il trompe sa mère et qu'il est alcoolique et que c'est un bel enfoiré. Mais que faire ? Peut on tourner complétement le dos ou non à cet être qu'on a admiré ? C'est tout le dileme qui se pose à Gene en fin d'épisode quand il tient en joug son mentor.
De son coté, Sam n'est pas particulièrement en plein dilemme. Son mentor n'est pas encore quelqu'un de bien alors il va en faire quelqu'un de bien. C'est d'ailleurs un peu déplacé je trouve qu'il insiste si lourdement sur le fait qu'un noir peut réussir et qu'un noir n'a pas à se dénigrer pour faire rire les autres. Ca sort comme ça alors qu'on ne peut pas dire que Annie soit traité en égal par l'équipe. Mais bon, peut-être que Sam n'est pas si parfait et qu'il trouve que Annie doit être une boniche nunuche ...
A part ça, l'enquête est plutôt bien menée. J'ai bien aimé comment l'épisode traine intelligament sur la question de savoir si les doigts de fées ment ou pas en accusant le chef. J'ai aimé parce qu'il est impossible de prendre parti d'un coté ou de l'autre. les deux possibilités sont crédibles et envisageables. Ca montre une bonne maitrise de l'écriture (j'espère que je pourrais dire ça pour les trois derniers épisodes de la saison 2 de Torchwood que ce même scénariste aura en charge. Mais je ne crois pas trop aux miracles, même dans une série de SF)
Bref, la saison enchaine sur un second épisode encore une fois réussi. L'impression de longueur se dégageant de certains épisodes de la saison 1 n'est plus là. Les scénaristes semblent mieux maitrisés les 52 minutes de chaque épisode. Espérons que cela continue.
Life on Mars - Episode 2.01 - Season premiere
Meurtrier en puissance / Episode 1
Saison 2, Episode 1 sur 8
Diffusion anglaise : BBC - 13 février 2007
Diffusion française : 13eme rue, puis NRJ 12 - 30 septembre 2008

Résumé :
Sam découvre que l'enquête du jour le conduit devant un suspect qui sera un tueur dans 30 ans ...
Mon avis :
Hop, hop, hop, retour en grande forme de Sam Tyler sur le blog. Un été en 73 et un automne toujours en 73. Ce qui st bien avec les DVD (édités chez Koba Films et testés ici), c'est qu'on apprend dans les bonus que le créateur était deg de ne pas avoir utilisé des flics en tenue traditionnelle avec leur chapeau so british. Du coup, on en voit partout dans ce season premiere. C'est sympa, ça donne moins l'impression que le commissariat se limite en fait à 5 ou 6 membres (l'équipe + Annie + Phylis + l'ennemi de Hunt)
Du coté de l'enquête, Sam s'en prend à une petite frappe tenant un casino et interprété par l'excellent Marc Warren (Danny Blue dans les arnaqueurs VIP), petite frappe qui deviendra tueur en 2006. Du coup, Sam veut l'arrêter en 73. Et là, on trouv le schéma traditionnel : Sam est convaincu, Sam a raison, Gene fait l'inverse, Sam réussit à le convaincre et les deux arrêtent le meurtrier.
C'est dommage de voir se répéter encore ce schéma. Heureusement, à coté, l'épisode apporte deux très bonnes choses : Annie est promue inspectrice et le coup du téléphone du mec qui sait ce que Sam fait. On relance totalement le mystère autour de Sam dans cet épisode, que cela soit avec ce mystérieux interlocuteur téléphonique ou alors la liaison entre ce qui se passe sur son corps dans le futur et son corps en 73. Dommage que ça contredise la saison 1 où Sam ne ressentait pas ce qui se passait sur son corps dans le futur. Par contre, j'ai adoré le petit twist final où on apprend que celui qui tente de le tuer dans lefutur est en fait le mec qu'il vient de faire interner pour folie. Yeah ! Par contre, il est évident qu'il a changé encore une fois le futur (Annie devait mourir dans le dernier épisode de la saison 1 et là, il sauve la noire). Dans quel état retrouvera t'il 2006 ? Et d'ailleurs, retrouvera t'il le futur ?
Bref, une excellente reprise pour Life on Mars même si j'aimerais vraiment qu'on casse le schéma de résolution des enquêtes.
vendredi 5 septembre 2008
Life on Mars - Episode 1.08 - Season finale
Mon père / Episode 8
Saison 1, Episode 8 sur 8
Diffusion anglaise : BBC 1
Diffusion françaises : 13e rue puis NRJ 12 - 23 septembre 2008

Résumé :
Une enquête force Sam à rencontrer son père. Sam le voit comme la solution à ses problèmes alors que Gene veut s'en servir pour remonter la fillière d'un gang.
Mon avis :
Cet épisode conclut la saison mais ne répond à rien sur le possible retour de Sam en 2006.C'est tout simplement un épisode qui lui permet de se confronter à une réalité qu'il avait oublié : son père n'est pas un héros. Mais là, il se passe un poin intéressant : même si cela n'est pas clairement dit, il semble évident que Vic tue Annie. Et là, elle est vivante grâce à Sam. Cela relance la série dans la direction du voyage dans le temps alors que les derniers épisodes s'orientaient sur la piste du coma. Et si Annie survit jusqu'en 2006, qui devient elle et quelle influence a t'elle sur 2006 ? Cela pose beaucoup de questions en tout cas.
Par contre, du coté de Sam, rien ne change. Il ne se voit pas, ne se prévient pas et ne peut que se souvenir et voir les souvenir prendre vie devant lui et combler ainsi les trous que sa mémoire avait oublié. Il dit même à sa mère ce qu'elle doit dire au petit Sam. Est ce parce qu'il a dit cela qu'il l'a entendu petit et s'est ainsi auto influencé finalement ou bien sa mère avait déjà choisi les mots et le petit speech du grand Sam ne change rien ? Alala, les paradoxes du voyage dans le temps.
Sinon, au delà de la recherche des souvenirs de Sam et de la vérité, on a un beau dilleme : doit il arrêter son père ou non ? Si il le laisse partir, son passé sera inchangé et comme il pense que réunir sa famille est le moyen de revenir dans le présent ... Mais si il arrête son père, petit Sam saura et petit Sam aura une vie différente en conséquence. Sam ne deviendra peut-etre pas policier. Mais n'est ce pas la solution pour revenir en 2006 ? Si il n'est pas policier, il n'enquête pas sur le kidnapping de sa petite amie et ne se fait pas renverser et ne repart pas en 1973 ...
Le choix est à la fois difficile, voire impossible et pourtant si évident : il n'a pas le choix en fait. Sa quête de vérité qui le motive depuis le début n'est pas d'arrêter son père mais de se rendre compte de qui il était en vrai.
Bref, cet épisode concluant la saison 1 se termine d'une façon évidente et prévisible (Sam n'a pas la solution à sa situation) vu qu'une saison 2 était en chantier. Pourtant, l'épisode est captivant parce qu'il relance la série sur une voie oubliée depuis un petit moment et pose d'excellentes questions par rapport à la situation temporelle.
Bilan de la saison 1 :
Life on Mars est une série étrange. Elle cumule plusieurs défauts assez rhédibitoires : un schéma inamovible en trois temps : opposition Sam/Gene, Sam a raison, conclusion en équipe. En plus, les enquêtes sont d'une banalité affligeante et surprennent jamais. Et je ne parle pas des méchants très clichés. Et il n'y a pas la moindre intrigue secondaire ou tertiaire pour souffler ou permettre de remplir les épisodes pour atteindre les 52 minutes. Un énième cop show sans la moindre originalité finalement.
Pourtant, la série nous fait revenir d'épisode en épisode. On veut savoir ce qu'il en retourne de la situation de Sam. Et puis l'interprétation de John Simm est tout simplement hallucinante de justesse. Il est Sam Tyler point barre. On ne voit jamais un acteur dans le rôle de, on voit tout simplement un homme. Et Philip Glenister est tout aussi au niveau. Il est Gen Hunt. Il donne vie à un dinosaure qui pourrait paraitre cliché mais il le rend si réaliste ... Ce sont vraiment deux acteurs de génie.
Et puis on est en 1973. Les anglais ont crié au gnie devnt la reconstitution du Manchester de l'époque. J'en ai personnellement aucune idée n'étant ni anglais, ni né à l'époque. Mais il est clair qu'on est en 1973. Tout sonne juste : des fringues aux décors, des peronnages à la musique. La musique est d'ailleurs exceptionnelle, que cela soit les morceaux originaux ou les grands classiques utilisés.
Je ne sais vraiment pas à quoi attribuer la réussite de Life on Mars. C'est un mélange qui passe parfaitement et qu'on déguste encore et encore. Une nouvelle réussite à mettre au compter des anglais et plus particulièrement de Kudos, la société de production déjà derrière Spooks/MI-5 et Les arnaqueurs VIP, deux autres réussites monumentales dans leur genre.
Life on Mars - Episode 1.07
Cas de conscience / Episode 7
Saison 1, Episode 7 sur 8
Diffusion anglaise : BBC 1
Diffusions françaises : 13eme rue puis NRJ 12 - 23 septembre 2008

Résumé :
Un suspect meurt en cellule d'un arrêt cardiaque provoqué par une overdose de cocaïne.
Mon avis :
On change un peu de dynamique avec cet épisode. Et sans être parfait, le scénariste Chris Chibnall prouve qu'il n'est pas si mauvais que les épisodes de Torchwood qu'il a signé le laisser croire.
L'équipe a coincé un dealer. Gene et Sam vont manger indien en écoutant Toxic de Britney Spears et quand ils reviennent, le suspect est mort. Gene veut étouffer l'affaire tandis que Sam veut trouver le flic responsable de cette mort, persuadé qu'il tient là une porte de sortie de ce délire dans lequel il se trouve.
Le problème de l'épisode vient tout simplement de sa longueur. Il y a 52 minutes à remplir et l'épisode peine à les remplir. Beaucoup de scènes sont inutiles ou trop longues. Et c'est un défaut de la série : tous les épisodes ne tournent autour que d'une seule intrigue. Il n'y a aucune intrigue secondaire ou tertiaire qui permettrait de souffler un peu ou de remplir un épisode. En conséquence, sur cet épisode, la conclusion s'avère très longue à venir. Avec un format à l'américaine de 42 minutes, ça serait sûrement mieux passé.
Et ce défut est vraiment dommageable parce que l'histoire est bonne et son déroulement aussi. Sam est vraiment tout seul contre le monde, même Annie le lâche plus ou moins. Et plus Sam est seul, plus il s'obsède dans sa quête de vérité absolue. Peu importe les dégats qu'il cause sur son passage. C'est d'ailleurs intérssant ce que dit Annie quand elle met Sam face à ce qu'il est. Pour lui, il ne fait aucun doute que tout cela est une illusion, que rien n'est vrai, que rien n'existe. Du coup, peu importe les dégats qu'il fait sur les gens et leurs relations. Et peu importe que Annie lui fasse confiance ou non. C'est une face de Sam qu'on n'avait peu développé jusque là mais qui a toujours été là.
L'enquête en elle-même, est une enquête ultra classique et son déroulement ne surprend : ils sont tous coupables en parti, de Phyllis qui s'est endormie à Gene qui a formé son équipe sans leur poser les limites. Là aussi, on a un truc intéressant : Gene a conscience de comment il est, de son comportement mais il a des limites, limites personnelles mais limites qu'il n'a pas transmise à ses hommes. C'est aussi intéressant de voir le petit bleu osciller entre les méthodes de Gene et celle de Sam.
Bref, on a là une bonne plongée dans la psychologie de plusieurs personnages qui se présentent sous un aspect inattendu mais pourtant présent depuis le début de la série. Malheureusement, l'enquête est trop classique et sans surprise et l'épisode souffre de sa trop longue durée et du coup, l'intensité se perd en scènes inutiles ou trop longues pour remplir les 52 minutes.



