jeudi 31 mai 2007
FBI : Portés Disparus - Episode 5.17
Eaux profondes / Deep Water
Saison 5, Episode 17 (/23)
Diffusion us : CBS - 18 mars 2007
Diffusion belge : RTBF (La Deux) - 26 mai 2007
Diffusion française : France 2 - Bientôt

Résumé :
Une sénatrice disparait.
Mon avis :
On se trouve devant un épisode un peu particulier de FBI puisque pour la première fois, on connait le sort de la personne disparue dès le départ : elle est morte. Du coup, l'épisode se joue de nous puisque l'équipe Jack enquête pour rechercher une disparue et nous on sait qu'elle est morte. Pourtant malgré cela, on se prend assez bien dans le jeu des recherches, bien mieux que dans les traditionnelles fausses pistes qui plombent les 20 premières minutes. Le seul défaut, c'est lors des phases d'imagination où Jack s'imagine la sénatrice tuée avec le crochet alors qu'il l'ignore. (du moins dans les premières séquences imagination).
Notre sénatrice, ancienne agent fédéral bossant pour le NTAC des 4400 (et qui conserve sa vf en prime), Diana Skouris alias Jacqueline McKenzie dans la vraie vie et je ne sais plus comment ici dans cet épisode, est donc disparue, tuée par ... son propre mari (avec la vf de psychopate de Guillaume Orsat qui tiens, surprise, faisait la vf du tueur dans le 3ème experts diffusé sur TF1 le 30 mai, mais qui fait aussi la voix du psychopate Liam Fitzpatrick dans Veronica Mars. Il fait aussi dans le dérangé mais pas psychopate avec Nate Fischer dans Six Feet Under et Sandy Cohen dans The OC. On notera que c'est au moins le troisième mari qu'il joue cette saison dans FBI. Vive la variété des versions françaises.) .
Mais pourquoi a t'il tué la si gentille maman adoptive de Maya (oui, oui, je me réfère encore aux 4400) ? Parce qu'il est adepte de la libérale attitude : la loi du plus fort : écraser la concurrence, les obstacles et empocher pleins de pognon : puisque papounet sénatrice n'a pas voulu lui filer un job très bien payé, il s'est tourné vers le donateur de la campagne sénatoriale, un industriel du pétrole que sa femme n'allait pas soutenir devant une commission d'enquête et contre un job et du fric, il allait "régler" le problème. Et ce con en est fier et s'en vante indirectement en riant au nez de Jack qu'il n'a aucune preuve. Du coup Jack, parce qu'il faut pas l'énerver, va tout balancer sa théorie sans preuve au père de la sénatrice lors de son enterrement. Du moins, c'est ce qu'on devine.
Je vais être franc : la fin ne me plait pas du tout. Jack est censé être quelqu'un de bon et non un bourreau. Parce qu'en allant parler au père, il sait très bien qu'il condamne à mort le mari. Ce point me gêne pas mal du tout, surtout sachant que l'épisode a été écrit par Anthony LaPaglia. Il n'est pas censé connaitre un poil son personnage ? A moins qu'il est décidé que la perte de son père, de Anne, de son troisième enfant en avait fait un enfoiré. Mais il aurait fallu un peu mieux l'introduire auparavant qu'à travers : Jack ne fout rien et Jack tire la gueule.
Sinon le reste s'en tire très très bien même pour moi qui n'aime pas les plongées dans les magouilles politico politiciennes us. On obtient un très bon éclairage (plus qu'une dénonciation) sur des états de fait plus que discutables et d'actualité, comme par exemple qu'il vaut mieux projeté l'image de la famille parfaite pour être élu qu'une d'être une célibataire. Du coup, hop, elle épouse le premier qui passe par là (un psychopate ! Elle aurait dû se méfier en entendant sa vf. Il ne fait les gentils que 10% du temps). Etant mariée, elle peut se présenter. Mais pour gagner il faut du fric et beaucoup de fric puisqu'il n'y a pas aux Etats Unis les mêmes règles d'équité de temps de paroles et de limites publicitaires. Les candidats peuvent faire ce qu'ils veulent, quand ils veulent à la télé. Du coup, celui qui a le plus de fric pourra monopoliser l'antenne avec ses spots entre la nouvelle lessive qui lave plus blanc que blanc et la bande annonce de Spiderman 3 au cinéma (les bandes annonces ciné sont autorisées dans les pages de pub us. Comme en Belgique d'ailleurs et dans quasiment tous les pays sauf chez nous) et aussi innonder de tracs et de meetings la population.
Et le seul moyen d'obtenir les millions est de se faire sponsoriser par une grosse boite : elle file le fric et soutient publiquement le candidat et en échange, une fois élu, ce candidat lui rendra la pareille en votant des lois favorables ou en empéchant des lois défavorables à cette entreprise sponsor et peu importe si cela va dans le sens de l'idéologie du candidat ou pas. La politique us est avant une question de jonglage que d'action. Et cet épisode est en plein dedans. La sénatrice fait partie d'une commission chargée d'évaluer la viabilité de nouveaux moyens de forage pétroliers en mer. Et un expert a rendu un rapport truqué sur la résistance des matériaux pour les conduites. D'après lui tout va bien mais on communique à la sénatrice le vrai rapport qui prouve qu'il y a un taux de rupture de 12% ce qui entrainera des désastres écologiques sans précédant. Elle décide alors de voter contre cette loi et donc contre son principal donateur de campagne. C'est là que le mari intervient, assoiffé par le pouvoir.
Anthony LaPaglia n'hésite pas à taper allégrement dans un peu de tout : les personnes prêtes à tout pour avoir un peu plus de pouvoir, le système de parrainage électoral, le rien à battre de l'écologie des multinationales us. Et cela bien que rapide est très bien mené. La rapidité permet juste d'éviter une trop grosse lourdeur qui aurait rendu l'épisode chiant. Anthony LaPaglia a fait un excellent boulot sur cet épisode.
Mais du coup, parce qu'il est un peu ce qu'il dénonce, il envoit chier ces collègues qui ont tous 30 secondes à l'écran maximum dont 10 avec la scène collective du début.
Bref, j'ai trouvé l'épisode bon, malgré le fait qu'il soit dans un univers que je n'affectionne pas (la politique us). Pour un débutant, Anthony LaPaglia s'en sort très très bien.
Le plus :
Parce que je vous offre toujours plus que Tao : Anthony LaPaglia a eu l'idée d'écrire un épisode et cet épisode en particulier lors d'une discussion avec son maquilleur, Michael Mills. 8 mois après, il a présenté le script aux producteurs qui l'ont à peine modifié. On peut mieux comprendre la totale absence des autres enquêteurs puisqu'en le début de l'écriture et l'épisode fini, il a du se dérouler pas loin d'un an. Anthony LaPaglia ne pouvait pas savoir où en serait les personnages (comment deviner où en serait les rapports Danny / Elena ? Martin serait il toujours drogué ? Sam en était à combien de meurtres à la pelle ? )
Il s'est inspiré de plusieurs faits réels notamment sur la volonté du gouvernement us d'étendre les zones de forage et Joseph Kennedy qui a "rendu présentable" ses enfants en vu de leur élection. On parle bien sûr du père de JFK, président des Etats Unis tué à Dallas. Ce père rêvait de la présidence et a tout organisé en coulisses pour que ses enfants atteignent les sommets de la politique us.
mardi 22 mai 2007
FBI Portés disparus - Episode 5.16
Jamais sans toi / Without you
Saison 5, Episode 16 (/23)
Diffusion us : CBS - 4 mars 2007
Diffusion belge : RTBF (La Deux) - 19 mai 2007
Diffusion française : France 2 - Bientôt

Résumé :
Double disparition : Mary Alice Young et la fille de Elena.
Mon avis : Sans Susan, c'est nettement moins boulet Desperate Housewives.
Il n'a pas de bol Mark Moses. Il est marqué à vie par son rôle de Paul Young dans Desperate Housewives. Un poil psychopate à Wysteria Lane, il se révèle ici complétement toc toc, dans le sens triste et non tueur. Sa femme est morte d'une crise d'asthme et il disjoncte, partant à New York pour le voyage qu'ils avaient prévu de faire et il appelle alors le FBI pour la disparition. L'équipe ne se laisse pas avoir par les témoignages, notament sur l'engueulade surprise par la voisine et Sam découvre la femme allongée paisiblement dans son lit mais morte. Elle comprend alors que son cerveau a disjoncté, substituant la réalité trop dure à affronter. La réalité et son imagination ont réécrit les évènements (le fauteuil, la lampe renversés, ...) Il y a autre chose surtout avec l'histoire de l'agression, probablement un évènement passé là aussi mais on n'en saura pas plus, l'équipe éjectant le mari chez le psy.
Le gros morceau vient de Elena, Carlos et le jardinier Danny. La petite Sofie a disparu, kidnappée par un malfrat quelconque que Elena avait arrêté lorsqu'elle était encore flic. Il a été embauché par Carlos, le père de Sofie. Et quand l'équipe le retrouve, il prend sa fille en otages mais Elena va le calmer en lui parlant. Allez hop, en taule le Carlos.
Je suis content. Non pas parce que l'intrigue est ultra prévisible de bout en bout mais parce qu'on boucle rapidement cette intrigue soap porto ricain. Ca change de Martin le junkie un épisode sur deux pendant une saison complète. Quand je dis ultra prévisible, c'est parce qu'en voyant la fille l'épisode précédent et rebelotte encore aujourd'hui, il était évident qu'elle allait disparaitre et que Carlos serait derrière. Et que Elena allait faire n'imp et qu'elle allait sauver la situation et que sa fille n'allait pas mourir. D'ailleurs, question non résolue : Sofie est jouée par Ashlyn Sanchez et Elena par Roselyn Sanchez. Mère/fille dans la réalité ? Vive le piston si c'est le cas.
Cette intrigue prend les deux tiers de l'épisode et Roselyn Sanchez est insupportable en femme hystérique. Mais baffe là Jack !!! Déjà rien qu'en voyant sa réaction, j'ai pas compris pourquoi Jack ne l'a pas menotté. C'était si évident qu'elle allait s'incruster dans l'enquête. Heureusement, face à Carlos, elle s'en sort mieux. L'hystérie stéréotypée, c'est vraiment pas son truc.
On notera également Chastity Dodson, la chef du journal féministe lesbienne refoulée de Veronica Mars saison 3 dans le rôle de la nounou qui aurait mérité de mourir étouffée dans le placard dont elle refuse comme dans Veronica Mars de sortir par elle-même.
Pour les autres personnages, Danny malgré son implication assure le strict minimum en menaçant de buter Carlos dans le dos. Et il ne fera pas crac crac ce soir. Encore une fois.
Sam et Martin fantomisent. Heureusement, ils tiennent compagnie à Vivian dans la dimension des fantomes oubliés.
Bref, un épisode que j'attendais : la double disparition dans le même épisode. L'intrigue avec Paul Young s'en sort très bien. En très peu de temps, Mark Moses arrive à nous faire passer une véritable émotion et on plaint cet homme fortement amoureux de sa femme. Par contre, l'intrigue soap d'Elena, son seul point positif, c'est qu'on la boucle déjà.
mardi 15 mai 2007
FBI : Portés Disparus - Episode 5.15
Le désert / Desert Springs
Saison 5, Episode 15 (/ 24)
Diffusion us : CBS - 18 février 2007
Diffusion belge :RTBF (La Deux) - 12 mai 2007
Diffusion française : France 2 - Bientôt

Résumé :
L'équipe recherche un homme disparu après avoir viré plusieurs employés de sa compagnie.
Mon avis :
Et de deux. Deuxième épisode d'affilée où on s'en fout. Mais où le disparu meurt. L'épisode est correct en lui-même mais les scénaristes passent à coté d'un thème de société important : la précarité du travail et tout ce qui tourne autour comme le vieux viré à 2 ans de la retraite. L'épisode part là-dessus mais oublie totalement de creuser cette piste préférant faire du disparu un mec qui avec ses deux potes a braqué des dealeurs jamaïquains. Le problème, c'est qu'ils se sont fait choppé par les jamaïcains, que le pote frère du shériff du coin claque, qu'ils l'enterrent dans ... le désert et que deux ans après, après avoir refait leurs vies, le disparu avoue tout au cours d'un voyage dans sa ville natale d'Arizona au shériff, frère du mort qui le balance aux jamaïcains qui le balancent à la flotte après lui avoir collé une balle en pleien tête. On aurait été sur ABC, il aurait pu finir sur l'île de Lost ce mec avec un passé comme ça.
Rien de bien passionant donc avec uniquement des fausses pistes durant tout l'épisode et 2 minutes finales où on expédie tout pour conclure l'épisode.
Du coté vie privée , Jack fait toujours la gueule, Vivian est retournée au placard. En plus, il faut aller en Arizona et comme c'est moins cool que l'Irak, le Mexique ou Tokyo, Jack n'y va pas, envoyant à la place Martin et Sam. Une Sam qui a oublié qu'elle était une serial killer à la pelle et qu'elle a couché avec Martin pendant toute une saison ou presque. De leur coté, les latinos continuent leur soap : papa doit venir prendre la fille mais il est trop bourré et oublie l'heure donc Elena l'emmène. Puis papa se pointe au bureau, s'engueule en espagnol avec l'haleine chargée et Elena. Danny intervient, Elena lui en veut. J'en connais un qui ne va pas faire crac crac ce soir (enfin 2 si je me compte dans le lot. D'ailleurs j'en profite pour passer une petite annonce : si tu es une femme, tu as une forte poitrine, tu m'intéresses :)
Bref, bof.
mardi 8 mai 2007
FBI Portés Disparus - Episode 5.14
Le pont / Primed
Saison 5, Episode 14 (/23)
Diffusion us : CBS - 21 janvier 2007
Diffusion belge : RTBF (La Deux) - 5 mai 2007
Diffusion française : France 2 - Bientôt

Résumé :
Abby, une peintre qui réalise ses tableaux à partir de photos, disparait.
Mon avis :
Chic, enfin un épisode où je ne peux dire que du mal de FBI. Ca me rappelle la saison 4. Enfin non pas trop parce que la saison 4 était nulle et les épisodes chiants et longs. Là, c'est juste nul. Mais nuuuuuul.
On a donc une disparue, Abby. Elle prend des photos de gens dans la rue. Ben non, c'est pas une paparazzi, c'est juste une peintre qui fait de la décalcomanie à partir des photos qu'elle peint en bavant tout partout en plus. Le truc que Photoshop sait faire. C'est moins sale et c'est mieux. Mais nan, elle est une "artiste" en insistant bien sur les guillemets. Et elle a une copine / assistante / conne / jalouse / voleuse. La copine qui ne sert à rien du tout et qui est juste là pour faire avancer l'enquête du FBI parce qu'il faut varier des relevés téléphoniques et des plaques d'immatriculation bien pratiques.
Au début, l'équipe part sur la piste du mec photographié et qui bute Abby parce que franchement, au cas où sa femme passe dans la galerie et reconnaisse que c'est son mec avec sa maitresse la grosse tache brune et beige ... Evidamment, on sait que c'est une fausse piste mais l'équipe réduite à Bombasse et Blondasse creuse dans cette piste. Et c'est là qu'on différencie un bon épisode d'un mauvais : on ne se fait pas chier devant les fausses pistes du début dans les bons épisodes. Là, on se fait chier. Bien sûr, on ajoute les témoins qui mentent avant de dire la vérité, un peu de drogue par là dessus et on obtient un carré amoureux. Et comme tout carré amoureux, il est maudit (Lee/Starbuck/Anders/Dualla dans Battlestar Galactica saison 3, Kate, Sawyer, Jack et sa main droite dans Lost (remplacée par Juliet en saison 3), Seth, Marissa, Chien battu et Summer dans The OC, Ephram, sa main droite, sa main gauche et Delia dans Everwood, ...). Pourquoi est il maudit ? Parce que une meurt, l'autre meurt, le troisième meurt et la quatrième finit en taule. Pour faire simple : le fameux pont du très subtil titre vf a causé la chute d'une ado à la Beverly Hills. Ils faisaient un jeu à la con où les filles devaient se prendre pour Leo DiCarpacio dans Titanic. Seulement l'autre conne a la mauvaise idée de tomber. Ca perturbe le couple qui était avec et monsieur finit junkie puis mort d'overdose, et madame dépressive, peintre et morte dans les bois. Le quatrième était le petit ami pour la journée de lam orte du pont et il s'en fout de tout. Au contraire, il veut même qu'ils claquent tous parce qu'il a eu du mal à trouver une bombasse riche à épouser et pas touche à sa nouvelle fortune. Et tout ça avec la complicité de la copine d'Abby qui sert à rien sauf à dire au FBI que le mec était là et tout ça. Histoire que ça avance.
Autant dire que l'ensemble est très poussif. C'est lent, tous les rebondissements apparaissent forcés au mieux, pathétiques au pire. Pourtant, les acteurs font ce qu'ils peuvent. Il y avait de la matière avec Abby et ses remords, sa culpabilité. Mais nan. En plus, sa profession ne sert strictement à rien, elle aurait pu être nimporte quoi que ça n'aurait rien changé. Certains vont dire que si, il y a le tableau qu'elle a peint d'après la photo faite avec un appareil vu qu'à l'époque les téléphones portables n'étaient pas des plate formes 76 fonctions dont appareil photo. Sauf que primo : le tableau ne représente rien d'identifiable. Et secondo, ben il y a la photo, faite par une ado pour le souvenir. Comme n'importe qui en fait. Donc aucun rapport son boulot avec rien du tout.
Il n'y a qu'un seul point fort entre guillemets à cet épisode : enfin une disparue qui meurt. Seulement, on s'en fout royalement. Et là encore, ça fait super forcé pour lancer l'intrigue Sam.
Je passe aux persos. Du coté des Latinos Heat, on est passé du "j'ai pas signer la lettre" à "oulala, tu remets ton gros stylo dans mon fourreau quand tu veux". Là encore, subtil et pas du tout prévisible. Danny et Elena se culbutent. C'est tellement bien que Danny en oublie son porte feuille. On est passé en un épisode du "on est collègue, je ne te fais même pas la bise le matin" à "j'emmène ma belle fille au concert d'Hannah Montana". C'est quand même une vache d'ellipse. Si Anne était toujours en vie et enceinte, ben son gosse d'avec Jack serait en train de préparer sa thèse universitaire tellement le saut dans le temps est soudain, brusque. Donc pour faire simple, c'est la passion latine, c'est chaud et la garde de la fille, tout le monde s'en fout, même Elena.
Danny a quand même encore des contacts avec Martin qui a déjà deviné pour lui et Elena Delgado. Sinon, ils ne sortent pas du bureau. Fait trop froid dehors. Donc on envoie les girlz vu que Jack qui n'a rien dit à personne continue à utiliser l'excuse "j'ai une vie privée avec Anne" pour ne pas bosser. Mais il passe quand même voir le beau cul de Poppy Montgomery. Et que Vivian a du refaire une quadruple crise cardiaque.
Il ne reste donc que Elena et Sam pour bosser dans le froid. Et bosser dans le froid, Sam n'aime pas. 9a lui file des hallucinations où elle se voit photographe et où elle voit la disparue chez elle. Du coup, elle s'énerve sur le premier père qu'elle voit. Pis ça réchauffe de crier. Avant de se revoir petite fracassant quelqu'un à coup de pelle dans sa face dans les bois. Mais bien sûr. Evidamment. Du grand n'importe quoi. Les prochains scénaristes ont intérêt à rattraper le coup sur Sam. C'est elle qui a été la mieux traité pour sa vie privée (relations sexuelles et passé). On va mettre l'impression de n'imp de l'épisode sur le compte d'un mauvais montage. J'espère. Je croise les doigts pour ça.
Bref, un épisode mauvais coté du disparue du jour et qui en plus me fait très peur. Je redoute le massacre annoncé de Sam, dernier personnage pas encore détruit par la moulinette du nouveau showrunner arrivé en début de saison 4.
vendredi 4 mai 2007
FBI Portés Disparus - Episode 5.13
A pleines dents / Eating away
Saison 5, Episode 13 (/23)
Diffusion us : CBS - 14 janvier 2007
Diffusion belge : RTBF (La Deux) - 28 avril 2007
Diffusion française : France 2

Résumé :
L'équipe recherche un gros mangeur de compétition pendant que Elena se retrouve avec une histoire !
Mon avis :
On dit que toute série saute le requin un jour ou l'autre dans un épisode où ce qui s'y passe est tellement gros, tellement n'importe quoi que c'est fini pour elle. Cela vient de l'épisode où Fonzie décide de sauter par dessus un requin dans un épisode d'Happy Days.
Et FBI était borderline du requin depuis longtemps quand même. Merci Anne. Son éloignement et la reprise de bonnes histoires de disparus me rassuraient. Mais voici que c'est Elena l'inutile qui ramène le requin à proximité.
Car oui, maintenant que Jack et Anne ( alias le couple Jackanne ou jackass) cessent de parasiter l'antenne, les autres peuvent s'épanouir. Et on sort Elena qui attend depuis 30 épisodes d'avoir plus de 3 lignes de dialogue. Et quand elle a enfin du temps d'antenne, elle nous sort une histoire soap. Bordel !
Pour faire simple, Elena a une fille. Et ce n'estp as Danny le père mais un pote de Danny, flic de son état. Et ce monsieur veut la garde de la petite. Il fait croire à Danny qu'il veut juste un droit de visite et obtient ainsi la promesse qu'il signera une déclaration en sa faveur. Seulement voilà, Elena est latina. Donc elle vient lui hurler en espagnol dessus. Danny s'est fait arnaquer par son pote et va signer une déclaration qui offrira la garde de la petite au flic. Et du coup, Danny voit l'espoir de culbuter Elena s'envoler. Donc il va dire à son pote flic qu'il est très méchant et qu'il signera pas la déclaration parce que sinon, pas de sexe avec Roselyn Sanchez nue. (Perso, je préfèrerais Poppy Montgomery nue mais j'ai rien contre la mui caliente Roselyn Sanchez nue)
Wouah ! Mais où se cache Victor ? Et depuis quand le bureau du FBI s'est délocalisé à Genoa city ? Si c'était pour nous pondre ça, elle aurait mieux fait de rester tout au fond de l'image la belle Elena. Mais bon, elle m'a bien fait rire quand même quand elle gueule sur Danny : sa tête "merde, je vais pas faire trempette dans ses jus" et ses explications (je bosse trop ! je dois appeler ma mère à l'aide tellement je bosse trop) :)
A part ça, on a quand même un disparu : Barry, champion de concours de bouffe. Il disparait de l'hôpital après avoir fait un malaise après une victoire dans un concours de chili. L'équipe pense d'abord à un empoisonnement vu qu'il avait de l'eau de javel dans l'estomac mais cela n'est qu'une grosse fausse piste. L'eau de javel vient de l'organisateur du concours parce qu'il avait proposé à Barry de tricher au concours et gagner ainsi bien plus que les 5000 dollars du vainqueur. Mais Barry ne voulait pas tricher. L'eau de javel n'était là que pour el faire perdre et pas le tuer.
L'équipe se penche alors sur le pourquoi du besoin d'une grosse somme d'argent et il découvre qu'il était tombé amoureux d'une journaliste enquêtant sur les champions de bouffe. Et la journaliste n'était pas insensible. Du coup, Barry a demandé des conseils drague et séduction à une pute rencontrée sur internet. (vivement que Tao me donne des conseils drague et séduction). Seulement voilà, l'équipe découvre que le frère de Barry suivait Barry et qu'il n'était pas content de voir son frère avec une prostituée, traumatisé par sa propre mère qui recevait des clients sans se cacher pendant qu'il matait avec Barry la télé. Donc le frère a pété un cable, assomé Barry et il l'a planqué dans un garde meuble. Et l'équipe le retrouve vivant, au grand soulagement de la journaliste.
L'intrigue casse pas trois pattes à un canard mais elle est vraiment très sympa à suivre. J'ai passé un très bon moment avec ces personnages tous éminament sympathiques, Barry en tête. Je sais pas trop ce qui s'es tdégagé de cette histoire sans aucun réel intérêt mais j'ai bien aimé.
Enfin si, l'histoire avait du potentiel d'analyse avec l'éducation des enfants de prostitués (ou autre métiers assimilables) mais c'est vraiment pas du tout traité. Cela nous sert juste à avoir une scène choc quand le jeune mate sa mère en exercice (France 2 va t'elle couper cela ?) et une pseudo explication au geste du frère. Un frère peu doué puisqu'en suivant son frère, il ne s'est pas rendu compte qu'il voyait deux femmes différentes.
Enfin, je ne peux pas terminer la review sans signler mon gros fou rire de l'épisode avec le verre doseur en titanium incassable. Il y va franco sur Barry et logiquement, il aurait du péter le verre doseur ou au moins plier si il est en plastique. Nan, là, rien. On aurait dit une brique.
Et comme promis sur Msn, voici la preuve que Tao est un revieweur tout nul de chez nul :
Il a dit : "Celui ci nous apprend que
lui, Barry et l’organisateur du concours avaient décidés de truquer la
compétition afin d’empocher 5000€ grâce aux paris." Et bien non mon cher ami. T'es trop nul ! Les 5000 sont des dollars et non des euros. Et en plus, cette somme correspond au gain légal du concours. La somme à empocher par la triche est bien plus haute, suffisante pour couvrir les 10000 dollars dont Barry à besoin. Mais le montant exact n'est pas dit.
Bouh ! T'es nul !
Et voilà donc pourquoi il ne faut que MES reviews à MOI qui sont bien meilleures :)
Bref, un épisode très très sympathique qu'on suit avec grand plaisir malgré le coté feux de l'amour de l'intrigue Elena et le ratage de l'analyse de la situation des enfants de prostituées complétement oubliée.
jeudi 26 avril 2007
FBI Portés Disparus - Episode 5.12
En vrille / Tail spin
Saison 5, Episode 12 (/23)
Diffusion us : CBS - 7 janvier 2007
Diffusion belge : RTBF (La Deux) - 21 avril 2007
Diffusion française : France 2

Résumé :
Un controleur aérien disparait
Mon avis :
On revient à une enquête plus traditionelle, dans le sens où on s'attache à un disparu et non pas à un problème de société. Mais ce n'est pas pour autant que l'épisode ne fonctionne. Au contraire. L'intrigue, bien soutenue par des acteurs impécables est vraiment agréable à suivre. A noter qu'on continue sur le recyclage des acteurs de Star Trek : après Marina Sirtis de Star Trek la nouvelle génération et Connor Trinner de Star Trek Enterprise, voici Tim Russ, le vulcain Tuvok, lieutenant colonel en charge de la sécurité à bord du vaisseau Voyager de la série Star Trek Voyager (il joue un mec de je sais plus quelle agence pour environ une minute de scène). Doit on espérer une des stars de Star Trek Deep Space Nine la semaine prochaine ?
Donc cet épisode s'attache à un disparu et sa vie, somme toute banale jusqu'à la mort de sa femme. La perte de sa moitié est le point de départ de la spirale dans laquelle il va s'enfoncer. Il ne s'entend pas avec son fils ado, il a des problèmes de budget, il se retrouve à faire attérir en douce un petit avion transportant de la drogue, il manque de faire crasher des avions normaux, il fait se crasher l'avion des traficants, il découvre que son fils a des gros problèmes de dettes suite à des paris, il va voler la drogue restante dans l'avion.
En lisant ce résumé rapide, on se dit que Neil est un gros enfoiré. Et pourtant non. Il est sympa, il est touchant. Il est monsieur tout le monde. Votre voisin, mon voisin. Sauf que la chance l'a quitté. Il fait mauvais choix après mauvais choix. Mais en y regardant bien, il n'a pas vraiment le choix à chaque fois. Il essaye de faire au mieux avec ce qu'il lui reste. Et il n'y arrive pas.
On prend vraiment plaisir à suivre cet épisode même si il ne restera pas dans les annales de la série. Le seul reproche que je lu iferais, c'est de ne pas avoir été au bout en tuant Neil. Mais d'un autre coté, il va se retrouver en prison. Le bout du bout logique de la spirale, la mort aurait plus apparu comme un échapatoire. Du moins, c'est comme que je vois le choix scénaristique. Personnellement, je l'aurais fais mourir suite au choc contre la pierre. Cela aurait eu plus d'impact. D'ailleurs, c'est un regret des récents épisodes : les disparus ne meurent plus, peu importe ce qu'ils subissent. Certes l'alternative n'est pas mieux (prison pour Neil, la mort pour la cancereuse d'il y a deux épisode) mais voilà, à part celle retrouvé suicidée dans sa baignoire, l'équipe ne retrouve que des vivants cette saison.
Du coté des enquêteurs et leurs vies, on est toujours dans la non subtilité totale comme entre Jack et Sam qui accumulent les scènes poussives de face à face depuis le début de saison. Sans oublier la scène tous les 10 épisodes de Danny fantasmant sur le cul d'Elena (la précédente fois était dans l'épisode où elle fait du striptease, soit le 5.02 / 01 sur France 2). Martin et Vivian sont tout aussi transparents que Lucy, la tech girl.
Bref, un épisode plus que sympa, vraiment très agréable à suivre qui nous montre comment on peut perdre le contrôle d'une vie tout à fait banale.
FBI Portés Disparus - Episode 5.11
Partir / Fade away
Saison 5, Episode 11 (/23)
Diffusion us : CBS - 10 décembre 2006
Diffusion belge : RTBF (La Deux) - 14 avril 2007
Diffusion française : France 2

Résumé :
Un joueur de basket universitaire disparait après une victoire décisive qu'il a offert à son équipe.
Mon avis :
Euh ... Fais chier Tao. Oui, tu fais chier à toujours tout dire. Laisse moi des miettes inédites ! Bon, j'ai quand même un truc que tu n'as pas dit. Tu as explicité qui était le basketteur. Je vais explicité qui est l'entraineur : Connor Trinner, alias Tripp l'ingénieur en chef dans Star Trek Enterprise (Avec Scott Bakula, en perpétuelle diffusion sur Jimmy) mais aussi Michael dans Stargate Atlantis. Voilà l'inédit de ma part.
Pour le reste, c'est pareil que Tao avec moins d'enthousiasme. Oui, c'était sympa et agréable à suivre. Mais l'épisode ne va pas assez loin dans la dénonciation du très injuste système universitaire américain. Et on passe trop de temps sur les fausses pistes en début d'épisode. Il faut attendre la moitié de l'épisode pour commencer à entrevoir le second niveau de lecture de l'épisode : la dénonciation de ces gros cons de sportifs universitaires. Parce que oui, aux Etats Unis, pour entrer dans un sport de façon professionelle, il faut passer par une équipe universitaire. Et la réussite d'une équipe universitaire entraine le prestige de celle-ci. On ne va pas à North Carolina parce qu'ils ont un des meilleurs profs de telle matière mais parce que Michael Jordan est passé par là.
Il est donc capital que les universités récupèrent les meilleurs espoirs dans le sport sur lequel elles ont misé. Et pour s'assurer un sportif, on le paye. En l'occurence, en lui offrant les frais de scolarité + des avantages en nature. Et ce n'est négligeable quand on sait que les études universitaires coutent la peau du cul et que les étudiants non sportifs et non boursiers (bourse sur la base du mérite : etre par exemple le meilleur lycéen de l'état) se retrouvent avec un emprunt à rembourser pendant des années. Mais comme les frais payés sont un standard offert par toutes les universités, il faut autre chose comme dans cet épisode : un appart et une petite copine sont offerts en plus des frais de scolarité. Peu importe que ça soit une pute, le principal est qu'il ne perde pas de temps d'entrainement à se chercher une petite amie.
Viennent ensuite les autres plus qui sont grosso modo la loi du silence. Les sportifs sont des stars, tout leur est permis. Et si en plus, tu es la star de l'équipe, tu es vraiment intouchable. Y compris si tu violes une fille. Après tout, elle devrait être heureuse qu'une des stars de l'université s'intéresse à elle. De toute façon, l'histoire ne sortira jamais puisque même si la fille parle, l'université va la faire taire à coup de gros chèques, l'image de marque étant plus important que le consentement ou non d'une jeune fille.
Or dans cet épisode, on a le meilleur pote du basketteur qui viole une fille lors d'une soirée alcool et filles de One Tree Hill (pour les non initiés, c'est synonyme de filles faciles). Et le disparu l'a surpris en pleine action, il a vu le regard de la fille et il a refermé la porte. Sauf que maintenant, sa conscience le tourmente et il veut parler. Mais le gros pote de la fille le prend pour le violeur (la fille lui en voulant autant qu'au violeur vu qu'il a rien fait) et il le tabasse, le laissant pour mort. Et il accompagne son massacre d'une justification de ses actes parce que les sportifs ont tout qui leur est offert contrairement aux autres qui rament : sous entendu, tout leur est offert, y compris la fille sur laquelle il fantasme depuis de longs mois.
Et effectivement, Tao est trop indulgent. Parce que l'épisode ne fait qu'effleurer la thématique des inégalités d'entrée à l'université en se plaçant du coté des sportifs. On pouvait aller bien plus loin rien que de ce point de vue (et on pouvait aussi creuser du coté de ceux qui rament, bossant leurs cours 18 heures par jour et n'étant pas sûr de rester).
Par contre, l'excellente nouvelle, c'est qu'on expédie Anne dans les tréfonds de l'oubli. Magnifique cadeau de Noel pour les téléspectateurs américains (dernier épisode inédit diffusé avant Noel). Pour nous, ce n'est qu'un adieu à la cloche de service une semaine après Paques (et beaucoup plus pour ceux ne recevant pas la rtbf). Oui, ça colle bien Paques pour nous. La cloche a perdu son oeuf. Sans surprise, c'est la faute à Mondial Moquette. Je l'avais dis à l'époque de cet épisode et ça se confirme. Elle a fait une fausse couche (ben oui, voilà ce que c'est de tenter de faire un bébé à 98 ans). Et maintenant, elle embarque Jack à l'hôpital pour qu'il la soutienne depuis la salle d'attente pendant que les médecins asiprent tout ce qui est mort la-dedans. Puis elle retourne à l'appart sans meuble et sans moquette pour faire ses valises et se casser. De manière définitive. Oui, je spoilie sur l'épisode suivant qui nous le confirme. Mais c'est un bon spoiler ça.
Donc voilà l'insupportable storyline se termine dans une non émotion totale de la part des acteurs et des téléspectateurs. Je n'ai jamais vu Anthony LaPaglia aussi stoïque. Pas un poil d'émotion, pas un poil de vie. Même une statue est plus émotive que le Jack de cet épisode.
Bref, rien que pour Anne dégageant dans une non émotion totale, l'épisode vaut le coup. Dommage que la thématique des bourses de sportifs universitaires ne soit pas plus approfondie et on aurait eu un très très bon épisode.
FBI Portés Disparus - Episode 5.10
L'espoir / The thing with feathers
Saison 5, Episode 10 (/23)
Diffusion us : CBS - 3 décembre 2006
Diffusion belge : RTBF (La Deux) - 7 avril 2007
Diffusion française : France 2

Résumé :
La disparue du jour est atteinte d'une tumeur au cerveau inopérable.
Mon avis :
Encore une fois, la série revient aux fondamentaux : dénoncer. Et là, elle le fait magnifiquement avec Audrey la mourante en nous rappelant que bien souvent, les gens meurent bien avant le jour où leur coeur s'arrête mais le jour où ils apprennent qu'ils sont malades. Ici, en apparence, Audrey est une femme sans problèmes. Sauf qu'elle a une tumeur inopérable qui va la tuer dans un mois. Et l'épisode se lance dans une description très juste de l'impitoyable comportement général face aux malades. Et le cancer n'est ici qu'un exemple. Cela vaut aussi pour les séropositifs, ou tout autre maladie condamnant à mort le malade.
On voit son patron qui profitait déjà d'elle de son "vivant" en profiter encore plus maintenant. Elle sait qu'il fait passer ses oeuvres architecturales pour les siennes et elle veut une juste rétribution. C'est pas parce qu'on va mourir que le travail devient gratuit. Il faut penser à ceux qui vont rester, à sa famille.
C'est vrai qu'on peut sur le moment se dire qu'elle pourrait faire autre chose que ça, comme passer un maximum de temps avec sa famille. Mais elle n'a pas le choix. Parce que son assurance vie ne va pas fonctionner. Elle l'a bien souscrite avant d'être diagnostiquer cancéreuse en phase terminale mais l'assurance sort une histoire de délai avant qu'elle soit vraiment en cours. Elle a donc souscrit une assurance vie pour rien. C'est d'ailleurs un défaut universel que la série pourrait également dénoncer. Vous avez beau les engraisser avec la plus grosse formule, l'assurance trouve toujours un moyen pour ne pas payer (et quelque soit le cas : assurance vie, vol, habitation, accident, ...). Déjà qu'ils ne payent pas les vivants, alors une morte ...
Et l'épisode continue dans cet aspect "déjà mort" avec la séance de soutien qui en gros vise à nous faire accepter qu'on est déjà mort et que voilà, arrête d'emmerder le monde. Devant cette scène, j'avais envie de lui faire bouffer sa maquette qu'il faut laisser partir. Comment peut on demander à quelqu'un de renoncer à la vie ? De renoncer à sa famille ? D'abandonner ? La décision doit venir du plus profond de soi d'abandonner. Pas d'un crétin qui a encore 50 ans à vivre au moins.
Et on continue aussi avec la propre fille dans une scène terrible où la fille d'Audrey lui reproche de mourir et de ne pas venir à son tournoi de tennis cet été. Audrey voyait dans sa famille un échappatoire à la fatalité, un havre où pendant un instant, elle pouvait oublier qu'elle allait mourir. Mais sa fille lui en prive.
Mais tout le monde ne la rejette pas. Non. Pour certains, les mourrants ont bien plus de valeurs que les vivants. Et je ne parle pas des médecins mais des arnaqueurs. Quoi de mieux qu'une mourrante désespérée de vivre ? Elle gobera tout, y compris que la pelouse de Central Park ou autre guérit le cancer si on la prend en infusion.
Jusque là, j'ai plutôt adhéré à l'épisode. La suite est un poil over the top avec l'histoire de fausses accusations lorsqu'elle était à l'école. Je ne vois pas trop ce que cela apporte. Faut il vraiment être sur le point de mourir pour aller s'excuser d'avoir bousillé la vie d'un autre en l'accusant à tort ? Cela renverse complètement l'image qu'on nous a donné puisqu'on peut en conclure qu'elle se sert de sa maladie pour ne pas avoir à affronter la colère de l'ancien prof. Cela me semble très étrange comme scène.
De même que l'agression finale à l'arrêt de bus parce que l'agresseur l'a vu affaibli ... Mouais. Je pense que même en pleine forme, il aurait essayé de l'attaquer donc ...
Par là-dessus, on ajoutera l'extraordinaire scène d'hallucination du drogué. Mais on évitera de revenir sur Martin qui se fout de sa gueule. Qui fut drogué il y a pas longtemps ?
On remarquera aussi que les séquelles d'une torture, c'est mal. Donc pas de séquelles (et ça facilite la diffusion bordélique à l'étranger ou les rediffs)
Et on saupoudre tout ça des inutiles flashbacks sur la maladie cardiaque de Vivian qui n'apporte rien du tout à part du meublage. Ils veulent établir un parallèle mais c'est complétement foiré vu que poru Vivian on reste exclusivement sur la famille et avec Audrey, la famille est quasiment exclue.
Bref, la série repart sur des grandes histoires sociales ancrées dans la réalité d'aujourd'hui : la maladie et la mort imminente sont les parfaites excuses pour justifier le pire des comportements humains. Dommage que du coté enquêteurs, ce soit toujours la bérézina et que je n'ai pas adhéré au jeu de l'actrice jouant Audrey dans plus de la moitié des scènes. Ca casse un peu la qualité du coup.
mardi 3 avril 2007
FBI Portés Disparus - Episode 5.09
Le protecteur / Watch over me
Saison 5, Episode 9
Diffusion us : CBS - 19 novembre 2006
Diffusion belge : RTBF (La Deux) - 31 mars 2007
Diffusion française : France 2 - 23 avril 2007

Résumé :
Un employé des services sociaux disparait.
Mon avis :
Un moins grand enthousiasme que le sieur Tao envers cet épisode. Déjà, impossible de ne pas voir Choooone McNamara à chaque parole du disparu (la magie de la vf). En plus, l'épisode est une grosse redite d'un récent sur tout un pan de l'intrigue.
En effet, on voit un travailleur qui en a marre, qui ne supporte plus son boulôt extrêmement difficile et qui le quitte. Et sa patronne qui nous sort que tous partent après quelques années. Ok. C'est exactement la même chose qu'avec l'opératrice du 911 dans le 3eme épisode de cette même saison. Aucune variante, limite les mêmes dialogues. C'est abusé. Mais ça permet de bien lancer la seconde partie concernant le personnage, du vrai FBI, du FBI qui expose un travers, un problème et le dénonce. Que ça faisait longtemps qu'on avait pas eu un tel épisode, avec un message clair mais subtil (et pas bourrin comme pour la Nouvelle Orleans.) Ici, on accuse pas ouvertement le gouvernement mais le message est plus que clair. Une partie de la population américaine est dans la merde et on l'y laisse par le biais d'un système foireux qui empêche ceux pris dans sa toile de s'en sortir.
On le comprend clairement dès le début avec Danny qui est horrifié à l'idée de remettre les pieds dans un centre d'accueil. Puis par le disparu : on retire des enfants à des couples se battant ou drogués. On déchire une famille plutôt que de l'aider. Cela revient moins cher d'expédier le gosse dans une autre famille payée pour ça plutôt que de traiter la dépendance de la mère droguée ou d'emprisonner un mari violent. Le système se dit agir dans l'intérêt de l'enfant mais où se trouve t'il ? Loin de sa mère dont les institutions la laissent crever sous les piqures ou les coups ? Dans une famille qui accueillent 5,6,7 enfants parce que chacun ramène une subvention dont il ne verra pas la couleur ? Ce point est peut-être le seul point faible de l'épisode dans ce domaine parce qu'on insiste pas vraiment là-dessus. A moins que la série se réserve cette situation pour un prochain épisode.
Après le spécial Katrina, après cet épisode et après déjà un tiers de la saison d'écoulé, on sent bien se dégager une thématique à la saison : les pauvres abandonnés par l'Etat. Un Etat qui va se défendre en avançant qu'ils n'ont pas les moyens. Un Etat qui sort ça après avoir claqué plusieurs milliards dans une pseudo guerre sans raison et où ils n'avaient rien à y faire.
A coté de ça, on présente et on éjecte très vite un autre point : le trafic d'enfants. Là encore, cela méritait plus que la vague exposition lors du lourd interrogatoire de Jack. Mais le temps n'était pas disponible et peut-être que ce point aura aussi droit à son propre épisode.
Reste l'enquête et le disparu qui prennent un rôle secondaire dans l'épisode. Un disparu au service d'une problémathique, encore un signe de réussite de l'épisode. Sérieusement, on en vient presqu'à se moquer du sort du disparu. Je dis presque parce qu'il est tellement gentil et humain qu'on souhaite qu'il s'en sorte. Il ne mérite pas de rester un disparu ou pire, d'être retrouvé mort. Et ouf, il est retrouvé sain et sauf, tout comme le bébé qu'il voulait protéger de la méchante administration et du très méchant père drogué/violent/cliché.
Et la preuve que l'intrigue, on s'en fout, toutes les facilités et lourdeurs passent : le père justement pile au bon moment devant le témoin, les enquêteurs qui ne doutent jamais un seul instant des témoignages. D'ailleurs aucun témoin ne ment. On a aussi le bébé : un accouchement par un incompétent, un bébé qui pète le feu, du sang tout partout sur la mère mais rien sur le décor, ... Tout ça passe parce que l'épisode ne met pas l'intrigue du disparu en avant mais toute la thématique. Et c'est une énorme différence.
Enfin, on termine par les enquêteurs. Après une saison et demie, les scénaristes ne savent toujours pas quoi faire de Elena Delgado qui apparait 6 secondes, prononce 4 mots et assure le poste de standardiste maintenant. Pauvre Roselyn Sanchez. Remarquez, ça fait 78 000 dollars facilement gagnés pour elle. Excellente planque. Coté Martin, il traverse l'épisode sans être fantomatique mais ça aurait été l'agent Duchmol que ça n'aurait rien changé (sauf que l'agent Duchmol ne sait peut-être pas faire la poignée de main secrête avec Danny). Danny justement, on découvre (enfin je crois) un passé d'orphelin. Sauf pour ceux qui ont raté le prégénrique vu qu'on n'en reparle absolument pas. Vivian continue d'assurer avec classe la direction de l'équipe. Normal, le pauvre Jack était déjà au bord du suicide à chaque fois qu'il voyait Anne et l'alien dans son bide en plastique mais en plus maintenant, il a le bras en écharpe à cause de la folle au pistolet à clou (mais le second clou en plein poumon n'a laissé aucune marque. Syndrôme Jack à fond (Bauer qui court le marathon 2 minutes après 5 minutes d'arrêt cardiaque, Sheppard qui se recoud tranquille sur la plage, ...). Pire, Jack se met à délirer dans la scène la plus naturelle de la série après le premier baiser dans la rue avec Anne : l'annonce de la cohabitation et du bébé à Sam. Sam qui tombe des nues. Scène qui pourtant démarrait extrêmement bien avec Sam entrant dans le bureau, le sourire pervers de l'imagination qui tourne à fond quand Jack lui demande de fermer la porte, l'espoir qui la gagne quand il lui demande de s'assoir et du coup, un rapide regard sur le bureau pour calculer en combien de temps elle virera les bibelots du bureau pour se faire prendre comme une bête dessus et pour finir, le geste souple de la mèche remise derrière l'oreille avec sourire de salope histoire d'enfoncer le clou (dans la main). Nan, je ne me fais pas un gros film porno avec Sam en vedette (même si on veut tous voir Poppy Montgomery nue). Repassez vous la scène et constatez vous même. Et je ne vais pas trouver cette scène complètement stupide pour les mêmes raisons que Tao. Nan, c'est juste que tout le bureau sait pour eux deux, Sam en première, que Anne se ballade avec un immense bide en plastique. Et personne ne fait un quelconque rapprochement ? Vivement le prochain épisode où Jack annoncera à Sam que le bébé que Anne attend est bien de lui.
Je conclue le pénible paragraphe sur les enquêteurs par Anne la vache justement (et je n'insulte pas les femmes enceintes qui sont magnifiques. C'est juste Anne que j'insulte (et le perso, pas l'actrice)). Elle a des problèmes avec Mondial moquette et les employés à la bourre (même problème avec la livraison chez ma mère du son nouveau frigo et du feignant de livreur). Et elle a beau gueuler au phone, elle n'est pas Julien Courbet et elle n'obtient rien. Du coup, son bébé pique une colère et lui défonce le bide. Donc elle a mal. Et dans un grand moment d'intelligence, que fait elle ? Elle décide d'arracher la moquette elle-même. Enfin soulever les bouts de moquette que les décorateurs de la série avaient poser là. Et hop, super trop mal. Et super joie chez 98% des téléspectateurs (oui, il doit bien y avoir 2% qui l'aiment même si je ne comprends pas comment, ni pourquoi). Et hop, on passe à la fin de l'épisode avec la traditionnelle scène de Jack gentleman l'accompagnant jusqu'à l'ascenceur à la fin de l'épisode où elle lui ment effrontèment. Et où Jack ne cale rien (et c'est un super interrogateur ?). Alala, elle a perdu le bébé mais n'ose pas le dire de peur de mourir de vieillesse seule dans deux mois. Punaise, si elle avait pu crever avec le gosse. Et je me rends compte que je ne spoilie pas. C'est juste que je suis hyper optimiste. Parce qu'avec notre chance, ils vont nous filer un enfant handicapé plutôt que mort (et je n'ai rien contre les handicapés. C'est juste que les enfants normaux sont super chiants dans une série, un facteur qu'on multiplie par 10 quand il a un handicap.) J'attends encore et toujours le scénariste qui arrivera à écrire une série dramatique réaliste, poignante et pas chiante avec un enfant handicapé. Mais Joss Whedon a échoué dans Buffy avec Dawn.
Bref, enfin et depuis très longtemps, la série nous offre un fantastique plaidoyer contre les failles du système américain. C'est vraiment génial. Dommage que le coté des enquêteurs soit toujours aussi mauvais.
mardi 27 mars 2007
FBI Portés disparus - Episode 5.08
Main perdante / Win today
Saison 5, Episode 8 (/24)
Diffusion us : CBS - 12 novembre 2006
Diffusion belge : RTBF (La Deux) - 24 mars 2007
Diffusion française : France 2 - Bientôt
Résumé :
Un mec disparait et sa complice d'arnaque s'en prend à Jack.
Mon avis :
J'admire les scénaristes cette saison. Il y a un véritable effort pour essayer de sauver la série. Déjà, ils ont compris que Anne, c'est mal et la vie privée, eux, ils ne la maitrisent contrairement à Hank Steinberg (saisons 1 à 3). Du coup, exit la vie privée ou presque pour tenter de sauver les meubles avec les enquêtes. Le problème, c'est qu'arrivé au 102eme épisode, ça devient quand même vachement dur de trouver un disparu original sans en coller 15 tonnes derrière. Là, on a Sawyer de Lost qui s'est sauvé de son île avec sa maman / amante / arnaqueuse de profession qu'il arnaque à son tour (la grosse grosse copie d'un centric sawyer qui éduque sa petite amie à l'arnaque avant que le maitre nique l'élève, sauf qu'ici dans FBI, c'est lélève qui nique le maitre). Et sérieusement, quand on copie Lost, c'est comme quand Smallville pique une storyline de Charmed, c'est la dèche totale.
Je pense que cette volonté d'en faire toujours plus et finalement de faire des disparus de New York, l'équivalent des disparus du vol Oceanic Airlines (on avait une vie tellement incroyable que vous n'y croyez pas), on décroche de la réalité et du coup, il devient impossible de faire une quelconque réflexion sur un thème de vie ou de société. Sérieusement, à part Sawyer qui n'a pas encore trouvé une télé sur l'île qui capte CBS, qui va se reconnaitre dans le disparu du jour ou y reconnaitre un proche ou une connaissance ? (Bon moi parce que je connais Tao, l'arnaqueur mais à part moi ...)
Je critique, je critique parce que c'est mon but ici même mais faut pas croire que tout est négatif. Nan. Transpercer Jack avec des gros clous balancés au pistolet à clous, voilà une idée qu'elle est très bonne. Ils pouvaient presque pas faire mieux (punaise, Anne, tu aurais été bien à sa place. Faut tout partager une fois en couple, même la torture, demandez à la famille Bauer : Kim 25 fois, madame Bauer 4 fois, maitresse Nina 8 fois et tout ça en une seule saison. 24 saison 5 rules chez Tao en ce moment, c'est marrant).
Nan, franchement, j'ai adoré tout ce passage qui fait à peu près 30 minutes. ET PAF ! Dans la main. ET CHLAK dans le poumon ! Go maman Sawyer ! En plus, ça arrache une expression humaine sur le visage de LaPaglia. Pas super crédible par moments, à fond dedans dans d'autres comme lors du retrait du clou de la main. Scène purement inutile, bien glauque, bien jouissive.
A coté de ça, il y a une enquête dont on s'en fout. Parce que Axelle aime relire les solutions : le disparu a retrouvé sa mère mais celle-ci lui a caché qu'elle était sa mère et s'est faite passée pour une amie d'enfance de sa mère et sa tante. Puis elle lui a appris l'arnaque de haut vol (super la maman) puis, voyant les dangers de la vie d'arnaqueur (genre finir sur une île sans espoir de retour avec un musicien tout pourri drogué ou docteur ducon), il décide d'arnaquer sa mère en se barrant avec le fric qu'elle doit à un méchant méchant et sa copine tout en faisant croire que le méchant méchant l'avait enlevé. Mais oui, bien sûr. Finalement, Jack, un clou dans la main, un clou dans le poumon, de la drogue dans les veines comprend tout et tend un piège au fils qu'il coince et arrête tandis que sa mère meurt stupidement, probablement tuée par Martin.
La morale est sauve, on évite toute idée de relations avortés entre le fiston et la mère qu'il ignore être sa mère et en plus, la méchante qui torture rend l'âme avant que Jack en grand seigneur épargne la vérité au disparu.
Quand je vous ai dit qu'ils trouvaient des disparus tarabiscotés. Et encore, je rends ça encore plus difficle vu que je retiens aucun prénom.
Du coté des autres glandeurs, Sam abuse du rouge à lèvres transparent, Martin est nul au bluff, Vivian sait rigoler et Elena après avoir été strip teaseuse, puis en vacances se reconvertit en bookmaker. Autant dire rien d'intéressant et heureusement que Vivian a un poil d'esprit professionnel sinon Jack serait encore dans la cave glauque et le disparu serait à Aruba avec sa top bonne de petite amie. C'est là qu'on touche au désastre vie des enquêteurs. Ils en ont fait des totals incompétents à l'image d'un Martin qui comprend rien à ce que raconte Jack au téléphone et qui va consulter ses coéquipiers qui ne comprennent rien non plus jusqu'à ce que Vivian enviasge la possibilité que non, Jack n'est pas totalement bourré mais parle en code.
Reste le tech guy qui a disparu définitivement et il semble que ça soit la tech girl qui le remplace vu que c'est sa troisième apparition dans le rôle. Avec sa jolie vf de Chantal Baroin, alias Joan dans le Monde de Joan / Joan of Arcadia ou encore celle qui distribuait les cartes dans ce même épisode (et qui fait aussi la vf de Batgirl dans The Batman tous les dimanches matins vers 10h sur France 3)
Bref,
Le disparu plombe l'épisode avec son histoire à la con. C'est quand même un comble vu qu'il est censé être au centre. Heureusement Jack et sa nouvelle petite amie sauvent tout ça avec un très bon face à face efficace et bien tendu et bien jouissif pour les psychopates comme moi.
