jeudi 18 septembre 2008
Esprits criminels - Episode 3.20 - Season finale
Panique à New York / Lo-fi
Saison 3, Episode 20 sur 20
Diffusion us : CBS - 21 mai 2008
Diffusion belge : RTL TVI - 10 septembre 2008
Diffusion française : TF1 - Un jour, si ils le diffusent.

Résumé :
Le DSC enquête sur des meurtres aléatoires dans le métro new yorkais.
Mon avis :
Tiens, c'est la saison des boum pour finir l'année. Après Urgences saison 14, voici Esprits criminels saison 3. Je dois dire que je hais profondément ce type de cliffhanger bidon. Qui est dans la voiture qui explose ? Le procédé me semble tellement dépassé et usé ... Tout ça pour faire spéculer les téléspectateurs. Et avec l'avènement du net aujourd'hui, c'est un bon moyen de tester la popularité des personnages. N'importe lequel peut mourir : fait on exploser celui que les téléspectateurs haïssent ? Se garde t'on une porte de sortie facile pour faire disparaitre un personnage dont l'acteur n'a pas souhaité reconduire son contrat ? (Ca aurait été pratique pour Gideon).
Bon certes, ça fait joli une explosion (quand elle est réussie et ici elle est plutôt moyenne). Le téléspectateur que je suis fait normalement AAAAAAA !!!! Sauf que là, c'est assez maladroitement amené avec tout le monde qui monte chacun son tour dans un SUV différent. Ca se sentait. Il manque ce coté inattendu et c'est dommage.
Maintenant, les paris : qui fait boum ?
- Morgan ? Cela semble logique vu que l'épisode insiste sur sa promotion à venir si l'anglaise se plante.
- JJ ? C'est possible : elle est heureuse, elle est en couple, elle est enceinte. Trois raisons de tuer un personnage. En plus, tout cela arrive soudainement et l'épisode insiste par le biais du petit ami sur le danger du métier.
- Prentiss ? Qui ? Ca serait la plus probable vu qu'elle est assez transparente dans cet épisode. La surprise et tout ça. Pour moi, c'est elle.
- Rossi ? Si seulement ... Mais c'est Joe Mantegna, un "grand" nom et il vient d'arriver. Donc non.
- Hotchner ? Pourquoi pas ? Après tout, c'est la logique de la descente aux enfers qu'il vit dans sa vie privée que d'exploser mais sans mourir.
- Reid ? Si il touche à mon Spencer, j'arrête la série.
- Garcia ? C'est très étrange qu'elle sort de son bunker informatique sans grande raison en plus. Les vidéos pouvaient être transférées. Mais elle a déjà failli mourir cette saison donc probablement que non.
En fait, personne ne va mourir. C'est le showrunner qui l'a dit. Mais un ou une va être "severely injured", sévèrement blessé(e). Mais qui ? Un début de réponse dans la bande annonce du 4.01 disponible en bas de ce billet.
Mais à part ce final, il y a 40 minutes avant et une enquête plutôt bien foutue. Des personnes sont abattues aléatoirement dans le métro et la police new yorkaise met un certain temps avant de faire le rapport entre elles et d'appeler le bureau local du FBI mené par une anglaise (la belle Sienna Guillory) qui fait appel au DSC. Et Hotchner accourt et est plutôt ravie de revoir son amie qui ressemble comme deux gouttes d'eau à son ex femme. (hum, CBS nous a déjà offert le chef qui aime le type de femme avec Gibbs dans NCIS).
L'enquête avance plutôt bien avec des twists bien sentis comme "ils ne sont pas un, ils ne sont pas deux mais ils sont plus nombreux". J'ai bien aimé comment l'épisode nous emmène sur différentes pistes même si le DSC ne semble pas le voir. Comme par exemple lors du crime en plein jour et en pleine rue. J'ai tout de suite pensé à un copycat qui aurait profité de l'occasion pour tuer quelqu'un le gênant. Mais le DSC n'envisage même pas cette hypothèse.
Le coup du tueur qui provoque les flics et attend les agents du FBI est excellent. Et ce pauvre anciennement "Dave Malluci" de Urgences (tiens, tiens, coincidence, coincidence - C'était aussi un des hommes de Joe Mantegna dans le monde de Joan / Joan of Arcadia) est à deux doigts d'y rester. J'ai pas vraiment accroché à son personnage donc je m'en tape royalement de son sort mais la scène où Prentiss le profile est très bonne. Dommage que ça soit la même que la semaine passée avec Hotchner au tribunal (enfin, ça passera mieux sur TF1 et sa diffusion anarchique vu que le profil au tribunal aura pas encore été diffusé ou bien sera diffusé 4 semaines et 8 épisodes avant).
Mais le meilleur coup de l'épisode reste le terrorisme. On ne le voit pas du tout venir parce que l'épisode nous mène en bateau dès le départ. le début de l'épisode fait penser à un mec qui va se faire sauter avec une bombe. Et puis non, c'est un mec normal qui va se faire buter. L'épisode écarte ainsi la piste terroriste pour mieux la ramener en fin d'épisode. Pourtant, rien ne nous indique un terroriste quand on se refait la scène juste après qu'ils soit abattu. Sauf qu'on est marqué par le 11 septembre : New York, un étranger, l'établissement rapide qu'une bombe dans le métro serait dévastatrice, ... Et on se dit "non, ils ne vont pas le faire". Et on repense à la scène, et on sourit en disant que ce début d'épisode nous a bien manipulé, sous forme de clin d'oeil. Cela joue sur nos attentes, nos anticipations pour mieux la détruire. Et cela ayant pour effet d'éliminer une piste dans notre tête, le twist qu'ils sont face aux préparatifs d'une cellule terroriste pour tester la réactivité nous surprend totalement. Bien joué.
Le truc sans rapport mais je veux la suite de Rescue me à la télé ou en DVD. Je case ça ici parce que le coéquipier "du docteur Dave" est le chef de la caserne de Rescue Me. Je repense donc à cette excellente série injustement inconnue chez nous. Et puis en plus, il garde la même voix française. Etonnant mais agréable.
Bref, un season finale réussi malgré le cliffhanger assez bidon. Tout le reste de l'épisode assure bien.
Bonus :
Voici la bande annonce du 4.01. Attention ! Spoilers sur qui n'était pas dans la voiture qui explose !!!
mercredi 10 septembre 2008
Esprits criminels - Episode 3.19
Le poids du passé / Tabula Rasa
Saison 3, Episode 19 sur 20
Diffusion us : CBS - 14 mai 2008
Diffusion belge : RTL TVI - 3 septembre 2008
Diffusion française : TF1 - Prochainement.

Résumé :
Le DSC doit participer au procès d'un tueur en série enfin jugé après 4 ans de coma.
Mon avis :
Cet épisode nous permet de nous rendre compte d'une chose que j'avais prédis en tout début de saison après le départ de Gideon : Rossi est totalement inutile. Encore plus depuis que son affaire qui le hantait a été mal résolue. Les scénaristes ne savent pas quoi faire de ce personnage et la grève en milieu de saison n'a pas aidé. Depuis la reprise et la résolution de son enquête, il hante la série comme un décor. Il ne sert à rien et le peu d'épisode où il a quelques lignes, n'importe lequel des autres agents aurait pu les dire. Il n'apporte rien à la série, pour l'instant. Attendons de voir si ils auront eu l'illumination à l'intersaison.
Par contre, je pressentais dès le début de saison que Hotchner avait le charisme pour mener le show et cet épisode le prouve. Il est tout simplement excellent au tribunal, surtout dans la scène un poil surréaliste du profilage de l'avocat du meurtrier, l'ancien mari de Bree Van de Camp dans Desperate Housewives. Il mène le procès, appuyé par ses convictions. Il ne cherche pas à prouver que le suspect est le serial killer, c'est acquis. Il cherche simplement à convaincre que le profilage est une science suffisament exacte pour s'appuyer dessus et prouver une culpabilité. Et là, j'ai un peu de mal. Hotchner donne une interprétation sans faille du profilage alors que ce n'est pas le cas. Oui, le profil était exact dans une affaire précédente, mais il ne pouvait déterminé le coupable avec exactitude. Et je rappelle que dans les procès aux Etats Unis, il faut prouver la culpabilité d'un meurtrier sans l'ombre d'un doute. Or, le profilage ne peut lever ce doute complétement. Il n'est qu'une faisceau de présomption qui peuvent limiter le nombre de suspects. Le profilage sert à aider les policiers à déterminer qui peut être le coupable, pas à prouver que telle personne est coupable sans l'ombre d'un doute. C'est dommage que l'épisode n'appuye pas plus là dessus, prenant trop le parti d'une science sans faille pour le profilage.
L'autre star du show est Spencer Reid. Il le prouve encore aujourd'hui en étant au centre de l'histoire annexe avec le père d'une victime et dans les flashbacks. Les flashbacks nous montrent que l'enquête en 2004 était sa première. Les flashbacks sont d'ailleurs réussis dans l'ensemble. On découvre le tout jeune Spencer, on découvre aussi que Morgan n'avait pas encore trouvé son style puisqu'il portait le costume et quelques millimètres de cheveux. Et on découvre l'origine du surnom de Penelope, le fameux "ma beauté" (baby girl en vo) qui elle aussi faisait ses débuts au sein du DSC. Les flashbacks sont sympas mais esquivent quand même pas mal l'établissement du profil du tueur, profil pourtant capital aujourd'hui dans le procès. Je regrette aussi de ne pas avoir eu Ellie Greenaway qui était déjà présente dans l'équipe en 2004 il me semble.
Pour en revenir au présent, Spencer s'occupe du père de la dernière victime. Sa grande scène est évidamment quand il l'empèche de tirer sur le serial killer. Malheureusement, cette scène est tellement téléphonée qu'elle s'avère ratée. Le père insiste tellement sur "docteur Reid" que quand il l'appelle "Spencer" et se dit en paix, on sait qu'il va tenter de tuer le serial killer et que Reid va l'en empécher car il aura remarqué le signe. On sent bien que la scène est là plus pour la dramatique du show qu'autre chose mais malheureusement, son écriture bancale la rend mauvaise. Dommage.
Par contre, la scène finale quand il ramène la montre au père en lui demandant ce à quoi se rapporte la citation est belle et émouvante. Surtout quand la voix off enchaine avec la suite du poème, qui prouve que Spencer le connaissait mais que c'était nécessaire de le faire dire au père pour qu'il se sente mieux.
Du coté de l'enquête, on a aussi du très bon avec la question fondamentale de savoir si nos actes passés définissent qui nous sommes aujourd'hui. La rédemption et le changement sont ils possibles ? Le titre vo n'est pas un hasard puisque Tabula Rasa est une expression utilisée par le philosophe John Locke (sans rapport avec le disparu paraplégique) qui défendait l'idée que le cerveau était vide à la naissance et que l'homme était le libre auteur de sa propre âme. En clair, nos choix font qui nous sommes et non notre passé. Et c'est la thèse développé par cet épisode qui voit le serial killer regretter et chercher à se repentir de ce qu'il a pu faire. Il n'est plus le même homme que celui qui a tué.
J'ai bien aimé tout cet aspect philosophique sur qui nous sommes. C'était bien amené et bien développé même si il manque finalement la défense de la thèse opposée à celle de Locke.
Bref, un épisode captivant. Il est loin d'être parfait mais il pose de très bonnes questions et développe des questions intéressantes. Il y a un véritable fond de réflexion et cela donne un épisode qui est un vrai régal à suivre malgré ses quelques défauts.
mercredi 3 septembre 2008
Esprits criminels - Episode 3.18
Harcèlement / The crossing
Saison 3, Episode 18 sur 20
Diffusion us : CBS - 7 mai 2008
Diffusion belge : RTL TVI - 27 août 2008
Diffusion française : TF1 - Prochainement

Résumé :
Hotchner et Rossi doivent établir le profil d'une accusée dans un procès tandis que le reste de l'équipe enquête pour trouver le harceleur d'une femme.
Mon avis :
On retrouve un schéma utilisé il y a quelques épisodes (enfin pas sur tf1) : on divise l'équipe sur deux cas distincts et sans rapport. Et ça marche plutôt bien encore une fois. Ici, on a Hotchner et Rossi qui sont appelées par la noire qui jouait la subordonnée de Mahone dans Prison Break. Elle est persuadée que l'accusé dans le procès où elle est procureur n'a pas subit d'abus et ne peut pas s'en servir pour éviter la prison. Les deux profileurs vont alors à sa rencontre et la questionnent. Il s'avère qu'elle a été victime d'un abus psychologique de la part de son mari ET de ses deux enfants. La phrase de fin est terrible quand elle avoue qu'elle a tout nettoyé de peur de se faire engueuler par son mari qu'elle vient pourtant de tuer. On a là une intrigue secondaire solide, bien écrite et qui passionne malgré qu'on devine rapidement de quoi il retourne.
En plus, cela permet d'avoir un petit aperçu de la vie de divorcé de Hotchner qui ne rentre plus chez lui dans sa maison vide lorsque la journée de boulot est terminée. Je crois que tout passe bien dans cette partie parce que rien n'est forcé et le scénariste n'insiste pas lourdement sur aucun point.
L'aute enquête reste correct mais un poil moins passionante : JJ est toute perturbée parce qu'une femme vient la voir pensant qu'elle est harcelée. Et elle fait du chantage "mort sur la conscience" pour pousser JJ à accepter l'affaire. J'ai eu un peu de mal avec l'introduction de cette enquête. JJ doit trancher entre différents cas depuis plusieurs années et chaque refus qu'elle opère entraine des conséquences mortelles. Alors pourquoi là elle est toute perturbée ? J'ai aussi du mal avec l'équipe qui accepte sansvraiment broncher alors que Morgan nous avait fait un caca nerveux il y a quelques épisodes pour un cas pourtant bien plus évident. Une fois cela passé, l'enquête est traditionnelle et plaisante à suivre. Là encore, il y a une certaine prévisiblité de la conclusion dès que Prentiss lui explique ce qu'elle devra faire si il la kidnappe. On sait alors qu'elle va être kidnappée et qu'elle va bien maitrisée la situation. Et cela ne rate pas. Mais encore une fois, la prévisibilité passe plutôt bien grâce à l'écriture pas trop lourde et l'actrice qui fait parfaitement passé sa maitrise de la peur pour se sortir du kidnapping sans problème. Et le harceleur est lui aussi convaincant et plutôt effrayant.
Et puis on termine par l'annonce que JJ est enceinte, ce qui rend son coté perturbé très cliché (ah les hormones ...). Cela explique aussi pourquoi ils ont soudain sorti une longue relation stable à l'épisode précédent : il fallait justifier la grossesse de JJ, grossesse imposée par la propre grossesse de l'actrice AJ Cook. Enfin sur TF1, elle apprend probablement qu'elle est enceinte avant d'apprendre qu'elle est couple depuis un an déjà.
Bref, un épisode qui n'est pas exceptionnel avec deux cas malheureusement assez banals mais l'écriture tout en souplesse et sans lourdeur rend le tout plus qu'agréable à suivre.
mardi 26 août 2008
Esprits Criminels - Episode 3.17
Un choix à faire / In heat
Saison 3, Episode 17 sur 19
Diffusion us : CBS - 30 avril 2008
Diffusion belge : RTL TVI - 20 août 2008
Diffusion française : TF1 - Prochainement

Résumé :
Le DSC traque un tueur en série qui s'identifie à ses victimes pour prendre leur place.
Mon avis :
Mais que fait Horatio Caine ? Un serial killer se balade dans Miami et son équipe d'experts ne fait rien ? J'ai toujours du mal avec ce type d'intrigues dans des villes où il est cencé y avoir des super flics déjà. En plus, le petit clin d'oeil aurait pu être facilement fait puisque les experts Miami et Esprits criminels sont diffusés sur la même chaine états unienne et que Jerry Bruckheimer assure la production dans les deux cas. J'aurais franchement adoré voir même pour un instant Horatio. Du genre en fin d'épisode qu'il passe pour remercier le DSC, un truc dans le genre.
Nous sommes donc à Miami pour que Morgan fasse ami ami avec la belle latina flic du coin. Et accesoirement trouver un serial killer. L'enquête est assez banale dans son déroulement : on sait avant eux qui est le coupable et on a un twist qui relance l'intérêt en milieu d'épisode.
parce qu'il faut dire que l'épisode nous montre très vite qui est le coupable. Et comme souvent dans ces cas-là, on prend l'équipe pour des abrutis finis de ne pas comprendre plus vite. Sauf que là, le sentiment n'est pas trop présent parce qu'on a bien conscience qu'ils n'ont pas les éléments pour connaitre qui est le tueur. Et les dialogues nous le rappelent ponctuellement. En plus, le twist de mi épisode quand on découvre que le tueur est dérangé et devient la victime précédente, cela relance l'épisode parce qu'on ne peut pas deviner ce qu'il va faire. Deux bonnes scènes ressortent de tout cela : le double interrogatoire de la famille du tueur qui permet à l'équipe de comprendre à qui ils ont à faire et la scène finale avec Morgan et le tueur en gentil touriste albanais.
Cette scène est bonne. Il y a un coté assez drôle dans tout cela. Pathétiquement drôle face à la maladie mentale du suspect. Elle est d'ailleurs plutôt bien traitée avec la persécution du père face à l'homosexualité de son fils qui ne comprend pas lui-même qui il est sexuellement parlant. Cela faisait longtemps que la série n'avait pas réussie aussi bien à rendre humain le suspect en nous expliquant comment il en est arrivé à tuer ses contemporains.
Mais là où je coince dans cette intrigue, c'est que Morgan vient de faire la même chose que Reid dans l'épisode précédent (seul désarmé face au suspect) et il ne se fait pas engueuler par Hotchner. Dommage. Encore plus pour vous pauvres téléspectateurs de TF1 parce que l'épisode 3.16 n'est peut-être pas encore passé ou alors il est passé il y a déjà quelques semaines grâce à la magie du programateur de TF1 qui a fait arriver Rossi avant de faire partir Gideon.
L'autre bon point de l'épisode est le retour de Kevin alias Alex dans Buffy alias Nicholas Brandon. J'adore son rôle, j'adore son interprétation et son duo avec Penelope fonctionne à merveille. Ils sont chauds et ils sont trop mimis ensemble. C'est d'ailleurs la saison des amours pour le DSC puisque JJ écope d'une relation amoureuse avec un flic croisé l'an passé. Relation dont personne n'a entendu parlé, même pas nous et que JJ veut garder secrête alors que l'équipe semble s'en cogner royalement de la vie sexuelle de JJ. Ils sont nettement moins mimis eux.
Par contre, j'accroche plus au coté sexuel bestial qui se dégage du couple en devenir entre Morgan la flic latino. Il craque pour ses gros seins, elle craque pour sa musculature. Ils vont faire trembler les murs quand ils vont se pénétrer ces deux-là. Je sais pas pourquoi, j'accroche déjà à ce couple. Dommage qu'on ne le reverra probablement pas. Ils sont beaux, ils sont cools. Ils le savent et se la pètent un peu quand même mais malgré tout, j'adore. Je ne comprends vraiment pas pourquoi mais c'est comme ça.
Bref, un épisode tranquille de Esprits criminels avec une enquête efficace, un méchant touchant finalement mais qui insiste un poil trop sur la hantise de JJ que ça se sache. Et puis un épisode avec autant de jolies filles en bikini ne peut pas être mauvais :)
mercredi 13 août 2008
Esprits Criminels - Episode 3.16
Une mémoire d'éléphant / Elephant's memory
Saison 3, Episode 16 sur 20
Diffusion us : CBS - 16 avril 2008
Diffusion Belge : RTL TVI - 6 août 2008
Diffusion française : TF1 - prochainement

Résumé :
Le DSC est appelé sur un meurtre qui va les conduire à un kidnapping.
Mon avis :
Reid superstar ! Un épisode rien que pour lui avec plein de toutélié. Excellent. Je me plaignais récemment (dans le futur pour les téléspectateurs de TF1 qui vont voir tout ça dans le désordre total) que les scnaristes avaient totalement zappé l'addiction de ce cher Spencer. Et que voilà dans cet épisode ? SOn addiction refait surface. Cela fait 10 mois qu'il a croisé James Van Der Beek et est devenu accro. Enfin, ça fait 10 mois qu'il a arrêté la merde que lui avait refilé l'ancien Dawson. Du coup, le grand Michael Ironside lui file sa médaille des un an qu'il devra lui rendre dans 2 mois quand Reid aura la sienne. Une scène courte, rapide mais symbolique et bien écrite avec ironside confessant qu'il a failli arriver aux un an 6x et que Reid en aura besoin. Les 1 an sont un cap à franchir, un cap où l'accro anonyme se croit être débarassé alors qu'il est encore fragile.
Et l'enquête du jour va poser des problèmes à Reid qui s'identifie au méchant du jour, un jeune génie incompris par les gros crétins de sportifs du lycée. C'est très bien mené mais je plains Cody Kash abonné à ce genre de rôle puisqu'il est l'incomparable Zach Young de Desperate Housewives, un autre ado bien dérangé. Mais là, ce n'est pas le suicide de sa mère qui le fait basculer mais une vidéo de lui se masturbant dans les douches du lycée qui finit sur le net. Ca et un père qui ne fait pas attention à lui et un corps professoral qui le prend pour un retardé et le voilà mentalement instable. Seule le jeune fille toute aussi abusé par son paternel le retient de sombrer dans des envies suicidaires à base de mass murder (meutres de masse, en gros, tirer dans le tas pour en tuer un maximum).
C'est vraiment bien mené ce cas. On accroche vraiment à ce tueur et ça fait du bien après de nombreux épisodes où le tueur du jour était inintéressant au possible. Le seul problème que j'ai au au début, c'est sa vf interprété par Alexandre N'Guyen (Josh dans Kyle XY) au lieu de sa vf interprétée par Alexis Tomassian (comme dans Desperate Housewives). La jeune fille est aussi très touchante et marquante dans sa peur de son père.
Le parallèle avec la jeunesse de Reid est également bien traité. Il était très facile de tomber dans de grosses lourdeurs bien clichées mais l'épisode évite tout cela grâce à une interprétation impécable de Matthew Gray Gubler et Cody Kash. Bon par contre, il faudrait qu'il déboutonne le gilet de son grand père notre ami Spencer.
Bref, un épisode traditionnel de la série mais très bien écrit et interprété ce qui le rend très intéressant à suivre. Comme par hasard, c'est un épisode qui se penche sur la vie d'un enquêteur ...
mercredi 6 août 2008
Esprits Criminels - Episode 3.15
L'ange de la mort / A higher power
Saison 3, Episode 15 sur 19
Diffusion us : CBS - 9 avril 2008
Diffusion belge : RTL TVI - 30 juillet 2008
Diffusion française : TF1 - Bientôt

Résumé :
Le DSC enquête sur une série de suicides qui pourrait être en fait l'oeuvre d'un serial killer.
Mon avis :
Un épisode totalement routinier pour Esprits Criminels malgré un début assez prometteur avec la question de savoir si les suicides en sont bien ou non.Rappelons que tous les suicidés sont des parents qui ont perdu un enfant dans un incendie quelques temps auparavant. Leur geste peut sembler compréhensible et Morgan suit cette voie de manière assez lourde parce qu'il réfute toute possibilité que cela soit un serial killer et sans grande raison. C'est juste parce qu'il n'a pas envie de bosser aujourd'hui. Il a des murs à casser dans une de ces 4 maisons. Et là toutes les demoiselles et Nakayomi l'imaginent torse nu, un mur abattu devant lui avec la sueur qui dégouline le long de ses muscles saillants ... Il ne lui manque plus que la canette de coca pour faire la super pub.
De son coté, Hotchner a trouvé l'excuse pour ne bosser qu'à mi-temps puisqu'il doit "parler" à son fils pour lui expliquer qu'il ne sera pas là aussi souvnt qu'avant. Et son Jack qui a même pas deux ans comprend déjà le concept des obligations professionnelles et le concept du divorce. Mais sait il marcher ?
Du coté de l'enquête, c'est assez bien foutu les mises en scène et j'ai vraiment aimé le coup de la mère pendue avec le gosse qui reste seul dans sa chaise bébé. Le problème est que cela tue trop vite dans l'épisode la possiblité que cela soit que des suicides. Et on devine alors très rapidement puisqu'elle le connait que c'est quelqu'un de son entourage et comme les américains font des réunions de soutien pour tout (vivement les réunions des "je me suis cassé un faux ongle" anonymes"), on devine (enfin moi grâce à mon intelligence supérieure à la votre) quec'est quelqu'un de ces réunions qui veut les soulager. Dommage que cela soit aussi prévisible. Même si c'est quand même bien écrit et pas chiant malgré cette prévisibilité.
Et puis la dernière victime est assez bien exploitée même si ce n'estp as en profondeur avec son refus de regarder son autre enfant couplé avec son envie de vivre puisqu'elle se défend contre l'ange de la mort. Là par contre, on rate le coche avec ce tueur peu crédible et dont je cherche toujours avec mon intelligence supérieure à comprendre pourquoi il a décidé de changer de modus operandi (de mode opératoire) en ne paralysant plus la victime et en voulant continuer le meurtre par balle alors qu'il variait avant d'une victime à l'autre après l'avoir paralysé.
Enfin, on termine par une autre note devinable, celle du frère du détective joué par Paul Schulze. Il s'est vraiment suicidé et le détective refuse de le croire. L'épisode ne se focalise pas du tout sur ce cas mais en y repensant avec l'inspection de la salle de bain où le frère se trouvait, c'était évident. Mais bon, j'étais déconcentré par Renée O'Connor, alias Gabrielle la lesbienne au baton de Xena la guerrière qui a pris un sacré coup de vieux dans les dents tout de même.
Bref, une enquête banale pas chiante à suivre mais qui est vite vue et vite oubliée.
mercredi 30 juillet 2008
Esprits criminels - Episode 3.14
Ancienne blessure / Damaged
Saison 3, Episode 14 sur 20
Diffusion us : CBS - 2 avril 2008
Diffusion belge : RTL TVI - 23 juillet 2008
Diffusion française : TF1 - 3 septembre 2008 - 21h35

Note :
Par miracle, TF1 n'a pas changé le titre français de l'épisode. Par contre, la chaine vous prend pour des gros cons en balançant à la suite de l'arrivée de Rossi l'épisode qui résout l'affaire qui le hante depuis 20 ans. Sans tenir compte que dans les 8 épisodes entre le 3.06 et le 3.14, il y a plusieurs références à cette fameuse affaire. Mais bon, plus rien ne m'étonne de la part de la chaine vu que pour vous Gideon n'a toujours pas quitté de l'équipe ...
Résumé :
On replonge dans le passé de Rossi et on résoud l'affaire qui le hante depuis 20 ans.
Mon avis :
Après un break d'une semaine en Belgique, probablement diffusé avant l'épisode précédent sur TF1 (aurais je raison ? Suis je devin ? Oui téléspectateurs de TF1, j'écris cette review après la diffusion belge et non française vu que les épisodes sont diffusés avant, dans l'ordre et non censurés) et après 2 mois et demi aux USA, voici le premier épisode post grève des scénaristes. Et ça se sent. L'épisode a été écrit rapidement en à peine une semaine par le showrunner lui-même. Et c'est là que cela pose problème. 9a sent tout au long de l'épisode que pas grand chose n'a été fignolé comme à l'habitude. Et la mauvaise idée, au lieu de faire un épisode bateau avec un tueur bateau, c'est de s'intéresser au drame de Rossi qui est torché et mal torché dans cet épisode.
En clair, il est tout traumatisé parce qu'un clown de fête foraine a tué à la hache les parents des trois gamins devenus aujourd'hui stripteaseuse, glandeur/drogué, chaudasse/pétasse. Je m'attendais à un grand truc, à un tueur insaisissable qui serait un élément récurrent de la série, un peu comme le fabricant de prothèses/juge tueur dans les premières saisons des Experts ou le tueur aux maquettes dans la dernière saison des mêmes experts de Vegas. Non, là, c'est un banal handicapé mental. On ne peut même pas lui en vouloir. C'est sa maladie la raison de son crime.
En plus, une enquête insoluble pendant 20 ans, torchée en une après midi parce que Prentiss et sa nouvelle coupe sont venues faire plante verte à coté de Rossi ? Elle sert en fait à masquer le "Le" de la pancarte "Legacy" ne laissant donc apparaitre que "Gacy". Et John Wayne Gacy était le clown tueur. Il a tué 33 enfants de 14 à 21 ans entre 1972 et 1978, enfants qu'il repérait lors qu'il allait à des fêtes déguisé en clown. Il détient le record de durée de détention pour un mass murderer avec rien que 21 condamnations à perpétuité et 12 condamnations à mort. Il a été exécuté le 10 mai 1994 par injection dans la prison de Joliet en Illinois (à coté de Chicago et la fictive Fox River de Prison Break).
Si je détaille tout cela, c'est parce que le cas relie aussi Hotchner et Reid à l'épisode. Ils sont dans une prison pour une entrevue avec un serial killer à une semaine de son exécution. Ils veulent essayer de comprendre pourquoi et d'établir un profil de points communs entre les sociopathes. Et dans l'affaire Gacy, le Dr Helen Morrison a passé plus de 70 heures à discuter en prison avec John Wayne Gacy pour l'étudier et elle a même récupérer son cerveau dans le but de trouver un point commun physique entre les sociopathes. Lors du procès, elle était témoin et a déclaré que Gacy avait les émotions d'un enfant. Et dans l'affaire de l'épisode, l'handicap mental du clown le coince à l'âge mental d'un enfant.
On le voit, l'épisode pousse très loin la référence d'un coté. Mais c'est vraiment dommage de foirer des plans de l'épisode comme torcher la résolution en une après midi d'une affaire insoluble pendant 20 ans (et on ne peut même pas dire qu'ils forcent énormément la réflexion). On peut nuancer ce point noir en trouvant bonne l'idée du quiproquo sur les cadeaux que les enfants pensaient venir de Rossi. Cela rend crédible et réaliste la résolution rapide mais pour moi, ça ne passe pas.
On peut aussi regretter la grosse bourde contuinité puisque Rossi avait décrit dans un épisode précédent le meurtre comme étant une torture puis le meurtre des parents sous les yeux des enfants à Noel. Là, les parents sont tués directement, sans torture, pas sous les yeux des enfants et en mars.
C'est dommage aussi de ne pas s'être penché plus sur la décente en Enfer des enfants et le pourquoi de leur comportement actuel. Mais pour cela, il aurait fallu un double épisode ou au moins les faire intervenir dans un autre épisode pour les développer.
Les dialogues sont plutôt réussis même si ce n'est pas bien de faire passer Reid pour un puceau geek idiot quand il ne comprend quand JJ explique en chantant que Garcia couche avec Kevin. Kevin justement. Le bon point de l'épisode. Retour de Nicholas Brendon, le Alex de Buffy, en version "j'ai pris un abonnement à la salle de muscu et j'ai un pote tatoueur". J'avais bien aimé sa première apparition, je l'aime toujours autant, même quand il va défier Rossi pour sa belle dans une scène un peu pas mal bizarre (et encore une erreur de continuité puisque Reid avait dit dans un épisode précédent qu'il n'y avait aucune règle contre les relations entre collègues et que là, les règles interdisent de sortir entre collègues et en ajoutant que Rossi est la cause de ces règles par son comportement de l'époque. La vf foire l'adaptation sur ce coup en ne rendant pas clair cela, on peut comprendre qu'il a imposé ces règles alors que non.)
J'en profite pour faire un petit coucou à Nephthys et Amaury vu qu'une des enfants est jouée par Nicholle Tom (et son jumeau dans la vrai vie joue son frère), inoubliable Maggie dans Une nounou d'enfer, série culte pour beaucoup dont Amaury et Nephthys. Et non, pas de coucou à qui vous savez, le fourbe qui s'incruste dans presque toutes mes reviews que je nommerais pas ici. Pour indice, son pseudo commenca par un T, finit par un O et il y a un A entre les deux. Non, je ne le citerais pas. Ou alors pour dire qu'il a inspiré le clown tueur dans les années 70 :)
Bref, un épisode qui souffre vraiment de son écriture trop rapide post grève. Trop de détails sont ratés et la plus mauvaise idée fut d'en faire l'épisode résolution du passé tourmenté de Rossi. Du coup, j'attendais beaucoup de cette intrigue qui se finit en eau de boudin. C'est dommage ce manque de temps pour peaufiner cela parce qu'il y a de bonnes choses comme le gros lien subtil et bien travaillé avec le clown tueur et les deux intrigues du jour du DSC.
mercredi 23 juillet 2008
Esprits criminels - Episode 3.13
Sous les projecteurs / Limelight
Saison 3, Episode 13 sur 20
Diffusion us : CBS - 23 janvier 2008
Diffusion belge : RTL TVI - 16 juillet 2008
Diffusion française : TF1 - prochainement.

Résumé :
Le DSC est appelé sur une affaire qui pourrait être lié à un tueur en série si les textes trouvés démontrent un passage à l'acte effectif.
Mon avis :
Un épisode classique de Esprits criminels avec tout de même quelques twists de ci, de là. En commençant par l'entrée en scène du DSC (ou BAU - Behaviour Analysis Unit - pour les fans de la vost) qui est originale : deux mecs achètent le contenu d'un garde meuble dans le but de trouver un truc cool et ils découvrent des magazines BDSM (Bondage power, si si, c'est le nom du magazine) et des descriptions très détaillées de comment bien torturer son prochain. Ils transmettent ça aux flics et la chef Jill Morris appelle le DSC et plus particulièrement David Rossi. Elle est un peu beaucoup fan de lui et rêve de la célébrité qu'il a eu dans le passé. Pour ça, elle ment sur les preuves dans le but de faire intervenir le DSC. Heureusement pour elle, et malheureusement pour plus de 18 femmes au moins, il y a bien un tueur en série. Le DSC coince le tueur au moment où Jill allait être torturée à son tour et au lieu d'essayer de s'en remettre, elle fait la forte et affronte les journalistes.
Que ne ferait on pas pour être célèbre ? Y en a bien qui se laisse enfermer dans la maison des secrêts avec un scénario pourri, une dizaine de collègues pourris et une voix stressante à la longue, sans oublier Benjamin Castaldi qui les attend à la sortie (non, Benjamain n'est pas un pervers même si ma tournure de phrase laisse penser cela. Non, il ne les attend pas tout nu sous un grand imper, prêt à leur montrer son kiki.). Oui, on peut faire Secret Story pour être connu ou se faire kidnapper par un tueur en série sadique. Jill a choisi la deuxième solution et je me demande toujours si elle n'a pas fait le bon choix finalement.
C'est plutôt intéressant cette course à la gloire puisqu'on la retrouve aussi chez le tueur. En kidnappant pour tuer une journaliste et la flic en charge de l'enquête, il était évident qu'il allait faire parler de lui. L'épisode pose bien la problématique de la gloire. On se souvient tous des noms des tueurs mais d'aucune de ses victimes. En les glorifiant comme on peut le faire, on les déshumanise. On perd la réalité des attrocités qu'ils ont commis et du coup, les victimes n'existent plus. C'est comme quand on idolatre n'importe quel chanteur, actrice, pétasse de MTV, on en vient à oublier qu'ils font caca comme tout le monde. Même Tao le fait encore chaque jour son gros popo alors que j'en fais une superstar à le citer dans tous mes billets ou presque. (Là, si t'es pas content que je te cite cher ami ...). Et avec tout ça, j'ai perdu le fil de ma profonde réflexion.
Ah oui, tout ça pour dire que les victimes ne deviennent qu'un instrument permettant d'accéder à la gloire. Un peu comme un ballon pour un footballeur, un micro pour un chanteur, une bouteille d'alcool pour une pétasse des tapis rouges et soirées qui n'a aucun talent et n'a jamais rien fait d'autre que d'être saoule devant des paparazzis (Lindsey Lohan, tu vas bien ?).
Et par l'intermédiaire de David Rossi, on a l'après gloire. Oui, ce n'est pas évident de devenir une superstar du FBI. (et en plus, Joe Mantegna n'est pas crédible en superstar). Il a payé cette gloire lorsqu'il n'a pas réussi dans son affaire qui le hante depuis 20 ans. Et il veut éviter cela à Jill Morris. Mais elle n'écoute rien. Les sirènes des projecteurs sont plus fortes. C'est d'ailleurs dommage de ne pas avoir été un peu plus loin avec ce personnage. Il aurait été intéressant de la voir le soir même chez elle, un verre à la main en train de craquer. Ca aurait rendu plus fort ce personnage qui est tout de même assez caricatural (je suis une femme, je dois en faire beaucoup plus que les hommes alors je me suis teinte en brune ...).
L'autre bon point de l'épisode est la description assez poussée des scènes de tortures. Ca risque de couper sévère chez TF1 vu que l'épisode nous explique bien en détail comment électrocuter une femme, sans oublier tous les dessins des pinces et autres accessoires du bon dominateur sadique. Ca rend le tueur crédible. DOmmage que le scénariste se soit senti obligé de le faire s'habiller dans les fringues de ses victimes. C'est peut-être le gros pointfaible de l'épisode : il torche l'explication du pourquoi ce mec est devenu ce tueur sadique (sa mère est partie quand il avait 8 ans donc il devient un tueur sadique qui aime s'habiller en femme. Euh ok. Ca va en faire des tueurs sadiques s'habillant en femme si tous ceux qui ont perdu leur mère avant 10 ans se comportent comme ça)
Bref, un épisode intéressant qui se penche sur la glorification des tueurs en série et des l'enquêteur l'arrêtant auprès du grand public. Et le tueur en lui-même est plutôt bon à part le pourquoi de son comportement qui ne tient pas vraiment la route. On peut aussi regretter le manque de conséquences pour Reid suite à l'épisode de la semaine passée (quand il voit un crane se faire exploser au fusil à pompes à deux mètres de lui). Il est toujours aussi joyeux. C'est le défaut de cette saison 3 : il manque un véritable suivi de la psychologie des enquêteurs.
jeudi 17 juillet 2008
Esprits criminels - Episode 3.12
Témoins protégés / 3rd life
Saison 3, Episode 12 sur 20
Diffusion us : CBS - 9 janvier 2008
Diffusion belge : RTL TVI - 9 juillet 2008
Diffusion française : TF1 - 3 septembre 2008 - 22h25

Note :
Le titre vf utilisé en Belgique était "Troisième vie", titre qui balançait déjà pas mal la solution mais le choix de TF1 est encore pire.
Résumé :
Deux filles sont kidnappées. Une est retrouvée morte et le DSC doit retrouver la seconde avant qu'il ne soit trop tard.
Mon avis :
C'est bien d'avoir son papa dans l'équipe de Esprits criminels. Ca permet d'avoir un rôle important et en plus de ne pas mourir. Merci Joe Mantagna de caser ta fille Gina dans le rôle de Lindsey. Et vu sa fiche imdb, Gina Mantegna tient là son rôle le plus important (à moins qu'un de mes lecteurs, si il y en a, ne se souvienne d'elle en temps que Gina dans "30 ans sinon rien" avec Jennifer Garner).
Après cette remarque méchante et purement gratuite sur une jeune actrice meilleure que son père, on peut passer à l'épisode en lui-même. Je vais oser dire : encore ? Oui, trop de gore tue le gore. Je ne sais pas trop mais j'ai eu l'impression de revoir l'épisode de la semaine précédente avec les femmes tueuses de leurs maris violeurs dans la grange. L'histoire n'a pas grand chose à voir mais je sais pas, c'est l'impression que j'ai eu.
L'épisode est pas mal en lui-même à part que je regrette de ne pas avoir vu la fille totalement défoncée. Oui, j'ai dis trop de gore tue le gore mais quand même, il en faut bien un petit peu. Pour résumer, deux filles ont été kidnappé lorsqu'elles sont sortis du cinéma pour fumer une cigarette (message subliminal de la série : fumer tue), une des deux est retrouvée mais pas identifiables. Le temps du test ADN risque d'être fatale à la seconde fille. Finalement, grâce à un enregistrement, ils savent qui est la fille disparue et ils découvrent que son père est en fait un témoin protégé. Finalement, le père retrouve sa fille, bute Riley Smith et s'installe à Atlanta sous une nouvelle identité avec sa fille chérie.
Au delà de l'intrigue somme toute banale, l'intérêt de l'épisode réside dans la question de savoir si on doit tout dire à ses enfants ou bien cacher certaines choses. Un épisode de la saison 4 de Dr House diffusé à peu près en même temps pose lui aussi cette question. Dans les deux cas, l'unique parent restant confie tout à sa fille dès son plus jeune âge et arrivée en fin d'adolescence, on trouve deux ados plutôt perturbées (une totalement froide et cynique dans House) et là, une qui suit les traces de son père dans le mal. On le voit bien durant tout l'épisode où elle défie sans peur le kidnappeur en lui promettant qu'il va mourir et son visage effrayant lorsqu'elle sourit quand son père abat froidement le kidnappeur.
Car oui, la partie intéressante est que le témoin protégé est un véritable salaud, un tueur de la mafia qui s'est retourné contre elle suite à la promesse faite à sa femme mourante de protéger Lindsey (la fille donc). Et qui dit témoin protégé, dit nouvelle vie et méfiance de tous. Il lui a appris toutes les ficelles pours'en sortir, il lui a tout dit de ce qu'il a fait et voilà le résultat. C'est tout de même une constante de la saison de voir des fins pas heureux avec des victimes traumatisées. On a eu un enfant en tout début de saison (qui ramenait des nouvelles "mamans" à Eddie Cibrian), on a eu les femmes l'épisode précédent, on a eu Frankie Muniz et là, on a Lindsey. J'adore ce coté de la série. Tout n'est pas rose, tout le monde ne reprend pas sa petite vie pépère comme avant.
D'autres bonnes scènes ponctuent l'épisode comme par exemple Spencer Reid par 2 fois lorsqu'il établit le profil géographique pour retrouver où se trouve le kidnappeur. Bon, c'est un poil limite. Ca ne me semble pas très crédible qu'il identifie au bâtiment près où ils se trouvent. Mais c'est peut être vrai, c'est un domaine où je n'y connais rien.
L'autre bonne scène est évidamment la fin de l'épisode. Tout le monde aurait baissé son arme suite au speech de Reid. Il était parfait, avec les mots qu'il faut et pourtant, il voit devant lui un crâne explosé à coup de fusil à pompe. Là encore, on ne voit malheureusement pas le crâne explosé mais cela renforce la tête de Reid. On ne peut que deviner l'horreur de la scène.
Une dernière bonne scène à retenir, c'est l'écoute téléphonique des derniers instants d'une des filles et la réaction de négation du père de la victime suite à l'écoute. C'est une scène très forte. J'ai adoré.
On peut juste regretter le titre de l'épisode vf (du moins si TF1 ne le change pas d'ici leur diffusion - Edit : bah si) et le titre vo qui donne la fin de l'épisode. Vie dans la mafia = 1ere vie, vie dans la ville du kidnapping = seconde vie. Le titre s'appelant "troisième vie", on pouvait facilement deviner la conclusion. Edit : Bah sur TF1, ils tuent d'entrer le suspens sur le passé alors ... C'est probablement pire à mon avis.
Bref, un épisode standard de Esprits criminels pour cette saison et donc un bon épisode : inspecteurs en second plan, victimes intéressantes et final loin d'être en happy end. Du tout bon servi par un rythme maitrisé des révélations. Bien joué.
mardi 8 juillet 2008
Esprits criminels - Episode 3.11
Atavisme / Birthright
Saison 3, Episode 11 sur 20
Diffusion us : CBS - 12 décembre 2007
Diffusion belge : RTL TVI - 2 juillet 2008
Diffusion française : TF1 - Bientôt

Résumé :
Le DSC traque un tueur de jeunes femmes qui émule un tueur ayant sévi 27 ans auparavant.
Mon avis :
Tout est de la faute de la mère. Voilà la morale de cet épisode. Et c'est tellement vrai. Je ne découperais pas en rondelle des chiens errants aujourd'hui si ma mère ne m'avait pas privé de bonbons pendant une semaine quand j'avais 5 ans ! Et je ne vous raconte pas ce que fait Tao tout nu la nuit tombée dans son pays parce que sa mère ne l'a pas bordé un soir lorsqu'il avait 3 ans et demi ...
Oui bon, certes, vous allez me dire que le tueur ne fait que copier son père. Oui. Mais pourquoi ? Parce que sa mère n'a rien fait pour l'arrêter et l'a privé ensuite de père ! Non mais c'est vrai, quelles ingrates les mères quand même.
Pour redevenir plus sérieux 32 secondes (ou 47 suivant votre rapidité de lecture), c'est bien mené cette histoire avec le tueur qui refait surface 27 ans après et c'est simplement le fils qui reprend l'affaire familliale. Serial killer de père en fils depuis 1979. Mais le plus intéressant est avec les trois femmes : la première violée qui s'est échappé, la femme du premier tueur et la femme de son fils. Toutes ont un point commun : elles savaient et n'ont rien dit. Cela montre bien à quel point on victimise encore plus les victimes de ce genre de malades. Trop de femmes ne disent rien après un viol parce qu'elles ont peur d'être rejetée par la société qui les rend honteuses alors qu'elles n'y sont pour rien. C'est exactement ce qui s'est passé avec la victime qui s'est enfuie. Elle a eu un enfant de ce violeur mais n'a rien dit à personne, ni même à son fils pour le protéger. Etait ce la bonne chose à faire ? L'épisode ne répond pas à cela.
Tout comme il ne répond pas à la question de savoir si la violence est prédéterminée génétiquement. L'épisode semble pencher vers cette thèse à la lumière de quelques répliques par ci, par là mais rien ne le dit clairement. C'est d'ailleurs un avis général des spécialistes qui se divisent sur ce sujet. L'épisode montre en tout cas deux facettes : un des enfants du tueur tue et l'autre non malgré sa bonne tête de psychopate. Pour moi, et pour la série en général, c'est plus une accumulation de facteurs qui pris indépendament, ne font pas basculer une personne, mais réunis oui. La prédisposition génétique, si elle existe, rentre dans cette catégorie.
Le plus affreux est pour les femmes dans cet épisode. Elles sont victimes et elles éliminent le problème si je puis dire. Pourtant, elles ne sont pas soulagées pour autant. Et elles montrent bien un aspect bien trop réel : on préfère fermer les yeux pour ne pas être confronté à la réalité. Combien de victimes ont vu des gens passer dans la rue d'à-coté mais n'ont rien fait ou dit, préférant baisser la tête et continuer leur vie ? On est dans le même cas avec ces deux femmes qui savaient ce que leur mari faisait dans la grange mais faisaient comme si tout était normal.
C'est la thématique de l'épisode : la dénonciation du silence. Un dernier exemple vient renforcer cela avec les victimes actuelles et la jeune qui demande à son amie de ne rien dire sur ce qu'il leur a fait une fois qu'elles seront libérées. Un thème plutôt bien exploité dans cet épisode très sombre et sans la moindre touche d'espoir que cela soit du coté de l'intrigue centrale ou bien des enquêteurs puisque Hotchner se voit remettre l'assignation pour son divorce devant tout le monde alors qu'il avait caché cela à l'équipe, JJ voit encore plus d'actes affreux que l'équipe en sélectionnant les cas mais ne dit rien et Rossi qui avoue à un inconnu la signification des médailles qu'il porte : c'est pour ne pas oublier les enfants dont il n'a pu sauver les parents.
Bref, un épisode sombre mais plutôt réussi du point de vue thématique alors que la réalisation et l'écriture manque un poil de punch.
