mercredi 7 février 2007
Boston Justice - Episode 2.19: L'heure des comptes
Boston Justice - Saison 2, Episode 19 (/27)
L'heure des comptes / Stick it
Diffusion us : ABC - 14 mars 2006
Diffusion française : TF1 - 25 juillet 2006
Diffusion belge : RTBF (La Deux) - 3 février 2007
Note :
Non, je n'ai pas oublié de reviewer l'épisode 2.18 "associée modèle". Je ne l'ai pas vu car oublié de le regarder à cause de leur putain de nouvel horaire de merde sur La Deux. grrrrrrr
Résumé :
Paul intervient dans la dépendance de sa fille pendant que Alan s'attaque au fisc en défendant Melissa qui en plus den e pas payer ses impots sur le revenu, a envoyé un "vas te faire foutre" en peti mot à l'administration fiscale.
Mon avis :
Denise ne pense qu'au cul et jamais au droit. La preuve encore une fois puisqu'elle fantasme sur Denny la nuit avant d'enchainer sur un rendez vous désastreux et finir arrêter par un flic sur l'autoroute, flic qui n'en est pas un comme elle le découvre le lendemain après une nuit de salope. C'est en fait un citoyen lambda comme vous et moi qui a un uniforme de flic et en profite pour calmer les fous du volant pour ainsi offrir un monde meilleur à ses concitoyens, voire même un monde paradisiaque.
L'idée est très bonne tant les gens roulent extrêmement mal, se croyant seuls sur la route. A Boston comme par chez nous. Mais il a le malheur d'emballer la plus mauvaise avocate du monde et en plus, il veut être puni. Ben oui, il a fraudé et veut une peine exemplaire. Alors que Denise avait pseudo gagné sans rien faire en obtenant une très faible peine.
Bref, c'est bof et Denise, heureusement que son physique la sauve sinon ...
Paul a donc une fille droguée. Et comme tout le monde le sentait dès son épisode introductif, la voilà dans le double épisode "je me drogue encore et tu comprends rien papa". Paul force donc Rachel à aller en désintox et elle accepte par peur de perdre sa fille si les services sociaux s'en mèlent. En prime, Brad tombe amoureux.
Bref, passons à autre chose.
Alan. Sans surprise, Melissa refait appel à lui. Et sans surprise, elle tombe amoureuse de lui. Entre les deux, elle a envoyé chier l'administration fiscale dans un petit mot sans payer les impots sur le revenu. Voilà donc Alan qui ne sait pas comment l'en sortir et ça part sur la guerre en Irak et la dérive d'espionnage des citoyens américains et le gouvernement qui bafoue les libertés individuelles des américains et que son "va te faire foutre" est un message de protestation de Melissa. Mouais, bof. Fallait trouver une excuse pour pondre le meilleure plaidoirie d'Alan à ce jour. Mais avec une histoire derrière qui tient à peu près la route et qui a à peu près un rapport, ça aurait été mieux. C'est dommage parce qu'Alan lance un vrai cri d'alerte au peuple américain qui se fait manipuler sans rien dire et qui accepte tout ce qui vient de son gouvernement sans broncher.
En prime, quasiment pas de Denny. Et un épisode sans Denny est forcément pas bon.
Bref, un épisode à oublier. C'est dommage parce que la plaidoirie d'Alan est monumentale.
mercredi 24 janvier 2007
Boston Justice - Episode 2.17 : Le divorce de la mariée
Boston Justice - Saison 2, Episode 17 (/27)
Le divorce de la mariée / ... there's fire
Diffusion us : ABC - 28 février 2006
Diffusion française : TF1 - 21 juillet 2006
Diffusion belge : RTBF (La Deux) - 20 janvier 2007
Résumé :
Denny épouse enfin Bev' mais il la trompe d'entrée et elle demande le divorce. Alan défend une employée virée parce qu'elle est fumeuse.
Mon avis :
On va tout d'abord hurler tous un un grand coup contre la rtbf qui fait n'importe quoi. Primo, elle relègue la série en après midi le 6 janvier à l'horaire d'environ 17h30. Puis finalement, elle diffuse l'épisode le 6 à 18h45. Histoire que je le rate bien. Parce que oui, la rtbf et les bandes annonces ... La série a été relégué en aprem pour faute d'audience en prime. Soit. Mais en la virant en aprem sans prévenir personne, ils ne risquent pas d'améliorer l'audience.
Bon, le 13, pas de problème, je suis devant ma télé à 18h45 et je vois tout l'épisode. Et vla ti pas que le 20, j'arrive à 18h40 prêt pour le show et que l'épisode est déjà commencé depuis au moins 10 minutes ???
Saleté de rtbf ! J'ai raté le mariage et la tromperie dans le vestiaire ! Le meilleur quoi :(
Donc me voilà plus qu'avec le divorce et le cas d'Alan.
Pour Alan, il défend une employée super performante mais virée parce que fumeuse, les fumeurs augmentant les primes d'assurance. Il l'avait prévenu qu'elle devait arrêté et il l'a surprise chez elle en train de fumer. Alan joue sur l'amendement de la constitution garantissant le droit à la vie privée et qu'on tombe dans le Big Brother imaginé par Orson Welles dans le livre 1984. Mais ça ne passe pas. Pour une fois, Alan perd.
Rien d'exceptionnel, rien à retenir de ce coté.
De l'autre, Bev' demande le divorce mais Denny refuse et elle menace alors de coller un audit au cul du cabinet pour estimer les biens de Denny (je suis arrivé là, c'est dire la quantité qu'il me manque). Mais Denny refuse toujours le divorce. Tout le cabinet se démène pour tenter de trouver un terrain d'entente, Paul réflechit à se barrer avec Denise pour faire son propre cabinet, Denny vire Brad et finalement, Denny révèle en privé à Bev' qu'il sait qu'elle manipule les vieux fortunés avec une arnaque de cuisine intégrée vendue mais jamais livrée. Et Bev' a aussi des arguments contre Denny. Ils sont dans une impasse et Denny révèle que c'est pour ça qu'il ne veut pas divorcer et qu'il aime Bev', parce qu'ils sont pareils. Et Bev' répond qu'elle aime Denny mais qu'elle aime encore plus le fric et la maison à Hawaii qu'il va lui rapporter. Denny accepte alors de lui construire la maison à Hawaii.
On est débarassé de Bev' ! Youpi ! Seul intérêt de cette partie de l'intrigue. Mais connaissant William Shatner et ayant vu quelques captures, je suis persuadé que le passage du mariage et de la tromperie explosait tout.
En plus, cet épisode a le mérite d'appuyer sur la quéquette des hommes, du moins certains, qui se sentent moins que rien, plus vraiment homme une fois mariée et cela se sent dans Denny qui a accepté d'épouser Bev' parce qu'il était à nouveau admiré. Et il a trompé pour se sentir encore séducteur. Et la solitude l'étreint à la fin mais Alan est heureusement toujours là pour lui et invente une histoire bidon pour que Denny l'héberge quelques temps. un Denny pas dupe mais silencieusement soulagé d'avoir Alan. une très belle relation d'amitié parfaitement dessiné que ces deux-là.
Bref, le 2/3 d'épisode que j'ai vu était loin d'être inoubliable. Mais rien que pour le mariage et la tromperie que je n'ai pas vu, je suis sûr que c'est un grand épisode qui a le mérite de faire dégager l'inutile Bev'.
Boston Justice - Episode 2.16 : Retrouvailles en musique
Boston Justice - Saison 2, Episode 16 (/27)
Retrouvailles en musique / Live Big
Diffusion us : ABC - 21 février 2006
Diffusion française : TF1 - 20 juillet 2006
Diffusion belge : RTBF (La Deux) - 13 janvier 2007
Résumé :
Paul retrouve sa fille, Shirley doit être le témoin du mariage de son ex et Alan et Denny défendent un homme accusé d'avoir euthanasié sa femme atteinte d'Alzheimer.
Mon avis :
On va passer vite sur Shirley et son intrigue sans intérêt si ce n'est nous prouver que Tom Selleck est un moustachu forever parce que son bouc est affreux. Il se repointe dans la vie de Shirley pour lui demander d'être son témoin à son mariage avec une petite coincée. Finalement, il embrasse Shirley et il la pousse à choisir de l'épouser sinon, il marie la pimbèche. Shirley se tait. Magnum épouse Moni ... La pimbèche. C'est très light. Candice Bergen a beau se démener, on y croit pas à leurs sentiments depuis toujours.
De son coté, Paul en entendant une chanson qui fait gagner American Idol dans un bar tire sa larme et pense soudainement à sa fille qu'il n'a pas vu depuis des années parce qu'ils se sont quittés en mauvais terme. Il va la voir, découvre qu'il a une petite fille mais ne peut s'empècher del ui faire des reproches qu'elle lui rend. Après plusieurs engueulades, ils parviennent à se mettre d'accord sur le fait qu'ils ont tous les deux torts. C'est convenu comme intrigue (et ça sent la fille qui va avoir des problèmes juridiques dans 2 ou 3 épisodes) et la fin est prévisible mais ça reste assez émouvant tout de même. Ca ne tire pas la larme mais c'est sympa.
De leur coté, Alan et Denny défendent un homme poursuivi pour avoir euthanasié sa femme victime d'Alzheimer en augmentant sa morphine. Pratique assez courante pour abréger des vies terminées mais pourtant illégales. On achève bien les chevaux pourtant, et Alan joue toute sa défense là-dessus. On euthanasie les animaux pour éviter qu'ils souffrent, pour faire preuve d'humanité mais on ne peut pas abréger les souffrances d'un être humain qui souffre et est condamné ?
C'est une question très casse gueule que celle de l'euthanasie et on sent les scénaristes qui sont restés sur la réserve, protégeant un peu les deux camps au travers des différents personnages. Pourquoi ne pas laisser cet homme libre alors que sa femme lui a demandé de ne pas la laisser devenir un légume. Mais de l'autre coté, comment donner du poids à un consentement d'une personne qui n'a plus tout sa tête ? Et l'épisode soulève bien le problème annexe à l'euthanasie : est ce bien pour soulager les souffrances du malade ou celle de sa famille ?
L'épisode est bien mené sur ce front, posant les bonnes questions, laissant sous entendre les réponses mais sans jamais oublier l'autre position. Pour comparaison, l'épisode pointe timidement du doigt le problème en restant enfoncé dans sa chaise alors que quand c'est un problème social où le gouvernement n'agit pas, l'épisode bondit de sa chaise avec un doigt accusateur en hurlant.
Bref, un épisode sympa sans plus avec une thématique de l'amour à travers les âges : le mariage avec Shirley, l'enfant avec Paul et la mort avec Alan et Denny.
jeudi 4 janvier 2007
Boston Justice - Episode 2.14 : Une vérite toute nue
Boston Justice - Saison 2, Episode 14 (/27)
Une vérité toute nue / Breast in show
Diffusion us : ABC - 7 février 2006
Diffusion française : TF1 - 18 juillet 2006
Diffusion belge : RTBF (La Deux) - 30 décembre 2006
Résumé :
Alan doit défendre sa future petite amie qui a manifesté les seins à l'air. Mais il a face à lui tout le cabinet du procureur. Garrett s'est fait piqué son bureau par Katherine et Daniel invite Denise à fêter sa mort.
Mon avis :
Boston Justice s'enferme dans du mou. On dirait le bide de William Shatner tellement c'est mou en ce moment.
Du coté de Daniel, la chimio n'a pas marché. Il organise alors les festivités post mortem avec picole au bar en tenue de hockeyeur. Et Denise y est conviée et s'y rend. Denny aimerait bien venir mais il ne peut point. "Ca sera pour une prochaine fois !" qu'il lui répond.
Denise s'y rend et découvre que Daniel est le plus petit de sa famille et de ses amis. Mais les éloges de son frère lui retournent son petit coeur et elle quitte la petite fête toute triste. Daniel la retrouve le lendemain annonçant qu'il y a un traitement miraculeux en Suisse et il s'y rend. Et Denise de répondre qu'il s'isole comme le font les fauves quand ils sentent la mort arrivée. Daniel ne la contredit pas. Est ce la fin de l'arc Michael J Fox en guest ? Ca serait vraiment dommage de ne pas l'avoir mieux exploité que ça si c'est le cas. Et même si on sait que de toute façon, il est condamné à mourir dans la série puisqu'aussi non, il deviendrait un récurrent mais la santé de monsieur Fox ne lui permet plus de tenir un rôle régulier dans une série.
l'autre intrigue passionante du jour : Garrett. Katherine lui a piqué son bureau pour pouvoir papoter au téléphone entre deux services de sandwichs. Ah bon ? Garrett a un bureau ? Depuis quand ? Ce n'est même pas de voir encore la vieille mémé là qui m'a surpris, c'est de savoir que Garrett avait un bureau. Et Katherine ne lui laisse plus le bureau : "mais je suis un avocat et je veux mon bureau tout de suite !" "et moi, j'ai tué un homme mon petit". Excelent dialogue entre les deux qui aboutit à Garrett installé sous les escaliers pour travailler. Voilà, c'est tout. Il fallait vraiment trouver un truc pour meubler 3 minutes en tout.
Il reste le gros morceau : Alan. Il est convié par celle qu'il veut se taper à une manif et il s'y rend pour découvrir une manif féministe à poil. Il est tout ravi mais pas Denny qui en veut à Alan de ne pas l'avoir invité. Le problème, c'est qu'entre la manif et le procès, la procureur a eu rendez vous chez Crane, Pool et Schmidt comme prévu à l'épisode précédent et que Brad l'a magnifiquement envoyé chier, se concentrant sur ses futures vacances au ski sur le net pendant l'entretien. Elle décide alors de se venger en chargant la cliente de Alan de tous les maux, jusqu'au terrorisme. Alan fait alors appel à Shirley pour l'aider because elle pourra mieux plaider les seins à l'air vu qu'elle en a deux tombants. Et finalement, elle réussit à convaincre le jury et la future ex de Alan est libre et Alan va se la taper dans quelques épisodes.
Mais pourquoi manifestait elle les seins à l'air dans les rues de Boston ? Pour se plaindre d'un problème d'arnaque électorale typiquement américaine : le redécoupage au choix des circonscriptions électorales. Ce qui permet à l'élu sortant d'exclure de la circonscription les zones ayant voté contre lui à l'élection précédente et ainsi s'assurer un peu plus de facilité dans sa réélection. Le truc qui ne peut concerner que les américains. On retrouve un Alan engagé, dénonçant un vrai problème mais bon, on s'en fout royalement vu que nos politiques sont moins arnaqueurs que les américains et qu'ils n'ont pas encore institutionalisé les arnaques légales de ce type.
A noter pour les téléspectateurs belges qui me suivent : la série change d'horaire dès ce samedi 6 janvier. L'épisode de la semaine sera à présent diffusé vers 17h30 sur la deux le samedi. Et on applaudit la chaine qui n'a absolument pas prévenu de ce changement avant/pendant ou après l'épisode de samedi dernier.
Bref, un épisode mou, très mou avec un engagement d'Alan qui nous passe à 158 miles au dessus de nos têtes vu que cela nous concerne pas. Et on n'a pas assez de Denny même si ces courtes interventions demandant la future femme d'Alan seins nus sont hillarantes.
mercredi 27 décembre 2006
Boston Justice - Episode 2.13 : Négligeance sur le net
Boston Justice - Saison 2, Episode 13 (/27)
Négligeance sur le net / Too much informations
Diffusion us : ABC - 24 janvier 2006
Diffusion française : TF1 - 17 juillet 2006
Diffusion belge : RTBF (La Deux) - 23 décembre 2006
Résumé :
Denise reconnait sa nullité et fait appel à Alan pour résoudre un procès contre une mutuelle qui a divulgué des informations sur le net ayant conduit au meurtre de la mère de la cliente de Denise. Et en plus, il doit se farcir les problèmes existancielles de Katherine, la mémé secrétaire virée tueuse de seriel killer.
Le cabinet fait appel au tout frais Brad l'associé pour faire dégager Bev' et faire annuler le mariage prévu avec Denny.
Mon avis :
En ce froid mois de janvier us (décembre belge), les neurones tournent au ralenti pour nos amis scénaristes (ça marche aussi avec la diffusion estivale de TF ouin en pleine canicule qui ramolit les cervelles).
On ressort la pauvre mémé secrétaire. Là voilà qui braque des supérettes en souriant à la caméra et zou, Alan raplique et la sort d'affaire en magouillant avec l'épicier (je connais un mec qui connait un mec qui sait y faire avec les voitures et votre poubelle en aurait besoin). Donc voilà, la mémé secrétaire virée et tueuse de serial killer est sortie d'affaire mais Alan n'avait rien compris et donc on peut maintenant rajouter un qualificatif à Katherine, la mémé secrétaire virée tueuse de serial killer et braqueuse d'épicerie de quartier en série. Car elle recommence à braquer une épicerie pour qu'à nouveau Alan vienne l'aider. Mais, bande de pervers, elle ne rêve pas d'Alan. Non, c'est juste pour avoir une excuse et se trouver au cabinet et papoter. Et Alan percute enfin et il monte alors une entreprise de sandwicheries rien que pour lui filer le boulot et qu'elle livre donc des sandwichs chez Crane, Pool et Schmidt.
Intrigue sympa dans l'idée mais un peu n'imp. Moins que dans le FBI précédent (chez nos amis belges, le 4.17) mais n'imp quand même. C'est sûr que l'épicier va troquer son procès contre une carrosserie. C'est sûr également que la procureur va laisser tomber les poursuites contre un entretien d'embauche chez Crane, Pool et Schmidt. Et c'est encore plus évident que par charité, un avocat va ouvrir une sandwicherie pour filer du boulot à une très vieille dame qui s'emmerde chez elle et qui n'est pas fichu de trouver le club de l'âge d'or de son quartier.
On continue dans le n'imp' mais le n'imp' bien. A midi, un mec vient livrer des sandwichs au cabinet. Et Bev' pète un cable parce qu'il fait des sandwich avec du pain et qu'en plus, il lui répond. Elle le fait virer et Denny approuve. Ben oui, en manquant de respect à Bev', il a manqué de respect à la future madame Crane et par là même à Denny Crane lui-même. Quelle manipulatrice. Sauf que ce geste a déclenché la guerre. Fallait pas toucher aux sandwichs de Shirley et elle voit rouge. Finalement, l'intrigue tombe en queue de poisson puisqu'on ne sait pas ce qu'il advient de ce pauvre livreur et que Katherine, la msvtskbeqs (la mémé secrétaire virée tueuse de serial killer et braqueuse d'épicerie de quartier en série), prend sa place. La msvtskbeqs devient la msvtskbeqsls (... et livreuse de sandwichs).
Ce qui me fait rebondir sur l'autre intrigue à la noix : Comment virer Bev' vu qu'elle a osé toucher à mister sandwichs et donc aux repas de Shirley. Et Brad qui glandait par là se propose. "Ken" va donc dîner avec Bev' et son charme pas naturel ne prenant évidamment pas, il lui propose un demi million de dollars (ça fait plus classe que les 500 000 qu'il lui propose. Les mots sont importants Brad.) Avec un demi million, elle se barrait. Avec 500 000, elle crame ta cravate. Donc voilà, toujours le point mort du coté Bev'.
On finit avec Denise qui après avoir étalé sa nullité juridique pendant une saison, percute enfin qu'elle est nulle en droit et fait appel à Alan dans son procès. L'histoire : une jeune femme attaque la mutuelle de sa défunte mère parce que son psychopate de père a trouvé sur le net sur le site de la compagnie des renseignements et a pu retrouver sa mère et la zigouiller. Il a été condamné pour ça mais bon, ça ne suffit pas la jeune femme assoiffée de vengeance. Et Denise obtient un accord à 20 000 dollars. Et elle percute que c'est peu. Et Alan passe par là. Zou, Alan est embauché et entre deux magouilles pour sortir du pétrin la msvtskbeqsls, il torche un speech à la Alan et obtient 3 millions de dollars du jury. Moralité : Denise, t'es virée !
Rien de bien passionant parce que le cas ne nous touche pas. Certes, il dénonce les failles de sécurité et surtout la pseudo sécurité qui règne sur le net mais on s'en tape de la jeune femme. Alors que quelques répliques nous laissent voir une colère mal dirigée (Elle en veut à son père mais il ne reste que la mutuelle contre qui s'en prendre.), on zappe tout ça. En parlant plus de la jeune femme, on aurait pu bien mieux s'identifier à elle et se sentir un poil concerné par l'histoire. Mais là, elle sert juste de justificatif lourd pour taper sur les protocoles de sécurité internet insuffisants. En virant la msvtskbeqsls, on aurait gagné du temps et on aurait pu avoir le procès complet avec le père et cette histoire en appui de la condamnation du père.
Et pour conclure, trop peu de minutes avec Michael J. Fox allongé sur son lit et Denise qui vient le soutenir à la fin.
Et j'allais oublié, l'excellent clin d'oeil à la fin d'Alan arrivant sur la terrasse et s'étonnant auprès de Denny de ne pas l'avoir vu dans cet épisode. Sympa cette distanciation.
Bref, un épisode mou du genou rempli d'intrigues secondaires et avec une semi principale bancale. Et puis bon, Bev', elle fait chier. Et on n'avance pas dans leur histoire. Episode très largement dispensable puisque rien n'avance dans les arcs mariage et cancer.
mardi 19 décembre 2006
Boston Justice - Episode 2.12 : Une main tendue
Boston Justice - Saison 2, Episode 12 (/27)
Une main tendue / Helping Hands
Diffusion us : ABC - 17 janvier 2006
Diffusion française : TF1 - 13 juillet 2006
Diffusion belge : RTBF (La Deux) - 16 décembre 2006
Résumé :
L'heure du procès de Jerry "La main" Espenson approche. Denny se prépare pour son mariage et Denise flirte avec le nouvellement avocat Daniel Post joué par Michael J. Fox dans une histoire de parents harceleurs de professeurs.
Mon avis :
Un épisode assez moyen, qui n'est pas conforme aux standards de délire des dernières semaines.
Pour Alan, c'est assez vite torché : il n'y aura pas de procès. Rappelons qu'il défend Jerry qui avait tenté d'obtenir son poste d'associé en menaçant de trancher la gorge de Shirley avec le couteau à gateau.
Evidamment, Shirley fait tout pour isoler Alan qui ne peut compter sur Garrett l'ado du bureau ni sur Melissa son assistante, ni même sur Denny. Elle a réalisé une véritable muraille de Chine autour d'Alan, ou plutôt le mur du VietNam d'après Denny. En plus, elle s'est arrangée avec le procureur pour coller à Jerry une liste d'accusations infinies dont celle de terroriste. Bref, Alan est mal barré, surtout qu'il ne peut invoquer la folie passagère comme défense, Jerry s'y refusant car cela entrainerait sa radiation du barreau. Il ne peut pas non plus négocier car il resterait avocat mais avec une sale image et personne ne voudrait de lui.
Finalement, Alan découvre en interrogeant un psychologue que Jerry souffre d'une forme d'autisme léger héréditaire. Il va voir Shirley en lui disant cela et en promettant qu'il va se soigner et Shirley laisse tomber les accusations.
Fin ridicule et sans logique pour une histoire franchement bien partie. Jerry repart libre comme l'air mais viré du cabinet. Dommage.
Du coté de Denny, il glande. Enfin non, il réapprend la danse en vue de son mariage. Et il est heureux. Pas comme Shirley et Paul qui s'inquiètent. Shirley va donc voir Bev', la future mariée et Paul bétonne le contrat prénuptial pour que cette union ne puisse pas nuire au cabinet comme a failli le faire plusieurs des précédents divorces de Denny. Et Bev' avoue à Shirley qu'elle adore le sexe, l'argent et le pouvoir et que Denny la comble à tous les niveaux. Y compris avec "la schmidt", figure sexuelle trouvée par Denny lors d'une coucherie avec Shirley dans le passé. De son coté, Denny prend le contrat prénuptial pour un affront et refuse de le signer. Mais son amitié avec Paul étant vieille et Denny comprenant tout de même, il laisse couler en faisant semblant d'oublier ce contrat prénuptial.
Rien de transcendant de coté là. On peut juste sauver la tête de Shirley quand l'inconnu du bar lui demande ce qu'est la Schmidt et la danse de Denny et Alan.
Reste Denise et son maintenant amant de Marty McFly cancéreux mourant. Il continue à la draguer, elle se laisse charmer et ils finissent dans le même lit, heureux et Daniel décidant de reprendre la chimio pour tenter de se soigner. Entre temps, il a joué à l'avocat. Car oui, Daniel a une maitrise de droit. Et du coup, il suffit de demander à Denny Crane en le charmant l'autorisation de plaider. Et personne n'y voit d'inconvénient, même pas la juge. Rappelons qu'il faut préter serment lors d'une cérémonie pour avoir le droit de plaider. Normalement. Si on ne fait pas n'imp.
Donc il plaide. Il défend avec Denise une prof qui veut une ordonnance d'éloignement à l'encontre de deux parents trop protecteurs de leur fille, allant jusqu'à l'appeler pendant l'accouchement de sa soeur et exigeant qu'elle rappelle le bébé aussitôt sorti. Daniel plaide comme un pro et Denise étale encore une fois sa grande incompétence. J'en viens à me demander si elle n'a pas couché avec Denny pour avoir son poste au cabinet. Parce que c'est une brêle sans nom au tribunal. Michael J. Fox pendant ce temps, en Daniel Post, est super efficace et joue à la perfection. Michael, t'es le plus fort après William Shatner !
Bref, épisode où il ne se passe pas grand chose malgré les promesses de l'épisode précédent : Jerry est mal expédié, l'opposant à Daniel totalement oublié et bon, Denny est moins performant que d'habitude. Un épisode moyen.
mercredi 13 décembre 2006
Boston Justice - Episode 2.11 : La vie à tout prix
Boston Justice - Saison 2, Episode 11 (/27)
La vie à tout prix / The cancer man can
Diffusion us : ABC - 10 janvier 2006
Diffusion française : TF1 - 12 juillet 2006
Diffusion belge : RTBF (La Deux) - 9 décembre 2006
Résumé :
Denny se trouve une compagne de sexe. Denise s'occupe avec Paul d'un cancéreux attanquant un autre cancéreux qui avait acheté sa place dans un programme test d'un nouveau médicament. Jerry "la main" devient extrêmement nerveux à l'approche des votes du nouvel associé du cabinet puisqu'il a en face de lui Brad.
Mon avis :
Episode exceptionnel. A plus d'un titre : déjà, Michael J Fox en guest star. Rien que ça rend l'épisode incontournable. L'interpète du cultissime Marty McFly dans Retour vers le futur ou l'extraordinaire conseiller du maire de NY dans Spin City. Un acteur génial frappé par la maladie malheureusement. Autre raison : William Shatner. Certes, je sors ça à chaque épisode. Sans lui, je taperais probablement NCIS ou FBI en ce moment même plutôt que Boston Justice. Mais là, c'est énorme. C'est WIlliam Shatner, mais nu ! Et en pleine partie de sexe en prime. Go Denny ! Go Denny !
Enfin pour conclure les raisons : les histoires, passionantes et imprévisibles.
On va commencer par Michael J. Fox. Il est pété de thunes. Mais du genre à se torcher avec des billets de 100 quand il fait popo. Mais il a un cancer des poumons. Et il apprend qu'une étude va être faite sur des nouveaux médicaments pouvant le soigner. Avec son argent, il va s'assurer d'entrer dans l'étude et de recevoir le médicament et non le placebo. Seulement un des autres candidats à ce médicament ayant reçu un placebo a connaissance de cette histoire et il attaque alors Daniel Post, le mec riche, qui fait appel à son ami Paul qui refile le bébé à Denise parce que ça lui rappelle trop sa défunte femme.
Le procès démarre donc et il est impossible pour Denise de ne pas faire passer son client pour un monstre à la barre, privant un autre du véritable médicament. C'est vrai que c'est très dur de ne pas voir Daniel comme un monstre s'achetant sa vie. Et ce même malgré ce qu'il fait par ailleurs comme verser des millions bien avant le gouvernement pour aider la Nouvelle Orléans après l'ouragan Katrina ou autres aides financières envers par exemple les écoles de Boston. C'est un mec bien Daniel Post mais qui passe pour un horrible monstre parce qu'il avait l'opportunité de s'acheter une place dans le programme. Une chance de continuer à vivre. Et c'est là le gros point faible de l'argumentation foireuse de Denise (mais on y aura peut-être droit avec la suite de cette histoire dans le prochain épisode) : mettre le jury en face du problème : lequel des membres du jury ne ferait pas la même chose que lui si ils en avaient la possiblité financière ? Elle ne le fait tout simplement pas. Elle laisse la défense (interprétée brillament par Erica Gimpel) gagner et l'aide même n'arrivant jamais à faire sortir Daniel de cette image de monstre froid et sans coeur, tueur d'un inocent finalement.
Et à coté de ça, on a le plan drague de Daniel sur Denise. Assez mal venu je dois dire, mais qui permet de contrebalancer son image monstrueuse puisque c'est là qu'on apprend ses multiples dons qu'il fait et la façon bénéfique dont il se sert de son argent. On ressort de l'épisode incapable de savoir quoi penser : oui, c'est monstrueux ce qu'il a fait. Mais ... Il le méritait peut-être plus par ses actions pour la communauté que son opposant simple citoyen. De toute façon, la question est réglée puisque le médicament ne fonctionne pas et tous deux vont mourir. Seulement voilà, l'autre malade a décidé de ne pas se laisser faire, ni acheter et prendre la seule chose que Daniel ne peut s'offrir : le temps. Il a l'intention de lui pourir la fin de sa vie, ses derniers mois. Et ça, ça va encore plus dans le sens d'une réhabilitation en faveur de Daniel : quel homme censé refuserait une grosse somme d'argent et de passer tranquillement ses derniers jours auprès de sa famille pour aller pourir celle d'un autre au tribunal ? Chose que Paul tente de lui faire comprendre et on sent dans les non dits qu'il a souffert de ne pas passer ses derniers jours auprès de sa femme, de profiter d'elle jusqu'à la dernière seconde.
On passe à Alan et Jerry. C'est l'heure de la désignation du nouvel associé. Brad est en bonne position mais Jerry est l'homme de l'ombre sans qui beaucoup d'affaires n'auraient pas été gagné. Bon, on trouve le défaut de l'épisode précédent avec Brad : la fin est prévisible : Comment Jerry introduit à l'épisode précédent pourrait devenir associé à la place de Brad là depuis le début ?
Mais par contre, la série part à nouveau en live avec le pétage de plombs de Jerry qui en vient à menacer Shirley de l'égorger si ils ne font pas de lui un associé. Et il connait tout le système tellement bien qu'il sait comment rendre valide cette nomination sous la contrainte et la menace. L'intervention d'Alan permet de le calmer et il va le défendre dans le procès à venir contre le cabinet.
La série arrive encore à nous surprendre et finalement de manière totalement naturelle : on démarre sur une simple concurrence entre Jerry et Brad avec l'aide de Alan pour amadouer les décisionnaires en faveur de Jerry puis il disjoncte. Mais le personnage nous est tellement bien présenté à l'épisode précédent et dans celui-ci que c'est normal ce pétage de cable. Et même si on sait que Shirley ne va pas mourir, pourquoi pas la blesser gravement ? Jerry aurait pu le faire. La série aurait pu aller aussi loin. Ils ont bien coupé les doigts d'un prêtre à la hache.
En plus, encore et toujours Alan à l'attaque et il dénonce les pratiques : c'est bien beau de faire des multiples lois anti discrimination mais la réalité est là : on préférera toujours le Ken de Barbie à Shreck. Même si le Ken vient de trancher les doigts d'un prêtre et glande le reste du temps dans le cabinet.
Enfin, on conclue avec le monumental William Shatner. Encore une fois parfait. Toute la scène d'intro où il est honoré pour son action envers les enfants est magistrale : entre les invités qui ne savent même pas de quoi parle l'association des enfants et Denny qui saute une blonde dans le vestiaire, on démarre très fort.
On poursuit cette ligne de conduite de Denny qui est comblé sexuellement par cette blonde et qui remet ça plusieurs fois, y compris dans son bureau, les stores ouverts et donc il a exhibé ses talents de forniqueur à tout le cabinet. Bien joué Denny !!!
Le problème, c'est que c'est la femme parfaite de Denny et le mariage est en route. Et Denny plante Alan pour la liste de mariage plutôt que le cigare victorieux de fin d'épisode.
Bref, le meilleur épisode de la saison pour le moment. Quasiment aucun défaut, c'est parfait. C'est drôle, c'est critique, c'est imprévisible, c'est génial !
Boston Justice - Episode 2.10 : Tous pour un
Boston Justice - Saison 2, Episode 10 (/27)
Tous pour un / Legal deficits
Diffusion us : ABC - 13 décembre 2005
Diffusion française : TF1 - 11 juillet 2006
Diffusion belge : RTBF (La Deux) - 2 décembre 2006
Résumé :
Un procureur poursuit Brad pour sa découpe de doigts de l'épisode précédent. Melissa demande de l'aide à Alan pour un problème de crédits à rembourser et ils vont alors voir "La main", l'expert du cabinet pour les questions financières.
Mon avis :
Que deux histoires cette semaine. Tout d'abord le procès de Brad sans intérêt car sans tensions, sans stress et sans surprise. Qui a douté un seul instant de la liberté de Brad à la fin ? En plus, on introduit un rival de la fac de droit en tant que procureur mais ils laissent rapidement tomber l'histoire. Il ne ressort finalement rien de cette histoire si ce n'est qu'elle a le mérite de boucler l'intrigue de l'épisode précédent.
Et qu'elle nous livre une réplique culte à la Denny Crane :
Denny: What are you doing in my office? / Qu'est ce que tu fais dans mon bureau ?
Paul: This is my office, Denny. / C'est mon bureau Denny
Denny: Oh, that must mean I've come to see you... why? / Oh, ça veut dire que je suis venu pour te voir ... Pourquoi ?
Go Denny ! T'es le meilleur !
On passe alors à la seconde histoire avec Jerry dit "la main" l'expert des questions financières. Melissa, la secrétaire de Alan a des problèmes financiers, chose subtilement (et ce n'est pas ironique pour une fois) introduite lors des épisodes précédents au détour d'une phrase ou d'une autre. Là, on sait d'où viennent ses problèmes : elle doit 50 000 dollars à un organisme de crédits type Cofidis ou Sofinco. En réalité, elle n'en doit pas autant mais les intérêts ont fait monter la somme. Des intérêts exhorbitants. Et cela m'ammène à une interrogation qui me hante depuis belle lurette : Sur votre compte en banque ou votre crédit auprès de ces organismes, plus vous êtes endettés, plus les intérêts sont élevés. Ce qui est parfaitement illogique puisque si on est dans le rouge, dans le déficit, on ne peut pas payer. On ne peut donc déjà pas payer les retards et que font ils ? Ils augmentent encore plus l'addition. Addition que vous payerez pas de toute façon puisque vous n'avez pas les moyens. Les banques sont nos amies. Répétez le 50x et vous commencerez peut-être à y croire. Et je n'ai rien contre les banquiers en eux-même qui font leur boulot. C'est contre le système que j'ai une dent. Au lieu d'aider ou au pire stabiliser la dette du client, le système va l'enfoncer en augmentant exponentiellement la dette chaque mois. Certes, les intérêts vont dans la popoche des actionnaires de ces organismes finaciers et banques mais bon, faut il encore qu'ils soient / puissent être payés.
Et c'est là dessus que s'appuye tout le raisonnement de cette intrigue d'Alan. Comment rembourser une dette qui a atteint 50 000 dollars et qui va encore grossir très rapidement vu le taux d'intérêt de 30% ? Il n'y a aucune solution, ce qui fait de Marissa une "bonne" cliente, à l'inverse de ceux payant en temps et en heure leur échéance et qui sont considérés comme de "mauvais" clients. Ben oui, ils ne rapportent rien en intérêts. Voici donc Alan aidé par Jerry la main face à l'avocat de l'organisme de crédit de Melissa et encore une fois, Alan nous livre une plaidoirie magistrale (enfin pas une vraie plaidoirie vu qu'ils sont dans un bureau) sur les pratiques de ces organismes de crédit, pratiques intolérables. Et l'avocat se vantant que Alan ne peut rien faire, ce à quoi il répond : "on disait pareil lorsqu'on a attaqué les industries du tabac et de l'amiante". D'autant plus que le bureau pourra facilement grâce à ses antennes dans les plus grandes villes du monde réaliser une plainte collective et la publicité à elle seule fera très mal. L'avocat conclut alors un accord effaçant la dette de Melissa.
Une intrigue qui part doucement et dont on n'attend pas grand chose et qui finit en un festival d'Alan face à l'avocat tout mielleux pour mieux tromper son monde. Tel un rapace déguisé, telle la sorcière dans Blanche Neige : viens, viens à moi. Regarde la belle pomme que je t'offre. Bien joué Boston Justice.
Bref, une intrigue centrale autour de Brad sauvé de l'ennui et l'inintérêt total par, encore une fois, l'énorme William Shatner. Et une seconde intrigue centrée sur Alan de toute beauté avec une attaque et une mise en lumière d'une défaillance du système libéral. Que demander de plus à cette série ? William Shatner nu ? C'est pour le prochain épisode ;)
mercredi 29 novembre 2006
Boston Justice - Episode 2.09 : Des agents très spéciaux
Boston Justice - Saison 2, Episode 9 (/27)
Des agents très spéciaux / Gone
Diffusion us : ABC - 6 décembre 2005
Diffusion française : TF1 - 10 juillet 2006
Diffusion belge : RTBF (La Deux) - 25 novembre 2006
Résumé :
Un clochard attaque Denny parce qu'il l'a paintballisé. Le fils de la femme de ménage de Denise disparait et comme son cousin Jack est occupé par ailleurs, miss Bauer fait appel à Brad pour couper des doigts aux méchants kidnappeurs d'enfants.
Mon avis :
Du grand n'importe quoi assumé que cette série. Pour une fois, que deux intrigues. Mais quelles intrigues !
Denny et Alan se la pètent. Denny et Alan sont riches et le montrent. Denny et Alan ne voyent pas un SDF demandant une petite pièce mais lui voit les bourges qu'ils sont et il balance un gros caillou sur la tête à Denny qui dégaine et tire en pleine tête du SDF une balle de peinture. Way to go Denny !
Seulement voilà, le SDF ne veut pas se laisser faire et décider de poursuivre Denny si un arrangement financier n'est pas trouvé. Evidamment Denny dans sa grande classe refuse et intimide le pauvre petit avocat du SDF à l'aide de tout le cabinet y compris les deux jeunes. L'avocat démissionne et Denny est sûr de ne rien payer jusqu'à ce que Alan se prenne de pitié pour ce SDF ou veuille faire taire l'arrogance de Denny, on sait pas trop, mais bref, le voilà en avocat du SDF. Les deux amis qui couchent ensemble face à face !
Manque de bol, tout se finit vitre, trop vite avec Alan faisant croire que Denny paye 75 000 dollars au SDF. Tout ça parce qu'il se rend compte que l'amitié est au dessus de ses principes. Et revoilà nos deux amis ensemble, cigare au bec sur le balcon pour conclure l'épisode avec la morale sur les 37 millions de pauvres aux Etats Unis et la catastrophe qu'il pourrait y avoir si tous jetaient une pierre en même temps.
Les plus : Denny et Alan qui couchent ensemble !!! Avec une touche de SM vu qu'ils sont attachés ensemble. J'irais même jusqu'à dire que Denny est le dominant dans la relation vu que la corde est autour de sa taille et pour Alan à sa cheville. Tout ce pré générique est anthologique. Ils vont très loin et c'est excellent, à se pisser dessus de rire. Sans oublier la conversation surréaliste dans le couloir du cabinet un peu plus tard avec Denny hurlant qu'ils ne coucheront plus ensemble.
L'autre plus, c'est évidamment l'imprévisible Denny et son flingue de paintball avant de faire la peau à une photo avec un fusil de paintball dans le bureau.
La cerise on ze cake : leurs super costumes avec les lunettes de soleil qui tuent tout.
Le seul moins : la taille du caillou qui aurait du assomer pour 6 mois Denny mais qui donne l'impression d'une piqure de moustique.
Et à la fois un moins et un plus : la conclusion. C'est un plus dans le sens qu'elle soulève un problème qui va dévaster tôt ou tard les Etats Unis : les pauvres qui lorsqu'ils vont réagir vont renverser le pays tellement ils sont nombreux et non rien à perdre. Et comme le reste de la population les ignore totalement, ils ne remarqueront rien jusqu'à ce qu'il soit trop tard pour empécher la crise. Le moins, c'est que c'est une sonette d'alarme extrêmement grave et pessimiste qui tombe à la fin d'une intrigue comique à fond et après la délirante folie de Denise et Brad. Le changement de rythme est brutal et assez mal amené, trop brusque et trop noire cette conclusion.

On passe à l'autre gros morceau : La cousine de Jack Bauer, alias Denise, qui paye sa femme de ménage à coup de chambre à coucher neuve. Manque de bol, le petit garçon de la technicienne de surface disparait dans le magasin et elle se lance à sa recherche vu que le FBI local ne fout rien alors qu'ils savent que l'enfant a été kidnappé par un pédophile serial killer. Bon, jusque là, tout se passe bien et l'épisode nous lance deux pistes : la première : le kidnappeur a été relaché faute de preuves suffisantes la première fois. Ce qui aurait pu conduire sur une profonde mise en abîme de sa profession par Denise. L'autre piste : Le FBI étant une organisation fédérale engage l'état américain par ses actions. Là aussi, on aurait pu avoir une superbe réflexion sur la responsabilité de l'état et tout et tout.
Seulement voilà, c'est à ce moment là qu'un jeune est venu livrer une pizza en salle des scénaristes avec suppléments space cake et poudre blanche décorative. Et du coup, ils partent en live total. Et ceux qui en doutent réflechissent bien : depuis quand Brad parle et depuis quand il agit ? Faut être sacrément défoncé pour faire ça. En plus, ils nous le font façon justicier à la Walker Texas Ranger du pauvre : il fait le flic méchant et il tatane pas à coup de pieds les vrais méchants. Pourtant, il a le chapeau et la longue veste à la Walker. On va dire qu'ils nous en ont fait un croisement entre Walker et le cousin de Denise, Jack Bauer.
Donc voici notre couple rappelant bizarrement Mulder et Scully alors qu'ils n'ont absolument rien en commun. Sûrement le chef du FBI qui fait vaguement penser à Skinner. Je sais pas. Mais bon, voilà nos deux civils avec des fausses plaques du FBI pour se faire passer pour de vrais agents auprès du frère du méchant et lui extirper des indices dans un local au sous sol du cabinet. Et ça marche, ils obtiennent que le méchant va toujours se confesser chez un prêtre. Mais le FBI ne peut pas agir, mais le chef leur file un mandat pour perquisitionner l'Eglise. Et là, ils étaient arrivés au sommet de la vague avec Denise qui file une hache à Brad pour menacer de péter la porte luxueuse si le prêtre ne parle pas. Et comme il dit rien, Brad s'élance, le prêtre tend la main pour le stopper et le monument de l'épisode : Brad n'arrête pas la hache. Bye bye les doigts du prêtre. Avec la cerise sur le gateau : le chat qui embarque un des bouts de doigts !!!
Incroyable et hallucinante scène. Et extrêmement drôle avec pourtant un geste qui ne l'est pas du tout. Mais c'est tellement décalé et inattendu dans Boston Justice que ça n'a pas l'impact du geste d'Abruzzi dans le season finale de Prison Break ou tous les 3 épisodes de 24 heures chrono (avec mention spéciale à la découpe du bras de Chase en season finale saison 3 dans l'école, bras recousu à l'hosto moins de 5 minutes plus tard. Vive le temps réel de 24)
Et c'est le moment choisi par la chaine belge pour nous passer les pubs histoire de se rerererepasser la scène dans la tête tout en rigolant. On revient à l'épisode et Brad ne s'meut pas le moins du monde ni même Denise, genre "on a l'habitude, on fait ça tous les week ends pour se détendre, d'ailleurs pour payer mes études d'avocate, j'ai bossé dans une découpe de viande alors ...". Mais, le prêtre n'a toujours pas parler et le super chef du FBI leur conseille "pas" de marchander le doigt manquant, ce que vont faire Boucher et découpeur. Et ils obtiennent l'adresse du méchant kidnappeur pédophile et là, le FBI se décide à intervenir. Et ils retrouvent le gosse sain et sauf. Et là, le pool de scénaristes tremble parce que le manque se fait gravement sentir et donc du coup, l'intrigue est finie.
C'est vraiment de bout en bout une intrigue totalement surréaliste dans son traitement. Ca n'a pas de sens, ça n'a aucune utilité puisqu'on n'a pas la moindre morale, rien du tout. Et pourtant, c'est probablement la meilleure histoire depuis le début de la saison. Boston Justice n'est jamais aussi bon que quand ils pêtent un plomb. La preuve : Denny est le meilleur personnage du show.
Bref, un épisode tout simplement génial. Et l'ultime preuve, la démonstration absolue que Boston Justice n'est absolument pas une série judiciaire mais une excellente comédie.
vendredi 24 novembre 2006
Boston Justice - Episode 2.08 : Beauté postérieure
Boston Justice - Saison 2, Episode 8 (/27)
Beauté postérieure / Ass fat jungle
Diffusion us : ABC - 15 novembre 2005
Diffusion française : TF1 - 7 juillet 2006
Diffusion belge : RTBF (La Deux) - 18 novembre 2006
Résumé :
Alan a des terreurs nocturnes. Shirley s'occupe de défendre un jeune meurtrier au volant dont le seul témoin est une vieille dame atteinte d'Alzheimer. Denise défend un client du cabinet, un chirurgien dont deux patientes l'accusent de grossir les lèvres avec la graisse de ses fesses.
Mon avis :
Pas terrible dans l'ensemble.
Pour Alan, il se réveille terrorisé au milieu de la nuit et cherche à se sauver. Ca allait dans sa jeunesse puisqu'il habitait au rez de chaussée. Là, il habite à plus d'une dizaine d'étages du sol et il ne veut pas faire une grosse tache sur le trottoir. Il propose donc à sa nouvelle secrétaire Melissa de le surveiller la nuit. Elle accepte tant bien que mal après moultes conditions, toutes en rapport avec la possiblité interdite d'avoir un quelconque rapport sexuel. La première nuit se passe impec, la seconde, elle sauve Alan et quitte ce second job trop stressant. Du coup, c'est Denny qui refuse de coucher avec Alan qui va s'en occuper suite au marché d'Alan : Denny le surveille si Alan passe avec lui une IRM de contrôle pour son Alzheimer. Un Alzheimer qui n'a pas évolué. Voilà, c'est tout. Passionant donc ...
L'intrigue vaut surtout pour le rapport entre Alan et sa secrétaire embauchée à la va vite. Bon, tout le coté "je ne coucherais pas avec vous" était sympa au premier épisode. Là, ça fait déjà réchauffé. C'est trop exagéré et puis bon, elle est mignonne la Marissa Coughlan mais c'est tout. Elle est mignonne point barre. La bonne copine. Rien d'une bombe sexuelle qui donne envie de coucher avec elle au premier demi regard et dont on ne pense plus qu'à ça tout le temps ensuite.
Et l'intrigue a un gros défaut : elle n'est pas conclue alors qu'on sait très bien qu'Alan ne refera plus d'attaques nocturnes mais si la série fait encore 14 saisons. (Il va être dans un bel état William Shatner d'ici 14 ans).
Et Denny est chiant. Il n'est pas là pour faire dans le dramatique sans comique.
On passe ensuite à l'affaire de Shirley. Elle a la phobie des vieux atteints d'Alzheimer. Bon, j'ai pensé au premier coup, méchamment évidamment, qu'elle avait peur car se sentant déjà en sursis et chanceuse puisque pas encore atteinte d'Alzheimer. Puis 2 secondes après, le temps de ricaner sadiquement à ma pensée méchante précédente : me dis pas que son père ou sa mère est encore en vie et atteint d'Alzheimer quand même. C'est devenu une série dérivée de la trilogie de la momie ou quoi ? Bne bingo, papa Shirley est complétement gateux à l'hôpital. On peut dire que la conclusion fut une énorme surprise (je roule des yeux là).
Le procès en lui-même où la clé de la condamnation du client de Shirley repose sur le témoignage d'une mamie alzheimer est plutôt pas mal. Sans aucune surprise mais pas mal et pose surtout la question de la validité des témoignages dans ce cas. C'est une variante appréciable du sempiternel gamin de 4 ou 5 ans qui était utilisé dans The Practice 3x par saison. En plus, la mamie témoin est super sympa. Sauf quand tu déconnes avec son jus de pomme. Faut pas déconner avec le jus de pomme. Mais là où l'intrigue s'en sort admirablement, c'est lors du contre interrogatoire par Shirley de la mamie. On s'attend évidamment à ce qu'elle l'a démonte en pro qu'elle est. Mais le jeu de Candice Bergen et de la mamie est somptueux et rend tout cet interrogatoire plus que prévisible extrêmement dur, difficile et émouvant. Du grand art de la part de Candica Bergen. Parce que quand on est habitué à ce type de procédé avec The Practice (genre Eugène Young qui défonce à la barre un mec qu'il sait parfaitement innocent mais qu'il accuse quand même, l'émotion ne ressortait pas comme ça). Là en plus, rien nous affirme complétement que la mamie n'extrapole pas un vague souvenir. Et pourtant, on veut y croire. On veut croire qu'elle a raison, qu'elle se souvient bien. Et dans le même temps, Shirley de l'autre coté, on veut qu'elle gagne. Bref, vous l'aurez compris, c'était parfait ce passage. Mais enchainer derrière avec son père, c'est over the top par contre.
Reste le cas des deux accros à la chirurgie esthétique. Deux actrices parfaitement castées en plus, deux actrices pour qui : chassez le naturel, il ne revient pas au galop. (maintenant avec le jeu du maquillage et des prothèses on peut simuler du rafistolage. Mais bon, le pif d'une des deux fait vraiment trop raboté à la ponceuse.)
L'assistante médicale de leur chirurgien s'est faite lourder et elle leur explique que le gonflement de leur lèvre n'a pas été fait avec leur graisse mais celle du chirurgien qui en a plus qu'il n'en faut. Elles veulent attaquer ce chirurgien mais manque de bol, il est défendu par le cabinet. Voilà donc Denise obligé de défendre un chirurgien qu'elle sait coupable et surtout qu'elle sait qu'il a injecté sa graisse en elle (pour combler les marques d'acnée chez Denise). Sa raison : pour que les gens en admirant ces jeunes femmes admire une infime partie de lui le disgracieux. Bon, c'était censé être un poil émouvant mais c'est complétement raté ce passage explicatif.
Mais la conclusion de l'affaire est pas mal du tout avec les deux femmes acceptant de retirer leur plainte contre de la chirurgie gratos à vie de ce même médecin. Comme quoi, quelques dollars font oublier toute l'horreur du monde chez certaines (et probablement certains aussi).
Bref, un épisode assez ennuyeux. L'intrigue d'Alan est soporifique (c'est le cas de le dire), l'intrigue de Shirley est banale et ultra prévisible mais sauvée par trois minutes de génie de la part de Candice Bergen. Et bah Denise, c'est assez grotesque. L'effet comique passe en faisant tout juste sourire d'un coin de lèvre. Pas indispensable et pas génial. Et Denny Crane ne doit plus jamais jouer du sérieux. William Shatner et le drama, ça ne se mixe pas du tout.
