Analyses en séries

Blog de reviews sur les diverses séries que je suis. Alliant humour et analyses, chaque épisode est décortiqué à l'aide de mon oeil implacable.

lundi 23 mars 2009

Battlestar Galactica - Episodes 4.20 et 4.21 - Series finale

. / Daybreak (2 et 3/3)
Saison 4, Episodes 20 et 21 sur 21
Diffusion us : Sci Fi - 20 mars 2009
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Résumé :
Il est temps d'achever le Battlestar Galactica.

Mon avis :
Oui, je fais un énorme bond par rapport à mon rythme lent de review de la série mais bon, je ne voulais pas passer à coté de ce final.
Et que retenir de ces 1h35 de fiction ? 45 minutes. Les 45 minutes entre la 15eme et l'heure. Engros, l'attaque de l'étoile cylon.

Les 15 premières minutes ne sont pas totalement inintéressantes. J'aime bien le fait que Tigh organise des soirées romantiques avec Helen dans un club de strip tease. J'aime bien l'idée que lui et Adama étaient déjà des poivrots parce que la retraite arrivait. Par contre, Roslin qui se tape le mari de sa soeur qui était un de ses anciens élèves ... Ou Kara qui veut coucher avec Lee dès le premier repas et comme le frangin émerge à moitié, il va draguer son pigeon chez lui ... (Et la symbolique du pigeon libre de s'envoler vers un avenir indéfini et imprévisible comme le Lee de la nouvelle Terre ... )
Et puis surtout, je ne pardonnerais jamais à Ronald D. Moore d'avoir fait se gerber dessus Adama. Non, non, non. Bouh !

Arrive ensuite l'attaque du Battlestar. Et elle est loin d'être exempte de défauts. Déjà l'indestructibilité du Galactica. Rappelons que Boomer l'explose à moitié avec un simple bond PRL à coté. Et là, vas y que je te fais mitrailler le vaisseau à coup de lasers surpuissants à bouts portants, vas y qu'on confie le créneau au chief qui ne sait pas faire le créneau, vas y qu'on refait un autre bond prl et vas y que tout tient quand même.
Autre problème : la présidence qui se résume à un stylo. Tiens, je te la prète. Pareil pour le poste d'amiral qui revient à mister Hoschi. Souvent prononcé, rarement vu et un potentiel de cruche infini.
Un dernier truc m'a posé problème : l'immense vaisseau cylon dans lequel personne ne se perd et qui finalement n'est pas si grand que ça.

Mais à coté de ses défauts, qu'est ce que c'était bon. Merci les toasters. Voir les toasters cylon se foutrent sur la gueule est purement jouissif. Voir Boomer briser la nuque du modèle qu'on avait pas vu depuis la saison 1, c'était excellent. La voir mourrir aussi. (Par contre, on aurait pu se passer du flashback "je lui en devais une" où on nous explique qu'elle ne sait pas piloter alors qu'on nous l'a toujours présenté comme la meilleure pilote de la flotte derrièrre Lee et Starbuck.)
Même le liage de l'opéra est bon alors que c'est un peu capillotracté quand même. Mais ça a le mérite de nous remontrer un Baltar charismatique. Celui avec des cheveux quoi. D'ailleurs, en parlant de lui, j'ai bien aimé son coté je reste mais j'ai peur. Son rapprochement avec Six aussi est bien mené. Son discours à Calvil sur qui est Dieu (force de la nature, au delà du bien et du mal) est bon.
Du coté de Adama aussi, c'était très bon. Et c'est là seulement que les flashbacks sont intéressants. Ils permettent de montrer que cet homme ne vit que pour la bataille et uniquement la bataille. Sa place est là et pas ailleurs. C'est dans le feu de l'action qu'il se révèle et qu'on prend son pied à le voir agir.
Pour Roslin, c'est la débacle. Ses flashbacks ne servent à rien à part rappeler que fumer peut donner le cancer et du coup, tu meurs en sauvant le reste de l'humanité. Et sur le vaisseau, elle ne sert à rien non plus, à part se faire remarquer en prenant son temps pour répondre au tour des stations et en répondant différament en plus. Puis, elle agonise lentement dans la nature avec son Bill d'amour. Et quand je dis longtemps, c'est longtemps quoi. Et vas y que je t'agonise encore et encore. Pendant ce temps, aucune nouvelle de Helo. Mort ou pas ? Ah oui, il est vivant, tout va bien, on a droit à 20 secondes de sa petite famille qui gambade dans la prairie. Et pendant ce temps, Roslin agonise en raptor maintenant. Encore et encore. Et oh, sa petite main tombe. Et là, j'ai poussé un énorme "Enfin !" C'était censé être émouvant mais comme je veux l'étrangler depuis une demi saison dès que je la vois ... Heureusement, c'est un peu mieux du coté de Adama qui nous offre un plan splendide assis dans la campagne africaine. Plan qui aurait du être le plan final à mon avis.

Donc, ils sont sur Terre, il y a 150 000 ans. Et c'est là que ça part e ncouilles. Déjà parce que c'est hyper hyper convenu comme conclusion. Sans aucune surprise malheureusement. De plus, ça se fait de façon plus que douteuse. C'est Dieu. Voilà. C'est Dieu qui inspire la musique qui en fait sont les chiffres qui sont les coordonnées de bond prl pour arriver sur Terre. Notre vrai Terre mais pas la leur. Et ça, c'est Kara qui le comprend. Qui serait ce qu'on veut. C'est Ron qui l'a dit. C'est poétique de la voir disparaitre comme ça avec une réalisation plus que maladroite pour le coup (qui n'avait pas senti venir sa disparition en voyant le recadrage douteux sur Lee ?). Mais ça n'a aucun sens. C'était un ange alors ? Pourquoi elle a eu droit à u ncorps et pas Six et Baltar ? Là encore, c'était génial de voir nos Six et Baltar qui comprennent que chacun voit l'autre. Et ce sont des anges. Dieu s'est donc amuser à anéantir l'espèce humaine des 12 colonies pour mieux en sauver 30 000 et quelques sur une planète à l'état primitif où ils pourront tout oublier histoire de recommencer les mêmes erreurs ? Il est sacrément sadique Dieu. Mais c'est normal vu qu'on nous fait comprendre que c'est Ronald D. Moore (ce qui est vrai dans un sens vu qu'il décidait du sort des personnages). Enfin, j'ai compris que c'était Dieu quand on le voit dans notre présent avec la discussions des anges Six et Baltar. Si ça se trouve, c'est juste pour que sa maman soit fier de lui parce qu'il passe à la télé. Tout ce passage dans notre présent est en trop à mon avis. On avait bien compris avec la connerie de Lee que le cycle se répéterait. Pas besoin de montrer les images de la femme robot japonaise que j'ai revu le lendemain sur LCI.

Tiens, d'ailleurs, pourquoi personne ne conteste la décision de Lee de vivre comme des primitifs ? Il n'est même plus président bordel ! Mais bon, ça nous offre un excellent plan avec Anders qui conduit les vaisseaux dans le soleil. D'ailleurs la scène finale entre lui et Kara est très belle.

Je me rends compte que je fais une review assez fouillie quand même mais tant pis. Sinon, on peut aussi se demander ce que deviennent Tigh, Helen, Six, Baltar et les autres sur la Terre. Mais on ne pouvait pas, il fallait montrer Roslin qui agonisait encore et encore. En fait, j'aurais préféré comme fin, un plongeon quelques années plus tard avec Lee qui fait de l'escalade, Chief avec une longue barbe dans une grotte, Adama avec une cabane à moitié montée, les toasters qui vivent en société dans leur coin, et Calvil qui a survécu par miracle à l'explosion de sa base en étoile (bonjour le clin d'oeil à Star Wars avec une base en forme d'étoile où la mort attend le Galactica. ... Hum l'étoile de la mort quoi ... Hum ...).
Je trouve que cette fin aurait plus coller avec l'idée d'espoir et de renouveau qui traverse ce double épisode que nous montrer le présent avec le cyle qui recommence. Mais d'un autre coté, dès la première saison, la prophétie le dit clairement que le cycle recommencera.

Bref, un series finale qui m'a en partie déçu. Il est trop convenu, trop happy end, trop disney à mon goût. J'ai du mal à concevoir une fin aussi heureuse après 4 années extrêmement sombres, où l'humanité n'a fait que dévoiler ses plus mauvais cotés. Mais il reste tout de même une belle bataille finale et quelques scènes bien senties comme Six et Baltar qui percutent pour leurs doubles ou la séparation Kara/Anders ou Lee cote à cote avec les toasters ou encore le grand monologue de Baltar ou la renaissance de Adama dans le feu de l'action ...
Ce series finale ne gache pas la série, mais c'est plutôt l'ensemble depuis le départ de New Caprica qui gache les deux merveilleuses premières saisons. Ce final réhausse finalement l'impression plus que mitigée laissée par la dernière saison et demie sans pour autant s'élever au niveau de ce qu'a pu fournir les deux premières saisons.



lundi 8 décembre 2008

Battlestar Galactica - Episode 1.10

Le minéral de Tylium / The hand of God
Saison 1, Episode 10 sur 13
Diffusion us : Sci Fi
Diffusion belge : La Deux
Diffusion française : Sci Fi, NRJ 12
222 393 711

Résumé :
La flotte est à court de Tylium, minerai indispensable comme carburant pour les bonds PRL

Mon avis :
Episode clé pour le reste de la saison. La religion et la croyance revient en force dans la série et se mélange parfaitement avec le coté action de l'épisode.

Pour la religion, on a donc Roslin qui se pose en messie. La prophétie de l'oracle Pythie avait dit que l'humanité serait sauvée par un nouveau leader mourant ayant des visions dont celle de 2 + 10 serpents. Voilà donc Roslin qui est en plein dedans. Mais est ce un cadeau pour elle puisque la prophétie prédit également que ce nouveau leader ne verra pas le nouveau monde. Cela ne peut que renforcer Roslin dans ses positions. Elle a déjà tendance à s'accaparer un peu beaucoup le pouvoir mais avec une telle prophétie, elle risque de péter un cable et devenir plus dirigiste que jamais, limite totalitaire. Cela pourrait donner quelque chose d'intéressant.
L'autre excellent point est la "conversion" de Baltar convaincu que son coup de chance est l'oeuvre de Dieu. Là encore, sa Six s'appuye sur les prophéties de Pythie. Et tout colle. Lorsque Baltar s'écrit qu'il est l'instrument de Dieu, on peut comprendre pourquoi. Là encore, ce rebondissement religieux rend le personnage bien plus intéressant car imprévisible. A l'instar de Roslin, il peut réver à une grandeur sans commune mesure. Jusqu'alors, il était surtout un élément comique finalement. Imprévisible mais pas méchant. Mais là, avec les oeillères religieuses, il peut devenir un véritable danger.

Mais ce ne sont que des dangers futurs et éventuels. Le vrai danger, il est réel et immédiat : sans Tylium, les vaisseaux vont se retrouver au point mort. Et la seule planète avec ce minerai est déjà occupée par les cylons. Il faut donc les attaquer. Le tout pour le tout en quelque sorte. Et que c'est bon de voir enfin les humains attaquer et ne pas se contenter de fuir. Bon, le coté seule Starbuck et sa folie peuvent y arriver est un poil too much mais ça passe assez bien dans ce contexte d'hommage à l'attaque de l'étoile noire dans Star Wars. On tient là une des meilleures scènes de bataille spatialle de la saison. C'est jouissif.

Pendant ce temps, sur Caprica, les amoureux continuent à fuir les cylons. Et Helo ne comprend plus grand chose lorsqu'il revoit Six. Et oui, il ne sait pas qu'ils sont photocipables nos amis cylons. Du coup, il ne remarque pas que Boomer a des nausées quand il lui parle de chili. Quoi ? Des nausées ? Elle serait enceinte ? Un cylon enceinte ? Quoi ? Ca serait un développement intéressant. Plus qu'une simple allergie aux radiations. Quoique c'est possible, on l'avait vu dans la mini série.

Bref, un épisode passionant, tant du point de l'action que de la piste religieuse.

samedi 6 décembre 2008

Battlestar Galactica - Episode 1.09

Le retour d'Hélène / Tigh me up, Tigh me down
Saison 1, Episode 9 sur 13
Diffusion us : Sci Fi
Diffusion belge : La Deux
Diffusions françaises : Sci Fi, NRJ12
145 213 371

Résumé :
Tigh retrouve sa femme dans un climat de suspicion avancé.

Mon avis :
Oui, je n'ai pas oublié BSG. J'ai justement un peu de temps juste avant l'arrivée de la saison 2 sur NRJ12. Ca tombe bien finalement. Est ce un complot organisé par moi en collaboration avec les chaines ? Suis-je un ennemi de la cause ? Oui, vous êtes suspicieux.

Comme le sont les personnages de la série. Roslin suspecte Adama d'être un cylon, Adama suspecte Hélène d'être un cylon, Tigh suspecte Adama de se faire sa femme et Kara suspecte Baltar d'être un serial masturbateur. Tout l'épisode joue plutôt bien sur tous les regards et toutes les méfiances entre les personnages jusqu'à un certain point. Jusqu'au dîner en fait où cela part un peu en live si je puis dire. Le dîner passait encore si ce n'est la drague lourde sur Lee. Déjà là, je n'étais pas trop à l'aise même si cela participe à la description du personnage de chaudasse de Hélène qui couche avec tout ce qui bouge. Par contre, là où j'ai plus bloqué, c'est lorsqu'ils se retrouvent tous dans le labo de baltar et se balancent leur 4 vérités en face. L'idée est bonne en elle mais le résultat s'avère une sorte de scène comique qui ne va pas du tout avec l'ambiance je trouve. C'est trop déplacé malheureusement.

En plus, toutes les suspicions disparaissent soudainement avec le test de Baltar. Personne ne le remet en cause. C'est étrange. Surtout avec le comportement bizarre de Baltar. C'est vraiment dommage que cette fin tombe à plat parce que tout le reste de l'épisode s'avère excellent dans la paranoïa installée entre les deux leaders de la troupe et surtout, les scènes rendent toujours crédibles la possibilité que Adama ou Hélène soit un cylon. Que cela soit les actions en douce de Adama ou les zones d'ombre sur la réapparition d'Hélène.

Hélène justement. Elle s'impose d'entrée comme un personnage important car elle vient dynamiter les relations ronronnantes entre Saul et Bill (au passage, que je déteste le Sa - ul de la vf). Elle est imprévisible et surtout, elle est la cause du comportement auto destructeur de Tigh. Cela promet à l'approche de la fin de saison.

Pendant ce temps, Helo et Boomer courent sur Caprica, poursuivis avec plus d'intensité par les cylons maintenant que Boomer les a trahi.
Et on a une intrigue annexe d'un éclaireur cylon se comportant comme un oiseau blessé qui n'apporte rien.

Bref, un épisode bon mais relativement faible en raison de ces deux intrigues secondaires qui n'apportent rien et d'une fin d'intrigue principale baclée et expédiée alors qu'elle avait énormément de potentiel. Dommage.

lundi 1 septembre 2008

Battlestar Galactica - Episode 1.08

De chair et de sang / Flesh and bone
Saison 1, Episode 8 sur 13
Diffusion us : Sci Fi
Diffusions françaises : Sci Fi France, NRJ 12
Diffusion belge : La Une
087 243 627

Résumé :
Une copie de Leoben est capturée et Starbuck doit l'interroger.

Mon avis :
On démarre comme toujours par un petit tour sur Caprica sous occupation cylonne. Six et Doral attendent le compte rendu de Sharon sur sa nuit avec Helo et ils lui donnent deux choix : soit elle le convainc de s'installer dans la charmante cabane qu'ils construisent, soit elle le tue. Sharon prend une troisième option et décide de fuir avec Helo. Cette intrigue peut paraitre secondaire, voire insignifiante mais elle est capitale puisque c'estl e première fois qu'on voit que tous les modèles cylons ne se supportent pas. Le modèle Six semble avoir une dent et ne pas saquer le modèle Sharon. De plus, Sharon décide d'elle-même d'aller à l'encontre de ce qui était prévu, du plan. Le libre arbitre qui différencie les humains des animaux prend ici toute son ampleur. Sharon va à l'encontre des siens et choisit d'elle-même de soutenir un humain en raison de ses sentiments pour lui. C'est un comportement totalement humain et cela complexifie encore un peu plus les cylons.

Malheureusement, Boomer, l'autre modèle Sharon en activitéet qui est sur le Battlestar Galactica a moins de bol. Elleest paumée et se demande ce qu'elle est au juste : cylon ou humaine ? Bon, apparament, la logique n'a pas été programmé en elle parce que les indices prouvant qu'elle est cylon sont légion depuis le début de la série. Elle va donc voir Baltar qui peaufine son détecteur de cylon. Après un peut de chantage, il la teste, test évidamment positif mais Baltar ment à Sharon lui confirmant qu'elle est humaine. Comme le dit Six, on sait jamais, elle pourrait passer en mode cylon et lui briser la nuque pour préserver son secret. Et le courage et Baltar, ça fait 12.
Là encore, l'intrigue semble secondaire mais on avance bien tout de même : le détecteur est prêt, Baltar sait pour Boomer. Ca promet de bons moments.

Enfin, le gros morceau est la capture de Leoben sur un des vaisseaux de la flotte. Adama veut s'en débarasser alors que Roslin veut l'interroger. Adama décide alors d'envoyer le soldat le moins succeptible d'être manipulé par cet expert en manipulation qu'est Leoben. Et il envoit Kara. J'ai du raté un épisode là. Depuis quand Kara n'est pas manipulable ? Sinon, elle ne serait pas dans l'armée :)
Tout l'épisode se focalise alors sur le face à face entre Leoben et Kara. Et Katee Sackhoff est loin d'avoir le talent de James Callis. Elle livre interprétation correcte mais il n'y a pas le génie dans le jeu comme l'a fait James Callis dans l'épisode précédent.
On devine très rapidement que la bombe n'est qu'une menace fantôme. C'est surtout l'occasion pour Leoben de gagner du temps pour ... manipuler les gens en insinuant le doute en eux. Et bien évidamment, Kara plonge. Elle voit ses convictions remises en cause. Pour elle, un cylon est forcément un grille pain, ce qui implique l'absence d'âme. Et à la fin, elle prie pour l'âme de Leoben. Entre temps, il y a eu discussion philosophique et le véritable visage de Roslin pour la faire basculer. Mais bon, Kara reste quand même conne puisqu'elle demande à ses multiples dieux de Kobol de sauver l'âme de Leoben qui ne croit qu'en un Dieu unique ... Sacrée Kara, tu n'es pas la plus fut fut des survivantes de l'humanité.
Toute cette intrigue pose de bonnes questions sur notamment ce qui fait d'un être humain un humain. Est ce les sentiments comme la douleur, la faim, les pleurs ? Est ce la présence d'une âme ? Et qu'est ce qu'une âme au juste ? L'épisode creuse dans cette partie philosophique mais j'ai trouvé que cela manquait de profondeur. Le scénariste ne fait que poser les questions sans vraiment apporter de pistes pour qu'on se forge une réponse. Dommage. Par contre, j'ai bien aimé la pique aux militaires : ils torturent et si on obtient pas la réponse, on torture encore plus. La psychologie ne fait pas partie du manuel et malheureusement, Roslin ne l'a feuilleter que très rapidement ce manuel de psychologie puisqu'on la voit arriver avec ces gros sabots dans le principe du mauvais et du bon flic. Et là, l'épisode prend toute son ampleur dans la suite de la série. En quelques instants, le paradoxe Roslin nous est étalé : elle se veut humaniste, elle se veut bonne, elle se veut garante d'une idéologie pacifique à travers ces gestes. Mais tout cela n'est que du pipeau puisqu'elle n'hésite pas à balancer Leoben dans le vide sidéral. Les deux faces de Roslin la politicienne se révèle. Elle tend une main douce et gentille pendant que l'autre plante le couteau dans le dos. Malgré tout ce qu'elle affirme, pour elle, un cylon ne peut être innocent par nature. Le simple fait d'être cylon condamne automatiquement la personne et une seule issue est possible dès qu'elle n'a plus l'utilité de ce cylon : la mort. C'est tout simplement un raisonnement de dictateur. Et Roslin prend de plus en plus l'aspect d'un dictateur : elle fait de beaux discours avec les mots que le peuple veut entendre pour qu'il soit satisfait et s'endorme avec la pensée qu'elle veille sur eux et pendant ce temps, elle a les mains libres pour agir comme elle le souhaite.

Bref, un épisode encore une fois de haute volée et qui prend tout son intérêt au delà de son intrigue principale: Le dévoilement de la vraie Laura Roslin, les phrases prophétiques ("Tout ceci est déjà arrivé et tout recommencera"), la mise en place de la relation entre Kara et Leoben ainsi que l'humanité de Sharon sur Caprica. Tout cela aura une importance capitale pour toute la suite de la série ce qui fait de cet épisode un indispensable.

Battlestar Galactica - Episode 1.07

Les croyances de Baltar / Six degrees of separation
Saison 1, Episode 7 sur 13
Diffusion us : Sci Fi Channel
Diffusions françaises : Sci Fi Channel, NRJ12
Diffusion belge : La Une
658 659 660

Résumé :
Baltar est accusé d'avoir permis aux Cylons le génocide de la race humaine.

Mon avis :
Avant de s'intéresser au coeur du problème, intéressons nous aux à-cotés.
Sur Caprica d'abord, avec Helo et Sharon qui continuent à fuir les cylons, plus particulièrement les boites de conserve aujourd'hui. La fuite, l'adrénaline, la proximité, le fait qu'ils ne soient que deux conduit inévitablement à un rapprochement, un rapprochement consommé même avec un petit coup de colonne vertébrale rougissante, à l'instar de Six dans la mini série lorsqu'elle culbute Baltar. J'ai du mal à voir où veulent vraiment en venir les cylons avec ces deux-là mais pour l'instant, tout semble bien se passer pour eux. Et on peut deviner quel est leur fameux plan annoncé à chaque début d'épisode : faire du reste de l'humanité leurs esclaves sexuels. Punaise, si c'est bien leur plan, je veux être un des modèles cylons restants et encore inconnus à ce jour.

Sur le Galactica, le chef essaye de comprendre comment fonctionne le chasseur cylon ramené par Starbuck. Celle-ci fait la gueule parce qu'elle a la jambe dans le platre et se comporte comme une gamine en refusant de faire des efforts. Voilà le prototype d'épisode qui fait que tout le monde déteste Starbuck. Je ne suis pas pressé d'en arriver à ses délires sur les peintures d'oeufs ... Elle oblige même Tigh à venir faire de la psychologie avec elle pour la pousser à se bouger. Tigh psychologue, non mais jusqu'où pousse t'elle l'humanité dans ses retranchements . A ce rythme, elle va obliger Adama à courir !
Le plus intéressant dans toute cette partie Starbuck et sa biquette, c'est justement l'appareil cylon et Boomer qui le caresse en expliquant avec amour qu'il faut le considérer comme un animal et pas une chose. Elle semble d'ailleurs trop en dire par rapport à ce qu'elle sait mais ça peut passer vu que le chef vient de passer des heures dans des boyaux organiques gluants.

Et parce que je suis doué en transition, l'étude de la nature du vaisseau m'amène au gros point de l'épisode : l'étude de la nature de la foi de Baltar. L'épisode prend plus d'ampleur si on a en tête en le visionnant que la population survivante est plurithéistes : elle croit en plusieurs Dieux comme le faisaient nos romains et grecs à l'époque antique. Toute la société semble reposer sur une religion unique vénérant plusieurs Dieux, les fameux Dieux de Kobol. Or, les cylons croyent en un Dieu unique, à l'instar de nos religions actuelles. D'ailleurs, la Six imaginaire de Baltar nous saoule pas mal à la longue avec ses discours monothéistes. Et Baltar l'envoit chier. Il en a marre. Elle disparait mais surgit alors Shelley Godfrey, une Six en chair et en os, qui v voir Adama et accuse Baltar d'avoir fait exploser le système de défense humain sur Caprica, juste avant l'attaque cylon. Et elle a une preuve sur un disque de cela.
Evidamment, on sait que Baltar est coupable d'avoir aidé les cylons. Mais là, en l'espèce, c'est une fausse accusation. Et tout l'épisode tourne autour de Baltar passant par toutes les émotions face à un évènement qu'il ne peut pas contrôler et manipuler pour s'en sortir. On retiendra plusieurs scènes marquantes : toute la scène des toilettes, du charme sur Gaita à la colère contre Shelley, mais aussi la scène dans le labo où il cherche à détruire les preuves ou encore son désespoir au téléphone avec Roslin qui s'effondre avant d'avoir entendu que d'après Baltar, Shelley est une cylon. Tout se monte contre lui et ses tentatives. Il semble y avoir une force supérieure déjouant ses différentes tentatives pour s'en sortir. Et puis, en désespoir de cause, il en vient à avouer son amour à sa Six imaginaire absente et avoue qu'il croit en son Dieu unique et pouf, tout s'arrange pour Baltar à cet instant précis puisque sa Six imaginaire revient et Gaita lui annonce qu'il a découvert que le disque avait été truqué.
La performance de James Callis est tout simplement hallucinante dans cet épisode. Il rend tous les Baltar crédibles et nous entraine dans un conflit d'émotion : on veut qu'il paye pour ce qu'il a fait (il a quand même exterminé l'humanité par sa faiblesse). En plus, c'est un être détestable tant il n'a aucune valeur. Il n'hésite jamais à mentir, manipuler, retourner sa veste si ça peut lui sauver la peau. C'est d'ailleurs sa ligne de conduite depuis le début de la série et elle continuera ainsi. Souvenons nous qu'il prend la place de Helo en passant devant vieux et enfants dans le vaisseau de Boomer pour quitter Caprica, sans éprouver le moindre remord ou la moindre hésitation. Baltar est égocentrique, lache, faible. Et cela le rend intéressant. On veut le voir s'en sortir parce que pour une fois, il n'a rien fait et parce qu'on veut continuer à le voir se dépétrer dans les évènements. On veut le voir continuer à mentir et retourner sa veste quand ça l'arrange. Ca le rend totalement imprévisible et il dynamite la série.
Et puis il est important parce que c'est par lui que les scénaristes peuvent travailler l'un des axes principaux de la série : la religion et la croyance religieuse.
On le voit ici avec son retournement de croyance en faveur de la religion monthéiste des cylons. Et l'épisode laisse planer le doute intelligemment : Six ne l'a t'elle pas manipulé ? Est elle Dieu ? Est ce la même dans son imagination qui a pris forme visible par tous (à aucun moment les deux ne sont présentes en même temps et Shelley disparait par magie au moment où Six revient dans la tête de Baltar. La nature de la Six de Baltar est un vrai mystère et tout est possible, y compris en faire Dieu. Après tout, elle sait toujours ce qu'il doit faire pour s'en sortir. Et dans ces cas-là, si on prend Six comme Dieu, Baltar devient son messie. C'est une théorie à approfondir. Maintenant, Baltar est peut-être simplement fou et Six est l'incarnation de sa conscience raisonnable. Cela se tient aussi puisqu'elle donne la solution à des problèmes quand Baltar est tellement paniqué qu'il ne peut réfléchir objectivement pour découvrir un moyen de s'en sortir à sa portée de réflexion si il était dans un état calme.

Mais la théorie de Six en Dieu a un autre atout dans sa manche : Shelley Godfrey. Si on analyse ce nom, on a God qui signifie Dieu et frey qui est très proche de fray qui signifie bataille. Shelley devient la bataille de Dieu. Avec l'épisode du jour, cela prend une saveur toute particulière ce nom qui n'a sûrement pas du être choisi au hasard. Soit j'ai vu juste, soit le scénariste avait anticipé que plusieurs fans comme moi auraient trouvé cela et cela nous induirait en erreur.

Bref, un épisode exceptionnel de Battlestar Galactica, hautement intelligent et brillament écrit. La performance de James Callis est exceptionnelle et la réflexion religieuse très intéressante. Et puis on a Tricia Hefner nue en cerise sur le gateau :) Magistral !

jeudi 5 juin 2008

Battlestar Galactica - Episode 1.06

L'attentat / Litmus
Saison 1, Episode 6 sur 13
Diffusion us : Sci Fi us - 11 février 2005
Diffusion française : Sci Fi France - 18 décembre 2005, NRJ12 - 29 mai 2008
091 256 281

Résumé :
Une copie de Dorval débarque sur le galactica et se fait exploser.

Mon avis :
Next.
L'épisode n'est pas mauvais en lui-même, bien construit, bien interprété mais il m'a profondément ennuyé avec ce tribunal qui outre passe ses attributions de base se lançant dans une chasse aux sorcières plutôt que la simple recherche des faits. Du coup, on passe notre temps à suivre des interrogatoires autour du personnel mécanique qui couvrait le chef et Boomer qui n'avaient plus le droit d'entretenir une relation amoureuse.
Ce tribunal renvoit clairement à un phénomène qu'on ne connait pas vraiment en France, celui des commissions d'enquête. Et là, c'est clairement une référence aux différentes commissions d'enquête au sujet de la seconde guerre en Irak. Si, si, là où un groupe de parlementaires américains questionnaient les chefs militaires fraichement renvoyés/démissionnaires. Là où ils disaient : "c'est une merde pas possible là bas" une semaine après avoir dit à la presse dans leur fonction "tout va bien ,on leur botte le cul tranquille".
La fin de l'épisode est un poil plus intéressante puisqu'il est clairement dit que Dorval est passé par la soute laissée ouverte par Sharon. L'a t'elle fait volontairement sans en avoir conscience ? On nous rappelle ce point de manière discrête et intéressante. L'autre bon point est le sacrifice du mecano pour son chef, sacrifice que  Adama justifie par les nécessités de la survie. Il sait que le chef est le coupable et doit être enfermé mais il est le seul à pouvoir réparer les Viper. Sa peine sera de vivre sachant qu'un autre est à sa place en prison et le résultat ne se fait pas attendre puisqu'il rompt avec Sharon Valerii alias Boomer.
Comme je l'ai dis, l'ensemble est bon, bien conçu, bien joué mais ça n'a pas réussi à me passioner.

Pendant ce temps, on creuse plus sur Caprica et les cylons expliquent clairement qu'ils manipulent Helo. Et sa Boomer en a parfaitement conscience elle. C'est marrant de voir que si il part pour sauver Boomer, il restera en vie alors que si il cherche à fuir, ils le tueront. Où veulent ils en venir avec Helo ? On ne sait pas trop encore mais c'est clair qu'ils font une expérience sur lui. C'est aussi intéressant de voir les différences entre les trois modèles cylon et la façon pleine de sang froid dans laquelle Six fracasse Boomer qui ne dit rien.

Bref,
un bon épisode dans l'absolu mais qui m'a bien ennuyé personnellement.

> A suivre : Dr House.

Posté par Speedu à 20:47 - Battlestar Galactica - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Battlestar Galactica - Episode 1.05

Crash sur la lune / You can't go home again
Saison 1, Episode 5 sur 13
Diffusion us : Sci Fi us - 4 février 2005
Diffusion française : Sci Fi France - 18 décembre 2005, NRJ 12 - 29 mai 2008
077 086 147

Résumé :
La Galactica organise une mission de recherche de Starbuck écrasée sur une lune.

Mon avis :
Au delà de mon désespoir de voir Kara sauvée ("Chef, on aperdu Kara", "On s'en fout, préparez le bond PRL". Ce qui aurait fait gagné 41 minutes à cet épisode de 42 minutes), ben je suis finalement content de la voir revenir. Oui ma phrase ne veut rien dire et je m'en fous. Na !
Et pourtant, elle revient sans grande logique. C'est bien pratique l'air dans le vaisseau cylon. On se demande comment une veste en boule peut isoler le vaisseau, surtout sous la pression du vide de l'espace et on se demande comment elle fait pour maitriser aussi vite l'engin, encore plus avec une jambe blessée. Mais on s'en tape au final et on est wouééé quand Lee n'abat pas Starbuck (elle s'est super fait chier à monter dedans et elle est redescendue coller son nom au scotch jaune sur les ailes. Encore super logique). Mais l'ensemble de la scène arrive malgré tous ces défauts à nous soulager de la voir revenir en vie sur le Galactica.

Et là, il faut dire merci aux Adama père et fils (Entreprise familliale depuis 1958). Edward James Olmos livre une prestation admirable dans son rôle toujours contenue d'ordinaire mais qui là, laisse échapper ses sentiments. Il agit totalement irrationnellement pour celle qu'il considère comme sa fille et son dernier lien avec son fils disparu. Il va au delà de toute raison, sacrifiant la flotte pour sauver Kara. Il use de l'essence au delà des limites, le temps, il s'en bat les coucougnettes, l'avis de Roslin encore plus, sauf quand il est face à elle (après tout, on ne tape pas une fille pour lui faire rentrer du plomb dans la cervelle). Et le fiston Adama, le bel Apollo, n'est pas mieux que Bill. La petite scène avec le chef Tyrol montre bien cela. Il a beau être le capitaine, si le chef l'envoit chier, il décolle pas le capitaine. Pourtant, il engueule le chef qui fait un boulot remarquable et impécable pour remettre en état de vol les Viper usés par l'atmosphère de la lune.
L'épisode pose clairement la confrontation de la raison contre la passion. Jusqu'à quel point on peut envoyer balader la raison pour sa passion ? Au delà même du phénomène sentimental de la perte d'un être cher et d'un équipier (première règle militaire : on n'abandonne personne), cela peut s'appliquer à de nombreux domaines : Jusqu'à où peut on jouer encore de l'argent dans un casino par exemple. La logique veut que quand on n'a plus un euro, on arrête, la passion veut que l'on continue dans l'espoir non garantie de l'emporter. Là, c'est pareil. Il y a eu une mission de sauvetage qui a échoué, toutes les conditions disent qu'il faut arrêter (dépenses des réserves, taille de la lune, conditions climatiques, épuisement des réserves d'air de Starbuck, menace d'une arrivée massive de cylons, ...) mais Adama continue à miser dans l'espoir non garanti de tomber sur Kara avant le point de non retour.

Pendant ce temps, Helo prépare le petit dej' à Boomer qui disparait après une bagarre contre une sentinelle cylon. Aucun intérêt par rapport à l'histoire mais cela nous permet de ne pas les oublier ces deux-là.

Bref, un épisode encore une fois magistral sur le plan de la reflexion amenée. Le scénario est en béton armé et l'interprétation magistrale (sans oublier les seins en valeur de Tricia Helfer). Excellent.

> A suivre : Un autre Battlestar Galactica.

Posté par Speedu à 19:18 - Battlestar Galactica - Rétroliens [0] - Permalien [#]

jeudi 22 mai 2008

Battlestar Galactica - Episode 1.04

Confession / Act of contrition
Saison 1, Episode 4 sur 13
Diffusion us : Sci Fi us - 22 janvier 2005
Diffusion française : Sci Fi France - 9 décembre 2005, puis NRJ 12 - 22 mai 2008
147 354 416

Résumé :
Suite à un accident coutant la vie à 13 pilotes, la culpabilité de Kara remonte à la surface.

Mon avis :
Pour beaucoup de monde, ceci est un excellent épisode. C'est vrai qu'il est très bien écrit, très bien réalisé, un peu moins bien monté et impécablement interprété. Sauf que voilà, je m'en fous royalement de Kara "Starbuck" Trace. Du coup, l'épisode n'a pas le moindre impact pour moi et le cliffhanger de fin me laisse froid, très froid. D'autant plus qu'il est évident qu'elle va être sauvé. On ne peut pas tuer le personnage emblématique de la franchise (avec Apollo), du moins pas comme ça. Il faut d'abord qu'elle dessine des oeufs sur le plat (cf saison 3)

Oui, le montage est pas terrible. Je trouve qu'il allourdit toute la première partie avec les incessants aller-retours entre sa scène de cul avec Zack et le reste. Particulièrement lors de la scène du poker qui doit avoir un sens particulier mais qui m'échappe totalement. Bizarrement, dès qu'on cesse les allers retours incessants, l'épisode gagne en fluidité et devient bien meilleur sur son dernier quart d'heure.
Par contre, le reste est extrêmement bien écrit. La culpabilité remontant à la surface en particulier. On sent bien le poids qui pèse sur les épaules de Kara. On peut juste regretter que le déclencheur ne tient pas tellement la route, les deux raisons conduisant à l'enterrement étant totalement différentes. D'ailleurs, j'en profite pour signaler qu'ils auraient pu éviter l'enterrement militaire à l'émaricaine avec le drapeau plié de la même façon et le cérémonial des coups de feu. C'était l'occasion de trouver un moyen un peu différent, comme les feuilles octogonales plutôt que carrées, histoire de nous rappeler qu'on n'est pas en train de suivre un ensemble de vaisseaux venus de la Terre.

On termine par la scène de combat spatial purement géniale. Effets spéciaux au top, 3D fluide et naturel, réalisation inventive et efficace. Un vrai plaisir, on se plonge dans cette dose d'action qui m'a réveillé après une demi heure très plan plan.

Reste Caprica où la pluie a fait son retour et où Six suit Boomer et Helo qui retrouvent l'origine du signal militaire qu'ils captaient. C'est un bunker rempli de provisions. Ils se dessinent clairement une expérience cylon d'observation de l'humanité. Ca devient intéressant.

Bref, un épisode en demi teinte pour moi, en raison du personnage central qui ne m'intéresse pas le moins du monde. Dommage parce que la qualité était là.

> A suivre : Dead like me

Posté par Speedu à 20:59 - Battlestar Galactica - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Battlestar Galactica - Episode 1.03

Révolution / Bastille Day
Saison 1, Episode 3 sur 13
Diffusion us : Sci Fi us - 21 janvier 2005
Diffusion française : Sci Fi France - 9 décembre 2005, puis NRJ12 - 22 mai 2008
195 201 428

Résumé :
Les prionniers de l'Astral queen se rebellent sous la direction du terroriste Tom Zarek.

Mon avis :

L'épisode reprend la suite immédiate de l'épisode précédent et j'aime bien l'idée qu'ils vont en chier pour récupérer l'eau, qu'il ne suffira pas de descendre un gros tuyau pour refaire le plein. Il faut donc 1 000 hommes pour faire fondre la glace dans un environnement hostile. Ca tombe bien, il y a 1500 prisonniers sur un vaisseau.

L'épisode pose alors de bonnes questions : que faire de ces 1500 personnes qui deviennent des fauves dans leur cages pas prévues pour un enfermement aussi long ? Est ce de l'esclavage de les faire travailler ainsi ? Est ce que ça ne risque pas d'ouvrir la porte vers une utilisation plus régulière de ces personnes pour les taches ingrates dont personne ne veut/peut faire ? L'ide de la carotte liberté pour les motiver est plutôt bonne. Mais il ya un risque à terme : des criminels seront libérés dans un environnement qui ne se prête pas forcément à laisser gambader des personnes aux opinions divergentes. Tom Zarek incarne parfaitement cela. C'est un prisonnier politique, condamné pour ses idées de liberté et de soulèvement du peuple sagitarrion, colonie largement exploitée par les 11 autres. Peut on laisser cet homme en liberté, répendre ses idées révolutionnaires à un moment où tout le monde doit aller dans le même sens pour survivre ? Mais si on interdit une pensée divergeante, ne tombe t'on pas dans la dictature pure et simple ? La solution finale montre bien ce dillème avec la question des élections à venir.
Les circonstances sont totalement exceptionnelles et la constitution des colonies n'a pas prévu ce cas-là. Est ce pour autant qu'il ne faut plus la respecter ? Apollo est le personnage le plus juste dans l'histoire. Il y a des lois, il faut les respecter qu'elles nous plaisent ou non. Ls électionssont prévues dans 7 mois et elles auront lieu. Cela permet de calmer Zarek mais de faire prendre conscience à Roslin que son poste est en danger. Elle n'est là que parce que c'est l'unique survivante, la 43eme dans l'ordre de succession. Elle n'a pas la moindre légitimité et elle a pris goût au commandement. Elle ne souhaite pas quitter ce poste.
De plus, poursuivis par les cylons, la flotte peut elle se permettre de perdre du temps dans des élections ? Cela ne risque t'il pas de diviser la flotte ?

L'épisode pose des questions fondamentales et montre bien que l'équilibre entre les circonstances, les lois et l'opposition est un équilibre fragile que seul un acrobate peut maitriser. De nombreux enjeux de la série sont ainsi posés dans cet épisode : quid de Roslin qui n'a aucune légitimité, est contestée et en plus condamnée par son cancer ? Zarek en a t'il plus qu'elle et ses idées ne risquent elles pas de condamner les survivants ? La préservation de la démocratie est elle encore possible dans des circonstances exceptionnelles ?
Rarement une série n'aura poussé la réflexion aussi loin dans un seul épisode.

A coté de cela, du menu frotin avec la révlation que le couple Boomer/Chef est connu de tous et que ce n'est pas possible d'après Tigh, un Tigh qui continue à boire. On rappelle que Starbuck est une rebelle, que Baltar n'a aucune idée de comment faire un détecteur cylon et que il ne pleut pas tout le temps sur Caprica.
Ces rappels ne sont pas dénués de tout intérêt puisque sur Caprica, deux cylons philosophent sur la place des enfants et quand leur accomplissement complet est possible (en gros, il faut tuer ses parents pour devenir adulte, conception très grecque antique de la chose). Et on continue à nous balader sur la nature de la Six que voit Baltar, nature d'hallucination en recul après que Six impose à Baltar l'idée d'une tête nucléaire. Jusque là, ce que disait Six à Baltar semblait être des idées qu'il avait et qu'il était prêt à exprimer. Là, c'est clairement inattendu pour lui.

Bref, un immense épisode de BSG, d'une profondeur de réflexion impressionante. Et puis, le face à face des deux Apollo (Richard Hatch en Tom Zarek, Apollo dans la première série contre Jamie Bamber, actuel Apollo) vaut le détour.

Posté par Speedu à 19:16 - Battlestar Galactica - Rétroliens [0] - Permalien [#]

jeudi 15 mai 2008

Battlestar Galactica - Episode 1.02

L'eau / Water
Saison 1, Episode 2 sur 13
Diffusion us : Sci Fi us - 15 janvier 2005
Diffusion française : Sci Fi France - 2 décembre 2005, puis NRJ12 - 15 mai 2008
009 146 372

Résumé :
Un sabotage fait perdre une grosse partie des réserves d'eau du Galactica.

Mon avis :
On va commencer par Helo. Il est toujours dans une forêt boueuse, sous la flotte mais avec la seconde Boomer. Et parti comme c'est parti, il va y rester un moment dans la forêt pluvieuse (pas une très bonne pub pour Vancouver et ses environs où est tournée la série). Du coup, il se rapproche de boomer, les deux à la limite du gros bisou baveux.

De son coté, la battlestar Boomer se réveille toute mouillée (et non, pas comme vous vous l'imaginez bande de pervers) et avec un détonateur d'explosif en main. En voulant le ranger, elle s'aperçoit qu'il en manque 6. 5 servent à faire exploser les réserves d'eau du Galactica et la 6ème charge devant faire sauter le siège de Boomer dans son rapace. Au delà de l'intrigue de recherche d'eau, il est très intéressant de suivre Boomer qui ignore qu'elle est un agent dormant cylon. Elle ne comprend pas ce qui lui arrive mais commence à se douter de plus en plus au fil de l'épisode et refuse de le croire. Sa lutte interne dans le rapace est splendide, Grace Park jouant à la perfection son conflit interne rien qu'avec ses expressions faciales. L'épisode réussit le tour de force de rendre éminament sympathique Sharon Valerii alias Boomer. On s'inquiète pour elle et on est heureux quand elle réussit à outrepasser son programme, à vaincre son coté agent cylon.
Mais parce que vaincre son coté obscur n'est pas suffisant pour remplir une journée, elle se rapproche du chef Tyrol. Les scènes où ils font semblant de parler boulot sont très drôles, surtout la première quand il l'entraine dans un débarras avec le petit sourire de Cally. Personne n'est dupe et la situation risque d'être très intéressante si et quand Helo qui se rapproche de l'autre Boomer reviendra.

En parlant de relations, les hommes sont en manque dans cet épisode, même le petit Billy, très maladroit avec la jolie robe de la présidente et les beaux cheveux de Dualla. C'est très rapide mais très mimi finalement. Billy permet une plus grande identification. On est tous plus Billy que Apollo (sauf moi évidamment). Et le voilà propulser assistant de la présidente des survivants de l'humanité. J'espère qu'ils creuseront un peu plus ce personnage.
Mais on a aussi le premier rapprochement entre Laura et Bill, entre la présidente Roslin et le commandant Adama. C'est assez bien écrit la façon dont chacun cherche à ne pas se mettre à dos l'autre et le respect s'installant entre les deux. On passe d'une situation où chacun pensait faire le beau pour ne pas se mettre à dos l'autre force dirigeante et faire exploser la flotte à une situation de respect et presque d'amitiés comme le montre le geste du don de livre à la présidente. Ca donne d'ailleurs une petit double sens au recrutement de Apollo par la présidente en tant que conseiller. Veut elle vraiment des conseils sur les militaires ou veut elle une source d'information sur le commandant ?

De son coté, Baltar est encore en grand show. Apparament, sa Six rouge ne serait pas une hallucination dûe à la privation de sommeil. Qu'est elle ? Une puce dans son cerveau ou l'incarnation de sa conscience ou bien est il complétement fou ? (En tout cas, Tricia Helfer nue dans un jacuzzi, je dis oui.) Cela donne en tout cas de grands moments d'acting pour James Callis qui réussit à rendre crédible son coté geek associal tout en parlant à une Six imaginaire. On ramène aussi l'idée du détecteur de cylons dont Baltar n'a pas la moindre idée de comment le construire donc du coup, il va niquer la grande soirée de victoire au poker de Starbuck.
C'est très intéressant que le moyen d'éviter l'anéantissement de l'humanité repose dans les mains de celui-même qui a provoqué l'anéantissement des colonies, un homme totalement instable qui ne pense qu'à survivre à tout prix, quitte à renier ses propres convictions comme ses convictions religieuses dans l'épisode précédent.

Enfin, il reste la quête de l'eau qui passe malheureusement en second plan, l'épisode préférant le relationnel et l'approfondissement des personnages dans des scènes intimistes à l'action de la recherche. On ne sait d'ailleurs même pas comment ils réparent les conteneurs d'eau. On voit juste la recherche sur la planète où ils trouvent de l'eau, bref, service minimum de ce coté-là. Tout comme du coté des émeutes suite aux rationnements qui ne sont qu'évoquées rapidement sans être montré. L'épisode préfère une analyse politique plutôt que la scène choc. L'épisode préfère se demander quel doit être le rôle de l'armée dans une situation comme celle-ci. Et l'épisode prend clairement position contre l'intervention de l'armée, quelque soit la raison. Comme le dit Adama, l'armée est faite pour combattre l'ennemi de l'état et la police pour protéger le peuple. Si l'armée devient la police, il y a un risque de transformer le peuple de l'état en l'ennemi de ce même état. C'est une question très intéressante qui méritait un plus grand approfondissement. On en sent les résonnances dans notre propre pays avec la crise en banlieue il y a un an et demi lorsqu'une partie de la population demandait l'intervention de l'armée pour calmer la situation, chose que n'a pas fait notre gouvernement. La question n'est pas vraiment de savoir si on doit faire intervenir ou non l'armée mais quelles seront les conséquences possibles d'une telle intervention ? Surtout dans une situation aussi tendue et extrême que celle dans laquelle se trouve la population survivante.

Bref, l'épisode est plus faible que le précédent parce qu'il y a trop de choses à traiter pour bien aller au fond de chaque. On le voit avec la question de l'intervention militaire dans la société civile à peine effleurée malheureusement. Mais au moins, la série pose ces questions sans détour et nous amène à réflechir. Une série intelligente en plus d'avoir une écriture aux petits oignons, une réalisation parfaite et une musique extraordinaire. L'épisode est très bon "seulement" à défaut d'être excellent comme le précédent.

Posté par Speedu à 22:09 - Battlestar Galactica - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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