Analyses en séries

Blog de reviews sur les diverses séries que je suis. Alliant humour et analyses, chaque épisode est décortiqué à l'aide de mon oeil implacable.

mardi 9 décembre 2008

Prison Break - Episode 4.14

. / Just Business

Saison 4, Episode 14
Diffusion us : FOX - 8 décembre 2008
Diffusion française : M6
Prison Prison Prison

Résumé :
Scylla est recomposée pendant que Michael se décompose

Mon avis :
Je me demandais franchement quelle astuce ils allaient pouvoir sortir pour relancer l'intrigue sur les 8 épisodes restants. Bah c'est simple, on repart à zéro : il faut récupérer Scylla. On change juste les pions de camp et on retire le seul avec neurones pour compliquer le truc.
Voilà donc Lincoln qui doit retrouver avec l'aide de Sucre et Sara Scylla dans le projet Tombstone 2. Enfin je suppose que le général veut que Lincoln lui récupère Scylla sinon, ça fout un peu en l'air toute la première partie de saison. Tout ça pour quoi ? Parce que Michael n'est pas plus forte que la tumeur dans sa tête. Quelle mauviette celui-là. C'est pas ça qui arreterait Jack Bauer. Ou Cameron Phillips (Terminator). Du coup, forcément, les gens ne s'intéressent pas aux improbables aventures impossibles de la bande de Fox River.

J'ai eu peur un long moment qu'on est un épisode fun à voir parce que ça bougeait dans tous les sens et que Gretchen se fait enfin taper comme il faut mais que cet épisode ne soit un épisode dans le vide avec rien qui ne bouge. Heureusement que non. j'ai d'ailleurs remarqué sur les deux "cliffhangers" avant les pages de pubs que c'était la fin. Et j'avais tort. Il restait encore 15 et 8 minutes. Preuve qu'ils multiplient les gros rebondissements pour donner envie de rester pendant la pub.

On a donc Don qui récupère tout Scylla avec le machin qui voit à travers les murs, il tue l'intermédiaire pour ne pas lui refiler 25% du pactole pendant que Sara fait semblant de pleurer pour Michael kidnappé. De son coté, Alex nous refait un remake de la saison 3 où il monte dans une voiture qui ne le conduit pas là où il voulait aller. Hum ...
Pendant ce temps, Lincoln fait ce qu'il sait faire : tout péter. Et Sucre se planque dans le coffre d'une voiture (bonjour le cliché sur les mexicains immigrés illégalement) et pète donc la gueule à Gretchen sans sourciller un seul moment alors que c'est une femme et tout ça. Et elle, en bonne salope, comme toute femme qui se respecte, se bat en lache et frappant sans cesse la blessure par balle de Sucre.
Il faut être honnête, c'était pas ultra palpitante cette course au bout de scylla qu'il manque. Mais ça reste toujours fun à regarder parce que les scènes d'action sont toujours impécablement filmées. Par moment, lorsqu'ils attaquent l'hôtel de Don, on aurait pu croire à des plans de blockbuster pop corn movie d'été.
Les rebondissements de fin avec Lincoln et le projet Tombstone 2 le retour de la mort qui tue ou Don qui truicide son interlocuteur ou encore dans le drama famillial T-Bag and his lost life, ratent plus ou moins leur effet. La série a trop usée et abusé de ces effets et twists qui sont plus que prévisibles maintenant. C'est dommage. Tiens, par exemple, qui n'avait pas deviné que Lincoln allait se mettre à bosser pour le général au moment où il fait kidnapper Michael ?

Et donc, comme je l'ai dis, dans la mini série the fantastic life of a mexican eater, T-Bag continue à tenir en joug la soeur et la fille de Gretchen. Qui sont libres d'aller où elles veulent dans la maison. Tout comme T-Bag qui est libre de se barrer aussi. Et tout le monde reste bien gentil sur place. Pourquoi ? Parce que le téléphone a une grosse voix censé faire peur mais qui me fait rire à chaque fois. Entre la tête de méchant toute déformée de Rapaport et sa voix avec son accent d'on ne sait où, je suis toujours plié de rire.
Finalement, T-Bag les laisse partir parce que le vendeur de bible (ouh le cliché qui va bien avec mon article de dimanche dernier : il y a toujours un vendeur ou un représentant qui se pointe quand il y a une prise d'otage party à la maison) savait terminer le verset de la bible que papa Bag racontait à son petit Théo. C'est pas beau ça. Que d'émotions. Surtout quand il repense à sa période Cole Pfeiffer où il était aimé et que la soeur en joue pour attendrir T-Bag qui hésite à tuer le vendeur / méchant. Le mec qui a bouffé son pote mexicain sans sourciller il y a quelques jours à peine. Il n'y a rien à dire, c'est très drôle quand même les passages sur T-Bag cette année. Je suis sûr que ça ferait une super sitcom.

Bref, encore un épisode sans grande logique, qui enchaine les rebondissements qui ne font ni chaud, ni froid. Mais au moins, c'est impécablement filmé et très drôle à son insu dès qu'on demande à Rapaport d'imiter une parodie de Al Pacino ou qu'on essaye d'inventer une raison pour que Robert Knepper fasse encore partie du casting.