Analyses en séries

Blog de reviews sur les diverses séries que je suis. Alliant humour et analyses, chaque épisode est décortiqué à l'aide de mon oeil implacable.

jeudi 4 décembre 2008

NCIS - Episode 5.14

Au banc des accusés / Internal affairs
Saison 5, Episode 14 sur 19
Diffusion us : CBS - 22 avril 2008
Diffusion française : M6 - 28 novembre 2008
NCIS NCIS NCIS
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Résumé :
Le FBI cherche quel membre de l'équipe de Gibbs a pu abattre la grenouille

Mon avis :
On boucle l'histoire de la grenouille. René Benoit n'est plus et on le savait depuis longtemps. Sauf que le FBI soupçonne Tony de l'avoir tué, sur témoignage de Jeanne, la fille de la grenouille et l'ex de Tony Dinardo (oui, son nom sous couverture).

L'épisode en lui-même est un épisode où il se passe peu de choses, permettant de gagner du temps en le tournant rapidement. Merci la grève des scénaristes. Un décor, le défilé des agents de l'équipe, peu de scènes d'action, ça va vite à tourner. Mais ce n'est pas pour autant que les scénaristes baclent la conclusion de l'intrigue de la grenouille, contrairement à leurs collègues de Esprits criminels qui ont massacré la conclusion du mystère David Rossi dans leur premier épisode post grève (le 3.14 "Ancienne Blessure").

Même si l'ensemble n'est pas exceptionnel et qu'à la réflexion, je me demande encore pourquoi Fornell fait défiler toute l'équipe alors qu'il suspecte Tony dès le départ, ça se laisse suivre sans problème et l'intrigue permet de boucler et de rappeler les éléments (voilà le seul intérêt que je trouve au défilé du reste de l'équipe). Et ce n'est pas du luxe et rappeler toutes les scènes datant de la saison passée ou du début de cette saison, il y a 12/13 épisodes. Cela offre en plus, une vraie cohérance à l'ensemble de l'intrigue de la grenouille.

Le problème du défilé, c'est que j'avais l'impression de voir des caricatures des personnages, notamment Abby qui passe encore plus pour une frappadingue que d'habitude. Mais c'est drôle quand elle s'écrase contre le double miroir de la salle d'interrogatoire ou quand elle va ouvrir les preuves d'un dossier clôs pour passer le temps.
On retrouve aussi ce coté "extrême" avec Gibbs et McGee avec l'ordinateur ancestral et l'imprimante. On notera à l'occasion que d'un simple code html pour une feuille de style css, McGee arrive à déduire une adresse dans le monde réel. Bravo. Même les plus grands hackers du monde ne le peuvent pas puisque c'est tout simplement impossible. Ah, ça me rappelle la bourde de l'enquête se passant à Washington mais dont le GPS pointait la Californie il y a quelques épisodes.
Du coté de Ziva aussi, on exagère et force le trait comme avec la petite phrase de Gibbs : "les pneus, pas la gorge".
Il n'y a finalement que Tony qui n'est pas exagéré vu que c'est probablement impossible de l'exagérer plus que de normal.

Rien à signaler du coté de la version française qui fait juste disparaitre une allusion sexuelle entre Gibbs et Jenny quand elle reprend sa place dans son fauteuil de chef du NCIS. On appréciera d'ailleurs l'arrivée de Leon Vance (prononcé Lionne en vo), joué par Rocky Carroll, encore un rescapé de Chicago Hope après Mark Harmon et Lauren Holly.

Bref, un épisode qui conclut de belle manière l'intrigue la grenouille, avec la fin pas si happy end que ça entre la CIA qui prend le commandement du business de marchand d'armes de la grenouille et Gibbs qui laisse sous entendre que Jenny a tué la grenouille. Ce n'est pas non plus le meilleur épisode de NCIS mais j'ai pris plaisir à le suivre malgré ses exagérations et c'est le principal.