mercredi 23 juillet 2008
Esprits criminels - Episode 3.13
Sous les projecteurs / Limelight
Saison 3, Episode 13 sur 20
Diffusion us : CBS - 23 janvier 2008
Diffusion belge : RTL TVI - 16 juillet 2008
Diffusion française : TF1 - prochainement.

Résumé :
Le DSC est appelé sur une affaire qui pourrait être lié à un tueur en série si les textes trouvés démontrent un passage à l'acte effectif.
Mon avis :
Un épisode classique de Esprits criminels avec tout de même quelques twists de ci, de là. En commençant par l'entrée en scène du DSC (ou BAU - Behaviour Analysis Unit - pour les fans de la vost) qui est originale : deux mecs achètent le contenu d'un garde meuble dans le but de trouver un truc cool et ils découvrent des magazines BDSM (Bondage power, si si, c'est le nom du magazine) et des descriptions très détaillées de comment bien torturer son prochain. Ils transmettent ça aux flics et la chef Jill Morris appelle le DSC et plus particulièrement David Rossi. Elle est un peu beaucoup fan de lui et rêve de la célébrité qu'il a eu dans le passé. Pour ça, elle ment sur les preuves dans le but de faire intervenir le DSC. Heureusement pour elle, et malheureusement pour plus de 18 femmes au moins, il y a bien un tueur en série. Le DSC coince le tueur au moment où Jill allait être torturée à son tour et au lieu d'essayer de s'en remettre, elle fait la forte et affronte les journalistes.
Que ne ferait on pas pour être célèbre ? Y en a bien qui se laisse enfermer dans la maison des secrêts avec un scénario pourri, une dizaine de collègues pourris et une voix stressante à la longue, sans oublier Benjamin Castaldi qui les attend à la sortie (non, Benjamain n'est pas un pervers même si ma tournure de phrase laisse penser cela. Non, il ne les attend pas tout nu sous un grand imper, prêt à leur montrer son kiki.). Oui, on peut faire Secret Story pour être connu ou se faire kidnapper par un tueur en série sadique. Jill a choisi la deuxième solution et je me demande toujours si elle n'a pas fait le bon choix finalement.
C'est plutôt intéressant cette course à la gloire puisqu'on la retrouve aussi chez le tueur. En kidnappant pour tuer une journaliste et la flic en charge de l'enquête, il était évident qu'il allait faire parler de lui. L'épisode pose bien la problématique de la gloire. On se souvient tous des noms des tueurs mais d'aucune de ses victimes. En les glorifiant comme on peut le faire, on les déshumanise. On perd la réalité des attrocités qu'ils ont commis et du coup, les victimes n'existent plus. C'est comme quand on idolatre n'importe quel chanteur, actrice, pétasse de MTV, on en vient à oublier qu'ils font caca comme tout le monde. Même Tao le fait encore chaque jour son gros popo alors que j'en fais une superstar à le citer dans tous mes billets ou presque. (Là, si t'es pas content que je te cite cher ami ...). Et avec tout ça, j'ai perdu le fil de ma profonde réflexion.
Ah oui, tout ça pour dire que les victimes ne deviennent qu'un instrument permettant d'accéder à la gloire. Un peu comme un ballon pour un footballeur, un micro pour un chanteur, une bouteille d'alcool pour une pétasse des tapis rouges et soirées qui n'a aucun talent et n'a jamais rien fait d'autre que d'être saoule devant des paparazzis (Lindsey Lohan, tu vas bien ?).
Et par l'intermédiaire de David Rossi, on a l'après gloire. Oui, ce n'est pas évident de devenir une superstar du FBI. (et en plus, Joe Mantegna n'est pas crédible en superstar). Il a payé cette gloire lorsqu'il n'a pas réussi dans son affaire qui le hante depuis 20 ans. Et il veut éviter cela à Jill Morris. Mais elle n'écoute rien. Les sirènes des projecteurs sont plus fortes. C'est d'ailleurs dommage de ne pas avoir été un peu plus loin avec ce personnage. Il aurait été intéressant de la voir le soir même chez elle, un verre à la main en train de craquer. Ca aurait rendu plus fort ce personnage qui est tout de même assez caricatural (je suis une femme, je dois en faire beaucoup plus que les hommes alors je me suis teinte en brune ...).
L'autre bon point de l'épisode est la description assez poussée des scènes de tortures. Ca risque de couper sévère chez TF1 vu que l'épisode nous explique bien en détail comment électrocuter une femme, sans oublier tous les dessins des pinces et autres accessoires du bon dominateur sadique. Ca rend le tueur crédible. DOmmage que le scénariste se soit senti obligé de le faire s'habiller dans les fringues de ses victimes. C'est peut-être le gros pointfaible de l'épisode : il torche l'explication du pourquoi ce mec est devenu ce tueur sadique (sa mère est partie quand il avait 8 ans donc il devient un tueur sadique qui aime s'habiller en femme. Euh ok. Ca va en faire des tueurs sadiques s'habillant en femme si tous ceux qui ont perdu leur mère avant 10 ans se comportent comme ça)
Bref, un épisode intéressant qui se penche sur la glorification des tueurs en série et des l'enquêteur l'arrêtant auprès du grand public. Et le tueur en lui-même est plutôt bon à part le pourquoi de son comportement qui ne tient pas vraiment la route. On peut aussi regretter le manque de conséquences pour Reid suite à l'épisode de la semaine passée (quand il voit un crane se faire exploser au fusil à pompes à deux mètres de lui). Il est toujours aussi joyeux. C'est le défaut de cette saison 3 : il manque un véritable suivi de la psychologie des enquêteurs.
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