Analyses en séries

Blog de reviews sur les diverses séries que je suis. Alliant humour et analyses, chaque épisode est décortiqué à l'aide de mon oeil implacable.

vendredi 20 juin 2008

Dead like me - Episode 2.10

Combats de joute / Death defying
Saison 2, Episode 10 sur 15
Diffusion us : Showtime - 26 septembre 2004
Diffusion française : Jimmy - 4 février 2005, France 4 - 10 juin 2008
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Résumé :
La vie craint. Vive la mort.

Mon avis :
Non, mon résumé n'est pas un appel au suicide, c'est juste que George en tire cette conclusion après cet épisode.
Rappelons nous que George vit enfin sa vie depuis qu'elle est morte (phrase très bizarre tout de même). Et dans la vie, il y a le sexe. Et les hommes. Et quand on mélange les hommes au sexe, on obtient ... Non pas Tao, ... Oui mademoiselle au fond , vous avez raison, on obtient un connard. On avait donc Trip, un homme. On avait George, une femme, et un lit, un lit. Et il en a résulté du sexe (c'est de la chimie élémentaire commerouge + jaune = orange). Et une fois que le sexe est consommé, il reste un lit, un lit, Trip, un connard et George, une désespérée. Parce que Trip ne l'a pas rappelé. Evidamment. Et du coup, George en veut au monde entier qui a décidé de se mettre en couple. Même Crystal. Oui, oui. Du coup George va picoler, insulter  de trou du cul un gay reconverti en hétéro, explique au monde entier qu'elle n'est plus vierge et va péter les boules d'un mannequin de mariage avant de désaouler en prison avec trois cheerleaders décérébrées. Delores Herbig, aka Dolores Sapaire en vf, est obligée de laisser tomber son rencard pour venir sortir 'Millie' de là. Et George en conclut que la vie, ça craint et semble être à fond faucheuse sur la fin de l'épisode.
L'ensemble est franchement plaisant à voir car on est tous passé par là (ou vont y passer pour les plus jeunes de mes lecteurs), à part peut-être la prison avec trois pom pom girls abruties au dernier degré (ce que les mauvaises langues qualifieront de pléonasme). George fait la douloureuse expérience de la vie, chose qu'elle ignorait de son vivant. On peut alors comprendre sa position finale. Son job, et rien que son job, apparait comme le meilleur moyen de fuir la douleur de la vie.

On rejoint là la position de Ruben, toujours en retrait de la vie. Tant qu'on n'en fait pas partie, on n'en souffre pas. Et coté souffrance, il semble s'y connaitre puisqu'il a laissé une femme et une fille derrière lui, en mourant. Une famille qu'il aimait plus que tout mais qu'il ne pouvait approcher. Son intrigue du jour de recherches dans les archives municipales nous permet de deviner que Ruben a fui sa famille, coupée tout contact avec eux et que la lettre lui donne envie de savoir ce qu'il est advenu de ses proches. On peut de plus en plus rapprocher George et Ruben. Tous deux réagissent de la même façon. Leur rapport fillial naturel depuis le début de la série s'explique d'autant plus clairement au fil d'épisodes comme celui-là. Et puis, un élément fait penser qu'ils sont bien plus liés qu'à première vue. J'en viens à croire que George est destinée à remplacer Ruben un jour dans le rôle de chef d'une troupe de faucheurs. Le coup de la piscine dans sa jeunesse vu il y a quelques épisodes peut s'interpréter ainsi : elle est spéciale. Et un autre élément va dans ce sens d'un rôle prédéterminé de remplaçant de Ruben : Il habitait "Georgian Lane" ... Ces petites touches sont géniales parce qu'inperceptibles, offrant des pistes de réflexion sans pour autant donner clairement des réponses. Le coté court et annulé renforce cela puisqu'on n'aura jamais de réponse à ces éléments (sauf si le téléfilm en dvd déjà tourné sort un jour, a du succès et qu'une nouvelle salve de saisons est commandée). En plus, cela permet d'explorer avec intelligence le passé mystérieux des personnages sans pour autant les démystifier. Ruben reste encore insaisissable car comme tous, il apparait extrêmement complexe. On découvre des faces de chacun mais jamais la totalité de chaque personnalité et c'est tant mieux.
L'intrigue s'avère en plus drôle parce qu'on joue encore avec l'aversion technologique de Rube ainsi qu'un employé municipal accro aux jeux vidéos et à la fumette, un employé sans nom que je nommerais Tao :)

En parlant de complexité des personnages, on peut citer Daisy, fortement explorée cette saison mais pourtant toujours aussi mystérieuse et donc fascinante. Son fauchage du jour consiste à prendre l'âme d'un spécialiste du bras de fer (le sport, pas le film cultissime avec Slyvester Stallone, connu aussi sous le titre "over the top", celui où il est camionneur et devient champion de bras de fer en retournant sa casquette et peut ainsi s'acheter un flambant neuf camion). Et la mort de ce champion est étrange puisqu'il est victime de combustion spontannée (je me demande bien ce qu'a pu lui dire Daisy à l'oreille pour le chauffer à ce point là). A cette occasion, elle rencontre Will Truman, le gay pas crédible de Will and Grace qui est là incognito, se faisant appeler Ray. Ray est donc un cliché de l'hétéro (on dirait un gay pas crédible qui joue à l'hétéro. Oui, Eric McCormack, tu es un mauvais acteur) qui emballe Daisy grâce à la carte "je suis producteur pour la télé". Quand on prend Daisy par les sentiments ... En tout cas, cela déplait à Mason qui est jaloux et cela lance le second très grand arc de Daisy pour la saison.

Il reste les Lass. Joy reprend goût à la vie en sortant avec Angelo, l'artiste propriétaire du loft vu il y a quelques épisodes. Tout se passe bien, dans la joie et la bonne humeur autour d'un pique nique et de cerf volant. Même Reggie semble heureuse et sociable. On progresse vraiment bien de ce coté là avec le retour de Clancy qui est un poil jaloux et joue la carte du "oh mon téléphone a vibré et je dois te pourir ton rencard en ne gardant pas notre fille". J'aime assez cette évolution lente et naturelle des Lass avec un Clancy qui paye enfin son infidélité tandis que Joy renait lentement mais sûrement.

Bref, encore un grand épisode, très drôle, très mystérieux et au final captivant. Et ce n'est rien à coté de ce qui arrive grâce encore une fois à Daisy.

Posté par Speedu à 19:14 - DeadLikeMe - Permalien [#]