Analyses en séries

Blog de reviews sur les diverses séries que je suis. Alliant humour et analyses, chaque épisode est décortiqué à l'aide de mon oeil implacable.

samedi 23 décembre 2006

Desperate Housewives - Episodes 2.09 & 2.10

dh02Desperate Housewives - Saison 2, Episodes 9 et 10 (/24)
La nonne, la brune et l'ex-truand / Mon père, ce tordu
That's good, That's bad / Coming home (I've got you under my skin)

Diffusion us : ABC - 27.11 et 4.12 2005
Diffusion française : Canal + (5.10.06) & M6 (printemps 07)
Diffusion belge : RTL TVI - 10 décembre 2006

Résumé :
2.09 : Susan rencontre son père, Bree est harcelée par George, Carlos revient à la maison avec une concurrente pour Gabi et Lynette fait du chantage à Nina et ça lui retombe dessus.
2.10 : Susan rencontre encore son père, Bree découvre le vrai visage de George et récupère son boulet de fils, Gabi cherche à exterminer la concurrence pour le coeur de Carlos et Lynette ouvre une garderie.

Mon avis :
Susan :
210_117Elle rencontre enfin son père, un homme apparement génial qui lui file même un chapeau de cow boy gratuit alors qu'il croit qu'elle est une simple cliente. Susan veut rien lui dire et met au point un super plan pour le connaitre mieux : devenir son employée. Mais lors de l'entretien, son père croit qu'elle est un piège tendu par sa femme qui le soupçonne d'être infidèle. Susan lui avoue qu'elle est sa fille et il tombe dans les pommes, victime d'une alerte cardiaque ou un truc dans le genre. A l'hôpital, son père lui demande de se taire et disparaitre de sa vie. Ce que Susan fait jusqu'à l'épisode suivant, soit environ 3 minutes de fiction où elle revient à la charge pour le connaitre mais il ne veut rien savoir d'elle. Mais ces petits rendez vous sont notés par la femme qui prend Susan pour une maitresse et se venge sur la porte du garage de Susan. Finalement, Susan explique tout à la femme et bon, on finit sur une bonne note avec un père prêt à connaitre un petit peu sa fille.
C'est beau les intrigues forcées pour montrer un acteur ou une actrice principale à l'écran. Absolument aucun naturel, absolument aucune nécessité. Bref, pas génial. On peut très largement s'en passer. Heureusement que Edie sauve la mise avec sa seule ligne de dialogue des 2 épisodes lorsqu'elle aperçoit la porte de garage avec le gros "whore" (putain en vf, ce qui colle) d'inscrit dessus.

Lynette :
Nina est méchante, méchante, méchante. Elle veut que du mal à Lynette et sa campagne de pub sur laquelle toute l'équipe a bossé dur. Sérieusement Lynette, tu as vu la tronche de ta pub ? Moi je trouve que Nina et le patron ont été super gentils avec toi. C'est de la merde ta pub.
Donc elle doit retravailler ça et un soir en revenant chercher un dossier, elle aperçoit Nina qui culbute Stu le réceptionniste et Nina voit Lynette les voir. Lynette en profite pour demander à Nina d'être gentille. Ce à quoi elle répond en virant Stu. Lynette va donc voir Stu et lui explique qu'il peut réobtenir son boulot en parlant au patron et en le menaçant de procès si il refuse. Et Stu va direct à la case menace de procès ce qui ruine l'entreprise en dédommagements. Beaucoup sont virés dont Nina et Lynette est promue au poste de Nina. Une Nina qui jubile un peu. Lynette a gagné certes mais elle va en chier maintenant. Et comme elle rajoute : elle n'est pas méchante par choix mais par obligation, faisant tenir la boite devant l'incompétence du patron. Et Lynette sent la promotion empoisonnée.
Et le second épisode le confirme. Elle bosse tout le temps avec le patron et ne voit plus ces gosses. Mais elle a le temps de fouiller les contrats pour découvrir la possibilité d'avoir une crèche. Seulement, il manque un enfant pour tomber dans le minimum et cet enfant sera celui du patron. Sauf que la femme du patron ne veut pas lacher son enfant. Pas un instant. Et voilà Lynette qui refait du chantage en "kidnappant" le gosse et s'enfermant dans un bureau pour forcer le patron et sa femme à parler : lui pour voir sa gosse, elle pour le lacher quelques heures par jour. Et Lynette réussit. La crèche est ouverte.
Des intrigues à la Lynette. Sympas à suivre mais voilà quoi, rien de plus. En prime, se débarasser de Nina et Stu pour son lourdeau de patron, mauvaise idée. Et la logique n'est pas top top. Lynette étant une des dernières arrivées et étant nulle à chier en pub aurait dû se faire lourder dans le dégraissement. Ensuite, elle n'a pas le temps de voir ses gosses mais elle a le temps de fouiller dans les contrats pour cette histoire de crèche ? Et Tom, il sert à quoi maintenant ? C'est vrai, les 3 autres sont à l'école et la petite à la crèche. Trop dure la vie de père au foyer :)

Gabi :
Ca y est. Les scénaristes ont réussi à trouver l'idée et l'histoire pour Gabi. Du coup, on expédie vite fait Carlos en conditionelle sans rien faire, juste parce qu'il a prié Dieu et qu'une nonne est amoureuse de lui. Carlos devient un vrai fanatique de la religion, il veut vraiment changer. Et Gabi l'entend pas de cette oreille. La voilà donc en guerre contre une nonne pas si sainte que ça dans l'esprit. Gabi va jusqu'à lui payer 8000 dollars son ticket pour plusieurs mois en mission en Afrique, à quoi la nonne répond en engageant Carlos comme accompagnateur. Et Gabi se doit alors de mentir chez le médecin sur les allergies de Carlos pour qu'il fasse une réaction au vaccin et reste alors au pays.
Je suis content qu'ils se décident enfin à filer une histoire à Carlos et Gabi. Mais c'est amené vraiment très lourdement : on ne parle plus du tout du bébé perdu la semaine dernière, Carlos sort quasiment par magie de prison, la nonne que Gabi prétend canon est tout juste mignonne au plus (manque de bronzage, son teint fait plus vampire albinos que nonne) et bon voilà, c'est pas génial génial cette rivalité même si Gabi dans ses plans tordus est toujours aussi parfaite entre les 8000 dollars et le vaccin.
Ce qui ne colle pas non plus, c'est ce soudain intérêt religieux de Carlos qui a toujours été religieux. Il voit enfin ses mauvaises actions du passé grâce à la religion. Ok, mais avant ?
Le seul bon point, c'est encore Gabi. Elle veut que son Carlos reste avec elle, reste un "truand" parce qu'elle ne veut pas perdre son confort de vie. Mais on note tout de même qu'au delà de ce confort, elle ne veut pas perdre le Carlos qu'elle aime. Elle aime le Carlos un peu magouilleur et truand. Elle n'est pas sûre d'aimer le Carlos saint. Au delà du matérialisme, Gabi a peur de perdre son amour. C'est joli, c'est bien écrit et c'est bien interprétée.

Bree :
209_018Le dernier morceau : Bree est harcelée par George qui vient chanter la sérénade en soirée alors qu'elle reçoit des invités (mais ils sortent d'où tout ceux là ?) puis la suit en vélo encore et encore. Puis elle découvre à l'hôpital en rendant visite au psy (qui avait fini poussé du pont dans la rivière) que George est l'agresseur. Puis elle apprend par les flics qui perquisitionnaient chez George qu'il a tué Rex. Juste au moment où elle organise une réception dans un hôtel et que George est à l'étage, et avale des cachets pour la pousser à la compassion. Sauf que lorsque Bree se rend au chevet d'un George en train de plonger, elle le force à tout avouer pour qu'elle puisse lui pardonner. Ce qu'elle fait avant de lui dire qu'elle a appelé les secours, chose qu'elle n'a pas fait. Elle regarde alors George mourir paisiblement avant de s'en aller.
209_019Dans le second épisode, on rajoute une première couche sur la folie de George avant de faire revenir le boulet officiel de la série avec la vf officielle des ados boulets, à savoir Andrew. Le revoilà sorti de sa "prison" d'école militaire et il apprend ce qu'a fait George et il ne pardonne pas à sa mère de l'avoir fait rentrer dans leur vie. Si Rex est mort, c'est de sa faute. Du coup, il nous pique son petit caca nerveux et invite le brave Justin pour la nuit (rappelons nous qu'Andrew est gay) dans l'espoir que Bree les surprenne rien que pour la rendre malade. Puis il confie qu'il attend le bon moment où elle commettra un faux pas et bam, il lui tombera dessus. Pile juste derrière, Bree a un moment blonde et lui avoue ce qu'elle a fait à George dans l'espoir de regagner la confiance d'Andrew qui voulait que George souffre en mourant. Et il sourit machiavéliquement.
Et encore un personnage génial qui disparait pour faire venir (revenir) un boulet à la place. Décevant principalement à cause du départ définitif de George. Mais Marcia Cross est excellente. Elle ne fait plus tueuse psychopate tarée à la Melrose Place mais ça reste excellent. Les deux scènes d'ouvertes des épisodes sont des monuments entre Bree qui sort le fusil à pompe et tire sur la sono de George ou sa réaction face à la poupée gonflable personnalisée de George.

Bref, deux épisodes sympas quoiqu'un peu beaucoup mous (merci Susan de plomber 1/4 de chaque épisode). En plus, ils éjectent 3 personnages que j'aimais : Stu, Nina (temporairement ?) et George (définitivement). Et en prime, on nous les remplace par des boulets : le patron et Andrew.
Sinon, il y a bien un truc avec les Applewhite mais j'en parle pas. Ca ne sert à rien et on s'en fout. Si ce n'est que je déteste de voir Michael Ironside dans ce rôle alimentaire avant tout.

Posté par Speedu à 16:36 - Desperate Housewives - Permalien [#]