Analyses en séries

Blog de reviews sur les diverses séries que je suis. Alliant humour et analyses, chaque épisode est décortiqué à l'aide de mon oeil implacable.

jeudi 7 décembre 2006

Desperate Housewives - Episode 2.06 : Not in the mood for love

dh05Desperate Housewives - Saison 2, Episode 6 (/24)
Not in the mood for love / I wish i could forget you

Diffusion us : ABC - 6 novembre 2005
Diffusion française : C+ (21.09.06) puis M6 (printemps 07)
Diffusion belge : RTL TVI - 26 novembre 2006

Résumé :
George repasse à l'attaque envers Bree mais son corps rejette le pharmacien.  Le retour de Paul fait passer pour une dingue Susan qui cherche à le faire enfermer pour le meurtre de madame Huber. Gabi continue son marathon pour faire sortir Carlos de prison et Lynette a des soucis vestimentaires pour une présentation.

Mon avis :
Gabi :
On prend les mêmes et on recommence, encore et encore. Ce coup-ci, c'est David qui ne veut plus défendre Carlos parce qu'il est amoureux de la belle Gabrielle. Pour faire simple, l'audience se profile et tout se présente bien jusqu'à ce qu'un ancien client de David vienne lui tirer dessus en plein couloir du tribunal. Par miracle il n'est pas touché mais un des gardes panique et le blesse à l'épaule. Et Gabi est la seule à aller le voir à l'hôpital pour sa blessure à l'épaule. Cela bouleverse David qui croit en un amour réciproque pour la magnifique latina. Du coup, il refuse de défendre Carlos et essaye de coucher avec Gabi qui le manipule dans ce but : David étant prêt à partager Gabi avec Carlos, c'est qu'il n'est pas amoureux, contrairement à Carlos qui est en prison par jalousie.
Bon heureusement qu'il y a Eva en soutien gorge pour sauver tout ça. Eva Longoria en lingerie, c'est même mieux que Eva Longaria nue (enfin je crois). Sinon, on n'avance pas d'un centimètre : Carlos est toujours en prison, le procès n'a toujours pas eu lieu et David veut se taper Gabi. Rien de neuf depuis 3 ou 4 épisodes donc.

Lynette :
Nina redevient Nina et tout le monde la suit dans le grand foutage de gueule des tenues de Gabi agrémentées de traces de bave de bébé. Elle doit donc acheter un nouvel ensemble, même plusieurs mais ils coutent les yeux de la tête, plus précisément, les cours particuliers de Parker pour l'un, les frais dentaires des jumeaux pour un autre etc ... comme le rappelle Tom qui prend soin du budget, économisant même sur la mousse à raser et les rasoirs (il est moche Doug Savant avec sa barbe de 3 jours). Lynette se résoud à les ramener mais après la réunion de présentation d'une pub pour une vodka. Problème, Lynette craque et met une des tenues dissimulant une étiquette (et ainsi elle le rendra ni vu, ni connu). Manque de bol, Nina repère l'étiquette du bas et l'arrache dans un grand sadisme propre à elle. Lynette est donc coincée avec sa superbe tenue qui rend ses mouvements "glissants" et pour se faire pardonner auprès de Tom, elle lui offre des clubs de golf.
Intrigue de routine pour Lynette. On continue à se pencher sur les petits détails de la vie d'une famille nombreuse. On évoque les sacrifices parentaux pour élever les enfants mais en y ajoutant une pique acerbe qu'on voit rarement dans une série tv : il faut bien se faire plaisir de temps à autre, ça ne peut que faire des meilleurs parents. (et en plus, on sait maintenant où sont passés les clubs de golf de Jack et ses amis de la plage de Lost, mystérieusement disparus en saison 2. Le budget golf de ABC doit être super serré)

Bree :
Les soupçons levés, George peut enfin conclure avec Bree. Mais c'est sans compter sur la crise d'urticaire que provoque le pharmacien chez la plus coincée des wives. Son psy lui explique alors qu'elle pense toujours à Rex et que c'est une réaction normale. Tout irait bien sauf que George déborde et personne ne lui a expliqué les manoeuvre manuelles d'évacuation. Donc il insiste et Bree suggère un hôtel romantique. Manque de bol, bis repetita, ça la gratte à nouveau. Mais George pour qui la branlette est un mystère, un mythe, une légende, avait prévu le coup et il avait amené des anti hystaminiques (ça ne doit pas s'écrire comme ça) et il lui en donne. Résultat, Bree est complétement pompette entre ces médicaments et le vin. George la ramène dans sa chambre et attend qu'elle se réveille en plein milieu de la nuit. Touchée par ce geste, Bree accepte de soulager George et tout va bien pour eux.
Une bonne intrigue.. Même si la réaction de Bree semble en trop grand décalage avec l'épisode précédent où Rex la rend toute Hulk et où elle le balance avec les inconnus de la ville. Soit la réaction était trop exagérée l'épisode précédent, soit elle l'est trop ici, Bree faisant preuve encore d'un grand attachement pour son mari. Mais la vraie vedette de l'intrigue, c'est George. Un George extrêmement pathétique mais moins que les précédentes jeunes femmes s'étant refusées à lui. Un George dont on finit par penser qu'il est toujours puceau à son âge et où rien vient nous contredire dans cet épisode. Un George désespéré qui devient extrêmement effrayant avec le plan où il se tient debout, presque entre les jambes de Bree inconsciente. George, le gros boulet de la saison 1 devient en cette saison 2 un personnage fascinant. J'adore.

Susan :
Ben voilà. C'est arrivé bien plutôt que je ne le pensais mais ça y est. Le beau Mike a appris ce que Susan a fait (envoyer Zach loin en Utah) et il la plaque. Réaction sans surprise, totalement prévisible et prévue. Pour faire simple, Paul est revenu et Susan panique. Elle lui avoue ce qu'elle a fait à Zach et Paul le répète à Mike qui plaque aussitôt Susan. On rajoute par dessus la mère ultra boulet (ben oui, 1er épisode des sweeps aux Etats Unis, on ramène la mère déjà présente pour les sweeps de mai en saison 1). Elle est là pour essayer sa robe de mariée.
La première scène est excellente avec les wives observant, épiant Paul tondant sa pelouse, toutes surprises de son retour. Puis Susan arrive. Et Susan panique, perdant sa boite de conserve. Elle est effrayée par un Paul tout gentil qui se propose même de l'aider à porter ses courses. Les autres wives ont pendant ce temps appeler les flics qui débarquent à 2. Susan leur explique qu'il a tué madame Huber et que c'est Mike son fiancé qui a reçu ses aveux et qu'il possède aussi le journal intime de la victime. Mais Mike fait celui qui ignore tout et Susan passe pour une barge devant tout le quartier. Excellente scène conclue à la perfection par une pique d'Edie. Encore !
Bon, ils s'expliquent vite fait, Mike lui rappelant pourquoi elle est nulle vu qu'elle n'a pas pensé qu'il avait recueilli les aveux sous la menace d'une arme et que le journal intime contient le récit de Susan brulant la maison d'Edie.
On passe alors à la seconde excellente scène de l'épisode, quand Paul se pointe chez Susan pour la remiercer des affiches de recherche. Et elle panique. Et elle prétend chercher un couteau que Paul va lui tendre mais Susan prend ça pour une menace et balance tout ce qu'elle a fait à Paul. Qui le répètera à Mike qui en conséquence plaquera comme un gros con Susan qui essayait pour sa mère la robe de mariée. Et Susan pleure alors au beau milieu de la route.
Intrigue attendue, conclusion prévue. Rien de bien génial sur ce point. D'autant qu'on nage encore et toujours dans la confusion entre les scénaristes : un coup, Mike et Susan sont totalement séparés, un coup, c'est ciné puis bisou sur la joue devant la porte, un coup, c'est couple normal. Là, c'est carrément à la limite fiancés. Pas terrible cette gestion de leur couple.
En plus, Teri Hatcher est excellente en comédie. Et elle offre ici deux excellentes scènes (allant voir Mike avec tout le monde et sous la non menace du couteau). Mais coté drame, c'est une catastrophe. Elle surjoue beaucoup, beaucoup trop la déchirure à la fin et la vf de Claire Guyot n'atténue en rien le phénomène, elle-même n'y croyant pas et n'offrant aucune conviction dans le doublage. Et du coup ce passage semble hyper long. Une impression de surjeu également renforcée par la robe de mariée (et le prétexte foireux que Susan doit la porter pour faire les retouches vu qu'elles font la même taille. Ben gardes là sur toi maman de Susan. Ca sent la mise en place forcée pour rajouter une couche sur le drame de la rupture) et renforcé aussi par le phénomène qu'on ne les voyait pas comme un couple supra amoureux jusqu'à cet épisode. Leur super amour semble trop soudain et la rupture trop surjouée. "Mais pourquoi tu pleures comme ça alors que vous êtes juste un couple comme ça, à leurs débuts ? En plus, t'as suffisament rompu avec lui pour savoir qu'il va revenir ton beau Mike"

Et pas l'ombre d'un Applewhite qui ne manquent absolument pas. En ait, je m'en suis rendu compte de leur absence à la fin du générique de fin en voyant les noms des doubleurs de la version française. Preuve de leur splendide intégratation pas du tout forcée et je dirais même parfaitement naturelle (j'aime l'ironie et le sarcasme)

Bref, encore un épisode marrant par moments, sympa dans son ensemble et qui aurait pu être bon à très bon même sans le surjeu sans la moindre conviction de Teri Hatcher dans une scène ultra forcée et prévue depuis belle lurette. Il n'y a aucune spontaniété, aucun imprévu, aucune surprise dans une situation où tout semble forcé et obligé. Dommage.

Posté par Speedu à 22:10 - Desperate Housewives - Permalien [#]